IL N’EST DE PIRE SOURD…

 

Joe Biden a enfin parlé, exprimant ce que l’on pourrait qualifier de langage de raison. 

« Il faut mettre fin aux combats à Gaza, négocier en même temps un cessez-le-feu durable et un échange otages-prisonniers » dit en substance le président US face à l’incrédulité des uns et à la satisfaction des autres.

Mais au-delà des mots, c’est la perception qui compte, bien avant les pourparlers, les conditions préliminaires et le diable tapi dans les détails…

« Il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre »…

Le Hamas, serait d’accord sur le principe mais Bibi n’a réagi que du bout des lèvres…

Où, qui, quand et comment ?...

Tout reste à faire, ou à refaire si l’on tient compte de ce qui a été dit, proposé, entendu, ignoré ou convenu.

La partie palestinienne exprime une satisfaction de principe de la proposition de la Maison Blanche, l’alliance israélienne au pouvoir attend que Netanyahu évalue ses propres chances de survie qui ne sont pas près d’augmenter. Joe Biden tente de trouver le « momentum » favorable pour y aller …. Campagne électorale oblige.

La grande inconnue dans tout cela reste l’après Gaza. 

Des analystes et autres spécialistes oscillent entre scepticisme et attentisme essayant de comparer le siège de Gaza à celui de Beyrouth-Ouest en 1982 ou encore à l’»Intifada» ( la révolte des pierres) en 1987. Les plus sages réaffirmant qu’il n’y plus ou peu d’espoir, les circonstances n’étant plus les mêmes et que la majorité écrasante des Israéliens ne veulent aucune entité palestinienne. 

Il faut ajouter ici que jamais auparavant les Palestiniens n’avaient bénéficié d’un tel soutien dans le monde, au double niveau des gouvernants et des peuples et un telle solidarité sur campus universitaires et dans la rue. Les condamnations de la CIJ et la reconnaissance de la Palestine par un nombre-record de membres de l’ONU en apportent la preuve si besoin est.

Sans compter que le jour où les médias étrangers pourraient entrer à Gaza, le monde réaliserait que l’horreur dépasserait toute imagination.

Mais cela suffit-il pour négocier dans la sérénité et vaincre la surdité de Bibi ?

Les choses étant ce qu’elles sont, il est permis d’en douter.

E.M.

Une « pause tactique » de l’armée israélienne ultra-localisée au sud et une offensive qui continue ailleurs au jour 254 de la guerre !

La bande de Gaza a connu dimanche une journée de calme relatif, après l’annonce par l’armée israélienne d’une pause dans ses opérations le long d’une route du sud de l’enclave palestinienne, où l'Onu redoute une famine généralisée, pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire.

Au premier jour de la fête musulmane de l’Aïd-el-Adha, le territoire bombardé par l’armée israélienne depuis plus de huit mois a connu une journée « presque calme par rapport aux jours précédents », a déclaré à l’Agence France Presse (AFP) le porte-parole de la Défense civile palestinienne, Mohamed Basal. Ce dernier a signalé « quelques frappes » sur plusieurs quartiers de la ville de Gaza, dans le Nord, et des tirs d’artillerie à Rafah, dans le Sud, où l’armée mène une offensive terrestre contre le mouvement islamiste Hamas.

Aux premières heures vendredi, des témoins ont fait état de frappes israéliennes dans différents secteurs de la bande de Gaza, notamment dans le centre de l’enclave.

L’armée israélienne menent vendredi des bombardements dans la bande de Gaza sans avancée dans les pourparlers pour un cessez-le-feu, le tout doublé d’une flambée de violence à la frontière entre Israël et le Liban.

Au Liban, l’Agence de presse nationale nationale (Ani) a fait état vendredi de la mort d’une civile et de nombreux blessés dans une frappe de jets israéliens près de Tyr, dans le sud du pays, après des frappes jeudi du Hezbollah libanais dans le nord Israël.

Le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi au sommet du G7 que la France, les Etats-Unis et Israël allaient travailler en format «trilatéral» sur la feuille de route française pour contenir les tensions à la frontière israélo-libanaise.

BIBILAND...2035

Des documents publiés en ligne présentent la vision d'après-guerre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour la bande de Gaza, connue sous le nom de « Gaza 2035 »,  a rapporté le Jerusalem Post   le 3 mai. 

Le plan implique de maintenir Gaza sous contrôle de sécurité israélien à long terme, de réaliser des investissements majeurs pour reconstruire l’enclave dévastée « à partir de rien » avec l’aide du Golfe, de transformer Gaza en un centre régional de commerce et d’énergie, et d’exploiter la main-d’œuvre palestinienne bon marché et le gaz naturel à son profit. des intérêts commerciaux israéliens.

Le document qualifie Gaza d’« avant-poste iranien » qui « sabote les chaînes d’approvisionnement émergentes » tout en affirmant par euphémisme que cela « contrecarre tout espoir d’avenir pour le peuple palestinien ».

The first step, titled Humanitarian aid, is planned to last 12 months. Israel will create safe areas free of Hamas control, starting in the north and slowly spreading south.

coalition of Arab countries (Saudi Arabia, UAE, Egypt, Bahrain, Jordan, and Morocco) will apportion and supervise humanitarian aid in the safe areas

Gazan Palestinians will run the safe zones under the supervision of the Arab states.

Stage two would occur in the next five to ten years. The plan is to move Israeli security responsibility to Israel, while the Arab Coalition will create a multilateral body called the Gaza Rehabilitation Authority (GRA) to oversee the reconstruction efforts and manage the Strip's finances.

The GRA is to be run by Gazan Palestinians and will take responsibility for managing the safe areas.

This will be done in coordination with the implementation of a "Marshall Plan" and a deradicalization program.

Stage three, termed "Self-governance", would see Israel retain the right to act against "security threats."

Power would slowly be transferred to either a local Gaza government or a unified Palestinian government (including the West Bank). However, this is contingent on the successful deradicalization and demilitarization of the Gaza Strip and will be subject to agreement by all parties.

The final step would be for the Palestinians to fully manage Gaza independently and join the Abraham Accords.

La dernière étape, note le  Jerusalem Post  , serait que les Palestiniens « gèrent pleinement Gaza de manière indépendante » et adhèrent aux Accords d'Abraham, un accord liant plusieurs États arabes existant dans une alliance avec Israël.

Le  Jerusalem Post  affirme que le plan bénéficierait aux Palestiniens de Gaza en leur offrant des opportunités d'emploi et une éventuelle « autonomie » – sous le contrôle continu de la sécurité israélienne.

De nombreux responsables politiques israéliens ont appelé à l'expulsion forcée des 2,3 millions d'habitants de Gaza vers l'Égypte ou l'Europe. Mais le plan prévoit apparemment que certains restent à Gaza comme source de main d'œuvre bon marché.

Le  Jerusalem Post  affirme que le plan bénéficierait aux États du Golfe en leur offrant « des pactes défensifs avec les États-Unis et un accès sans entraver aux ports méditerranéens de Gaza par le biais de chemins de fer et de pipelines ».

Le plan vise à faire de Gaza un port industriel important sur la Méditerranée, facilitant l'exportation des marchandises gazaouies, du pétrole saoudien et d'autres matières premières du Golfe.

Le plan prévoit également la création d'une vaste zone de libre-échange s'étendant de la ville israélienne de Sderot à Al-Arish, sur la côte égyptienne, en passant par Gaza, ce qui bénéficierait aux intérêts commerciaux des trois pays. 

Israël exploiterait les gisements de gaz naturel au large de Gaza pour fournir l'énergie nécessaire à la fabrication industrielle. Israël bloque depuis des décennies le développement de gisements qui appartiennent légalement aux Palestiniens.

Le  Jerusalem Post  ajoute que le plan incluait une proposition visant à fabriquer des voitures électriques dans la zone de libre-échange et à compléter cette proposition par une « fabrication chinoise bon marché », suggérant en outre que la main-d'œuvre palestinienne bon marché de Gaza serait essentiel à la proposition.

Les intérêts commerciaux israéliens en bénéficieraient probablement le plus. Le  New York Times  (NYT)  rapportait  le 3 mai que le plan pour Gaza avait été élaboré en novembre par un « groupe d'hommes d'affaires, pour la plupart israéliens, dont certains sont proches de M. Netanyahu ».

Le New York Times a ajouté que les responsables ont déclaré que le plan était « à l'étude aux plus hauts niveaux du gouvernement israélien ».

Tout projet israélien pour Gaza d'après-guerre devrait également répondre aux exigences de la communauté religieuse d'extrême droite israélienne, qui exige la colonisation de Gaza et la construction de colonies juives après la guerre.

Le ministre du Logement et de la Construction, Yitzhak Goldknopf, chef du parti ultra-orthodoxe Judaïsme unifié de la Torah, a publié le 14 mai un message vidéo approuvant une marche de protestation exigeant la reprise de la colonisation israélienne dans la bande de Gaza.

« Il est très important de s'identifier à cette marche et ensuite de participer au rassemblement de masse à Sderot », dit-il.

Selon les organisateurs, des bus amèneront des participants de tout le pays à la manifestation, qui ont également été soutenus par le député d'extrême droite Otzma Yehudit, Limor Son Har-Melech.

La journaliste Vanessa Beeley a conclu que le plan « Gaza 2035 » inclurait effectivement l'expulsion forcée des Palestiniens et la construction de colonies juives et que le plan avait probablement été élaboré bien plus tôt que ne l'avait reconnu le New York Times. Elle  a écrit : « Ce qui est certain, c'est que ce plan est dans les tuyaux entre les sionistes et les États-Unis depuis peut-être des décennies et qu'il n'est mis en œuvre que maintenant, avec l' exploitation des événements du 7 octobre par Israël pour sécuriser la Nakba II à Gaza et accroître l'ampleur de la situation. l'empreinte sioniste dans ce qui reste de la Palestine dans les territoires occupés.(Tanks et merci à "the Cradle.com " et "Jérusalem post")

ATTEINTE SÉRIEUSE À L'IMAGE INTERNATIONALE DE LA FRANCE

Par Renaud GIRARD

Sans la moindre nécessité constitutionnelle, le président de la République a décidé de convoquer des élections législatives anticipées, un mois avant que Paris n’accueille les Jeux olympiques. Cinq mois après avoir nommé un nouveau premier ministre et seulement deux ans après les dernières élections générales, Emmanuel Macron chamboule derechef le gouvernement du pays.

Les institutions de la Cinquième République, voulues par le général de Gaulle, avait rendu à la France une stabilité gouvernementale permettant une gestion des affaires de l’Etat qui ne soit pas de court terme. Le président s’est-il rendu compte que sa dissolution portait une atteinte sérieuse à l’image internationale de la France ?

D’abord, le chef de l’Etat s’est contredit lui-même en l’espace de quelques jours seulement. Jusqu’au résultat du scrutin du 9 juin 2024, Emmanuel Macron a toujours dit que ces élections européennes avaient un enjeu strictement européen et non national. Voilà que, tout à coup, elles acquièrent une importance nationale, comme si elles étaient le match revanche des législatives de 2022 et qu’il fallait désormais, à tout prix, au plus vite, organiser la belle. Ce qui fait défaut à Emmanuel Macron n’est pas le courage, c’est la constance. Avoir à sa tête un président sans constance n’est pas bon pour l’image international de la France.

La vague du vote des Français pour le Rassemblement national a une origine très claire : ils veulent le retour de l’ordre républicain dans leurs rues, dans leurs écoles, à leurs frontières, dans leurs finances publiques. Ce sont quatre thèmes auxquels Emmanuel Macron n’a pas donné suffisamment d’importance au cours de ses sept premières années de pouvoir. Qu’est ce qui empêchait le président, avec le gouvernement Attal, de s’y consacrer désormais pleinement, au cours des trois années qui lui restent à la tête du pays ?

Rétablir en France le règne de l’ordre et de la loi était-il vraiment une tâche insurmontable pour le jeune président et pour son encore plus jeune premier ministre ? Ne sont-ils pas tous les deux des hommes à la fois intelligents, énergiques et travailleurs ? Etaient-ils à ce point coupés de la population pour ne pas comprendre qu’elle attendait de l’Etat, en priorité, le retour de la sécurité dans les rues, de l’autorité dans les écoles, du contrôle aux frontières, du bon sens dans la dépense publique ?

Pourtant les avertissements n’avaient pas manqué. Le dernier en date, et le plus grave, fut les émeutes urbaines du mois de juin 2023. Qu’une cinquantaine de centres-villes aient pu être pillés et incendiés en toute impunité a fait prendre conscience aux Français que quelque chose ne tournait plus rond dans leur beau pays. Comment ! Voici des citoyens qui subissent la pression fiscale la plus élevée du monde et à qui leur Etat n’est même plus capable d’assurer leur sécurité urbaine, alors qu’il détient le monopole de la violence légitime !

Au cours de ses sept ans de pouvoir écoulés, Emmanuel Macron a consenti beaucoup d’efforts pour améliorer l’image internationale de la France. En matière d’investissements internationaux et d’attractivité de la France, il a obtenu des succès non négligeables.

En matière de diplomatie classique, le président français a entrepris un travail de médiation dans de nombreuses crises internationales. Il a essayé de faire la paix entre les Iraniens et les Américains, les Russes et les Ukrainiens, les Israéliens et les Palestiniens, les Azerbaïdjanais et les Arméniens, les Congolais et les Rwandais, les Algériens et les Marocains, les chiites et les sunnites en Irak, les Libyens de Tripolitaine et de Cyrénaïque, les Libanais de toutes les confessions. Aucune de ces médiations n’a marché ; mais Macron n’est pas à l’origine de ces problèmes et il ne les a pas aggravés en tentant de les résoudre. Il a eu raison d’essayer car, dans les relations internationales, la valeur suprême est la paix et non la conception qu’on se fait, en Occident, de la démocratie ou de la justice. Ce n’est pas lui qui est responsable des chaos actuels en Mésopotamie et au Sahel, provoquées par deux absurdes expéditions néoconservatrices.

En matière européenne, Macron a désigné un chemin utile dès son discours de la Sorbonne de 2017, qui fut en son temps très apprécié par les jeunes Européens. Il a ensuite détruit son propre magistère, en se permettant de donner des leçons de morale à certains membres de l’Union européenne (Italie, Hongrie, Pologne), qui n’eurent aucun mal à lui répliquer poliment de balayer devant sa porte.

En matière de défense, Emmanuel Macron a raison de proposer une autonomie stratégique européenne. Est-ce de sa faute si nos partenaires en Europe préfèreront toujours l’alignement sur Washington à l’écoute du coq gaulois ?

Pourquoi ressent-on alors si vivement, quand on voyage en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique latine, une dégringolade de l’image internationale de la France ?  Il y a une chose que le général de Gaulle avait très bien comprise mais qu’Emmanuel Macron n’est jamais parvenu à saisir : quand on est une puissance moyenne comme la France, il ne sert à rien de proposer aux autres nations les meilleures idées du monde si sa propre maison n’est pas en ordre. Le rayonnement se fait toujours par l’exemple.

C’est la raison pour laquelle le président français n’a pas eu de chance avec les grandes commémorations historiques internationales, où sa parole excelle. Le 11 novembre 2018, il avait réuni autour de lui, sur les Champs Elysées, devant l’Arc de Triomphe, les chefs d’Etat des plus grandes puissances, des Etats-Unis à la Russie, pour célébrer le centenaire de l’Armistice. Emmanuel Macron apparaissait alors comme l’enfant chéri de la diplomatie mondiale. Mais, trois semaines plus tard, cette image fut gravement ternie, lorsque les téléspectateurs du monde entier revirent l’Arc de Triomphe sur leurs écrans : il était en feu, saccagé par les gilets jaunes.

Le 6 juin 2024, à la faveur de la commémoration du débarquement allié de 1944, Macron recevait en Normandie les grands leaders occidentaux, pour célébrer devant eux, avec beaucoup d’éloquence, les valeurs de liberté et de démocratie. Mais trois jours plus tard, un scrutin démocratique - où il avait décidé de s’impliquer alors que rien ne l’y obligeait -, ne lui apportait qu’un électeur français sur sept.

Quel gâchis, se dit-on en contemplant ce désastre, les réformes intérieures à l’arrêt et l’image dégradée de la France à l’international ! C’est un gâchis qui ne saurait réjouir aucun patriote sincère, ni aucun véritable amoureux de la France.


Israël-Palestine : aux sources du conflit

  • Les violentes persécutions dont ont été victimes les Juifs dans certains pays d’Europe aux XIXe et XXe siècles, poussent les Européens de confession juive à s’installer massivement dans la province ottomane de Syrie-Palestine.
  • Dès 1917, le gouvernement anglais signe la Déclaration Balfour, un texte à travers lequel il s’engage en faveur du sionisme, un mouvement international qui vise à donner à la communauté juive un territoire national propre en Palestine.
  • Après, la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne prend le contrôle du territoire, qui devient la Palestine mandataire, statut qui sera conservé jusqu’en 1947. C’est à cette date que l’ONU propose un plan de partage du mandat en deux États : un juif (55 % du territoire) et un arabe palestinien (45 % du territoire), avec la ville de Jérusalem sous contrôle international.
  • Le plan est adopté malgré l’opposition des Palestiniens et de tous les pays arabes, et en mai 1948naît l’Etat hébreu. Ses voisins lui déclarent aussitôt la guerre. Le conflit permet à Israël de gagner du territoire (78 % de la Palestine mandataire) et force 700 000 Palestiniens à l’exil. Cet événement traumatique restera dans leur mémoire sous le nom de Nakba, « la catastrophe ».
  • En 1967, une guerre éclair — la guerre des Six-Jours — permet à Israël de conquérir Jérusalem-Est, la Cisjordanie, Gaza, le reste de la Palestine mandataire, ainsi que le Sinaï égyptien et le Golan syrien. 
  • L’Égypte signe en 1979 une paix séparée avec Israël et récupère le Sinaï. 
  • En 1987, les Palestiniens se révoltent contre l’occupation israélienne : c’est l’Intifada.
  • En 1993 sont signés les accords d’Oslo entre Yasser Arafat, le leader palestinien qui accepte de reconnaître Israël, et Yitzhak Rabin, le premier ministre israélien. Mais le Hamas refuse cette reconnaissance et multiplie les attentats. Après l’assassinat de Rabin par un extrémiste israélien en 1995, le processus d’Oslo se délite.
  • A partir de 2001, le cycle attentats-répression reprend. L’armée israélienne répond souvent de manière radicale. Gaza, dont elle s’est retirée et qui est contrôlée par le Hamas, est soumise à un blocus, tandis que la Cisjordanie et Jérusalem-Est sont toujours occupées.
  • Au fil du temps, des guerres et des cessez-le-feu avec ses voisins, Israël a redessiné les frontières de la région et accentué son contrôle sur ce qu’on appelle les territoires palestiniens occupés. Cela signifie que la Cisjordanie et Gaza sont des zones habitées par des Palestiniens, mais de nombreuses colonies de peuplement israéliennes y ont été construites. Ces colonies ont été réprouvées par la communauté internationale.

LA HONTE NE TUE PLUS…

Autrefois, la honte était déshonneur, déchéance, désespoir et méritait le mépris des autres.

Elle appelait parfois  le suicide ou la mort.

Autres temps, autres mœurs…

Face aux horreurs de Gaza, le ministre des affaires étrangères d’un pays qui se dit arabe en appelle à la communauté internationale, à la conscience des peuples de la terre et invoque la justice des hommes.

Sans éprouver la moindre honte de se mettre en retrait et s’en remettre aux autres.

Autrement dit, il voudrait qu’à l’instar des Sud-africains - dont il faut louer le courage - les Néo-zélandais, les Tanzaniens, les Luxembourgeois et les Philippins se mobilisent et s’enrôlent pour défendre Gaza et la cause palestinienne. 

Alors que les monarques et les présidents frères dénoncent, protestent et fulminent sans aller plus loin.

 Les uns par simple lâcheté, les autres par peur ou tout simplement pour avoir signé un accord forcé fait de fausses promesses et de signatures.

En somme, tout pour insulter la conscience humaine et avancer l’heure d’une révolte espérée mais dont ne voit que de rares frémissements.

Car pour le commun des mortels, la honte est insupportable et appelle un sursaut de dignité.

E.M.

«RIVER CITY »

PAR

« PLUS PROPERTIES »

L’UN DES PLUS GRANDS DEVELOPPEMENTS URBAINS EN AFRIQUE

Dans le cadre luxuriant de la campagne de Lubumbashi, deuxième ville de la République
Démocratique du Congo, une cité de rêve sortira de terre…et des eaux.
« River City » que l’on peut appeler « La Ville des Rivières » est un des plus grands projets
de développement en Afrique. Sur les méandres du fleuve du même nom et sur six millions de
mètres carrés sur la Ferme Nazem, un gigantesque chantier est déjà lancé proposant des
quartiers résidentiels, des centres commerciaux, des centres médicaux, des hôtels, des écoles
et universités, des centres de divertissement, un casino, et divers autres projets.


« Plus Properties », une société de développement immobilier au Liban, à Chypre et en Grèce,
sera le Maître Développeur « Master Developer » du projet.
Georges Chehwane, PDG de River City, s’exprime sur son enthousiasme par le lancement de
River City : « La République Démocratique du Congo, et plus particulièrement Lubumbashi,
s'apprête à accueillir un projet de développement massif qui s'étendra sur plus de 6 millions de
m². Il s'agit d'un changement important pour la ville et le pays dans son ensemble, et nous
avons hâte de voir l'impact que cela aura sur l'économie locale. »

EPRESSPACK LEVE 7ME AUPRES D'ENTREPRENEUR INVEST

Epresspack, l’éditeur Saas des professionnels de la communication  qui accompagne plus de 300 grandes marques françaises et internationales (Accor, Allianz,  Bercy, Orange, LVMH, Renault, Hermès, Dove...) et 1300 utilisateurs dans 24 pays, annonce  avoir levé 7ME auprès du fonds d’investissement Entrepreneur Invest. Cette opération va  l’aider à consolider le secteur en Europe et en faire le champion européen du domaine. 

L’entreprise, qui compte plus de 40 salariés, recherche actuellement une dizaine de nouveaux  collaborateurs pour des postes de commerciaux, relations clients, développeurs.  

Leader incontesté sur le marché français et fort de son développement à l’international qui  représente déjà 45% de son activité, epresspack a pour ambition de devenir l’acteur Saas numéro  un européen et mondial du marché de la communication d’entreprise d’ici 3 ans. Dès 2025, il  prévoit de doubler son chiffre d’affaires, hors acquisition, et de réaliser 60% de son chiffre  d’affaires à l’international.  

Au terme de cette opération qui renforce la structure capitalistique de l’entreprise, Antoun Sfeir,  Président et CEO demeure actionnaire majoritaire. 

« Cette opération financière est structurante. Elle va nous permettre d’être un acteur clé de la  consolidation du marché et d’accélérer notre développement à l’international. Avec le soutien  dès l’origine d’Entrepreneur Invest, nous nous sommes imposés comme le leader en France avec  notre solution innovante. Nous voulons désormais assurer notre leadership en Europe », souligne  Antoun Sfeir, Président fondateur d’epresspack.

A propos de epresspack epresspack.com 

Editeur SaaS, epresspack est le leader français du marché très spécialisé des logiciels dédiés à la communication  d’entreprise. Depuis sa création en 2011, l’entreprise fondée par Antoun Sfeir développe des suites logicielles et des  modules couvrant le spectre des métiers de relations presse et de relations publiques pour les marques, les entreprises  et les institutions. Sa technologie – qui associe du front et du back office - accompagne plus de 320 clients (Accor,  Allianz, LVMH, Renault group, Hermès, Dove ...) et 1 300 utilisateurs dans 24 pays. Il rassemble quelque 40  collaborateurs. L’éditeur est parallèlement actionnaire de Mediaconnect, filiale de l’AFP et partenaire de l’EACD, réseau  le plus important de directeurs de la communication en Europe. En 2023, son CA est de près de 5 millions d’euros. 

À propos d'Entrepreneur Invest  

Créée en 2000, Entrepreneur Invest est une société de gestion indépendante agréée AMF, spécialisée dans le non coté.  Elle gère des fonds dans le domaine du financement des PME, de l’immobilier et des fonds de fonds dont elle assure la  gestion, la structuration et la sélection rigoureuse des partenaires.  

Entrepreneur Invest est fondée et dirigée par des entrepreneurs ayant connu, avec succès, les différentes étapes d’une  vie d’entreprise : création, développement, redressement, vente ou introduction en bourse.  Acteur majeur du financement des entreprises françaises avec 1,7 milliard d’€ collecté, Entrepreneur Invest a réalisé  plus de 300 opérations d’investissement en fonds propres et en obligations de PME et accompagne aujourd’hui plus  de 100 sociétés dans des domaines d’activités diversifiés : logiciel, industrie, médias & communication, éducation,  tourisme & loisirs, services B2B, santé, e-commerce, etc.

Dans le brouillard de la guerre : From the river to the sea ? 

Chère abonnée, cher abonné,
Ce n’est qu’un slogan. Pourquoi en débattre autant à l’heure où 15 000 enfants palestiniens ont été tués, et plus d’un million de Gazaouis ont été déplacés ? Pourquoi ce “From the river to the sea” scandé notamment à Columbia et à Science-Po suscite autant de passions, plus même parfois, que la tragédie elle-même ? Autant le dire tout de suite : ce qui se joue actuellement sur les campus américains et, dans une moindre mesure, européens, est tout à fait secondaire par rapport au carnage en cours à Gaza. La place qu’occupent ces controverses sur la scène médiatique a même quelque chose d’indécent. Mais ces manifestations, et ce slogan en particulier, disent toutefois plusieurs choses de l’évolution de ce conflit. Voir une partie de la jeunesse occidentale s’emparer de la question palestinienne est source d’espoir. La Palestine a longtemps été “l’éléphant dans la pièce” d’un ordre international libéral en construction. Cela a renforcé un sentiment de deux poids deux mesures que dénonce aujourd’hui cette jeunesse. On peut imaginer que, dans un avenir proche, les gouvernements américains (à condition qu’ils soient démocrates) seront contraints de prendre davantage leur distance avec Israël. Est-ce que cela permettra pour autant de “libérer la Palestine ?” Tout dépend de ce que l’on entend par là. Le “from the river to the sea” n’a rien de nouveau. Le slogan a déjà été utilisé par l’OLP, le Likoud et le Hamas. Il suppose que la solution passe, in fine, par la disparition d’Israël considéré comme un élément exogène à la région, un avatar du colonialisme européen créé en pleine période de décolonisation. Les étudiants qui reprennent ce slogan n’ont toutefois pas pour intention de “jeter les juifs à la mer”. Ils prônent la création d’un grand Etat bi-national où tout le monde aurait les mêmes droits. Là aussi, rien de nouveau sous le soleil, l’idée ayant été développée avant même la création de l’Etat hébreu. Sur le papier, elle est séduisante. Pourquoi toutes les populations qui vivent déjà sur ce territoire n'auraient-elles pas les mêmes droits ? Elle paraît toutefois encore plus utopique que la solution à deux Etats. Parce que le sionisme est né de l’idée que les juifs avaient besoin d’un foyer dans lequel ils pouvaient vivre en sécurité et que cette idée est malheureusement encore d’actualité un siècle plus tard. Parce qu’un pouvoir israélien qui n’accepte pas depuis des décennies de céder le moindre pouce concernant les territoires occupés va encore moins accepter que les juifs soient minoritaires dans un État qui naîtrait de la disparition d’Israël.A moins d’un immense changement des mentalités, qui paraît très improbable aujourd'hui, le “from the river to the sea” ressemble à une nouvelle impasse, qui va conduire à plus de frustrations, plus de repli identitaire et plus de violence. Le génie de Yasser Arafat était justement d’avoir réussi à sortir de cette logique, en acceptant le fait que la solution ne passait pas par la disparition d’Israël.La résurgence du “from the river to the sea” est un retour en arrière de plusieurs décennies pour la cause palestinienne. Mais la faute en incombe avant tout à Israël. C’est lui le principal responsable de la mort de la solution à deux Etats. C’est lui qui poursuit son entreprise de colonisation et d’effacement du peuple palestinien et qui prétend que l’on peut être à la fois une démocratie et une puissance occupante. C’est lui qui accorde des droits différents à des gens vivant sur un même territoire. C’est lui qui refuse de reconnaître le traumatisme de la Nakba. Le “from the river to the sea”, même scandé avec les meilleures intentions du monde, porte en lui à la fois un désir de justice et une forme de violence. Mais cette violence a été largement nourrie par la politique israélienne de ces dernières décennies. On ne peut pas priver un peuple d’espoir et attendre de lui qu’il tende indéfiniment l’autre joue. 


EN TROIS LANGUES

Certains articles feront l’objet en totalité ou sous forme de résumé d’une lecture en trois langues : français, anglais ou arabe.

TOUTE L’ACTUALITE SECURITE/DEFENSE

FLASHES EXCLUSIVITE TRILOGUENEWS

⚡Les « routes de la soie » se suivent et ne se ressemblent pas. Après le projet de ligne ferroviaire et routière reliant Haïfa et les Emirat Arabes Unis via Riad, une liaison similaire entre le port irakien d’Al Fao et celui de Lattaquié en Syrie vient d’être tracée sur le papier alors que l’Iran planifie un troisième projet entre un de ses ports et la côte méditerranéenne turque. 

⚡Un document daté du 30 mai 1946 et qualifié d’historique circule à Beyrouth faisant état d’un accord entre le patriarche maronite de l’époque, Antoine Arida et Bernard Joseph, représentant de l’Agence Juive. Document stipulant que les deux parties se reconnaissent mutuellement. La première admettant le droit du « peuple juif » à s’implanter en Palestine et la deuxième s’engageant à respecter l’indépendance du Liban et d’y instaurer le régime politique qu’il désire.

⚡Il reste trois otages français en Iran après la récente libération de Louis Arnaud, ce qui marque une légère amélioration des relations entre Paris et Téhéran. Amélioration à point nommé susceptible d’engager encore plus la France au niveau de ses contacts visant à calmer, par ses parrains iraniens, les ardeurs du Hezbollah au Sud-Liban.

⚡Des journalistes spécialistes des questions européennes estiment que le soutien de certains pays de l’Union à Israël diminue encore, au fur et à mesure que la guerre de Gaza se prolonge et que les projets de cessez-le-feu se bloquent.

⚡Les incidents mettant en cause des réfugiés syriens dans diverses régions libanaises se suivent et s’aggravent en gagnant de nouvelles régions. Au point où des « comités populaires » sont créés dans des quartiers des grandes villes et au niveau des villages face à la crainte de l’impuissance des forces de maintien de l’ordre.  

⚡Divergences de vues au sein de l’Association des Banques du Liban sur la question de la restitution des dépôts inférieurs à 100.000 dollars, malgré les démentis publiés par l’association à ce sujet. Cette « solution » serait de plus en plus évoquée par les propriétaires de banques et nombre d’entre eux se seraient prononcés en faveur de cette formule lors de contacts avec des responsables du FMI.

⚡Le général Abbas Ibrahim, ancien directeur de la « Sûreté Générale » libanaise, est un fin connaisseur du dossier des migrants syriens qui se rendent en grand nombre au Liban et dont le nombre pourrait dépasser la population du pays. Il avait traité ce problème aux double niveau technique et politique avec les services compétents syriens et était parvenu au rapatriement d’un bon nombre de ces déplacés en leur garantissant un retour dans les normes. Tout récemment, le quotidien libanais « An Nahar » signalait que le général Ibrahim est toujours actif et pourrait être d’une grande utilité pour aider le gouvernement libanais à régler ce problème qui s’aggrave de jour en jour.

⚡Le premier ministre libanais, Najib Mikati, aurait demandé un soutien politique et
diplomatique russe pour empêcher Israël de lancer une attaque massive contre le
Liban. Cette requête aurait été adressée à M. Bogdanov, vice-ministre des affaires
étrangères.

⚡Le quai flottant installé par les USA sur la côte de Gaza est loin de faire l’unanimité
chez les Palestiniens et dans le monde arabe. Les détracteurs de ce projet qui vient
tout juste de se concrétiser estiment qu’il aurait mieux fallu exercer des pressions sur
Israël pour ouvrir les voies terrestres pour faire parvenir l’aide humanitaire à la
population de l’enclave bombardée depuis octobre dernier.

General Ibrahim and… dancing with fire

Major General Ibrahim to a delegation of foreign researchers: The Gaza war will be long and will not end tomorrow or in the coming months, and Hezbollah has created a deterrence balance preventing an invasion of Lebanon

Major General Abbas Ibrahim received today in his office a delegation composed of a group of foreign researchers and experts headed by American researcher and journalist Nicholas Noe. This delegation, as part of the 22nd edition of the exchange program with Beirut, is visiting political officials, activists, and academics.
The delegation’s questions to Major General Ibrahim focused on the war in Gaza, his experience as the Director General of Lebanese General Security for 12 years, his expertise in handling the Syrian refugee file, managing land borders, and his vision for the war in southern Lebanon. The delegation also sought his opinion on the upcoming US elections.
Responding to questions about the potential end of the war in Gaza and its impact on the spread of the war in Lebanon, Major General Ibrahim said: "This war is linked to what is happening in Gaza, and it will not stop before the Gaza war ends. I believe the situation is stable at this level and I do not see matters escalating between Lebanon and Israel or leading to war or invasion, and it will remain under this ceiling. Who said that the resistance cannot operate within the occupied territories if that happens? This is also a deterrent point."
Major General Ibrahim added: "I do not think the Israeli army has the capability to open a new front, especially after 9 months of war without achieving any results and failing to accomplish any of its goals: the release of hostages held by Hamas and its eradication. These two goals have dissipated and will never be achieved." Major General Ibrahim continued: "After nearly 9 months of war, the Israeli army has lost many soldiers and much equipment, and it consequently needs to reorganize itself, which will take years to be able to wage a new war. It's not that easy." He noted: "We observe that Hezbollah, on its part, has succeeded in creating a balance of deterrence with Israel. Any point in Israel’s territory is within Hezbollah's firing range. I do not believe that Israelis have an interest in opening a new front. We should say that Hezbollah responds very aggressively each time, which is also an indication that Israel will not invade Lebanon."
Regarding his view on the US administration's support for the war, Major General Ibrahim considered that "Netanyahu wants Biden to lose. And Biden wants Netanyahu to step down. Who will achieve that first? I do not know. But this means that the war will be long and will not stop tomorrow or in the coming months. Biden’s goal is to save Israel, and Netanyahu’s goal is to save himself. That is the difference. For this reason, Biden continues to send weapons to Israel. He does not want Israel to be defeated and at the same time wants Netanyahu to step down. For this reason, we are witnessing political turmoil within Israel. Everyone is using these weapons at the political level in Israel to make Netanyahu step down, and I think he will eventually step down as he cannot continue."

L’ACTUALITE INTERNATIONALE GRÂCE AU « FIL » REUTERS

The Israeli military took control of the vital Rafah border crossing between Gaza and Egypt, pushing into the southern Gazan town after a night of air strikes.

IRAK Le ministre iranien des Affaires étrangères discute de l’ouverture d’un bureau du Hamas en Irak

Lors de la dernière visite à Bagdad du ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Bagheri Khani, s'est entretenu lors de ses réunions de l'ouverture d'un "bureau de communication" de l'organisation terroriste Hamas, au cœur de la capitale irakienne, a rapporté samedi le journal libanais "Al-Akhbar".

.

Vient de paraître

.

.

.

.

.

.

Au Liban "l'embrasement sur le front sud est plus grave que les accords du Caire"

فتح جبهة الجنوب أكثر خطورة من اتّفاق القاهرة

ما مرّ فيه لبنان منذ توقيع اتّفاق القاهرة المشؤوم في تشرين الثاني 1969، لا يشبه ما مرّ فيه أيّ بلد في المنطقة، بما في ذلك الصومال واليمن والسودان والجارة سوريا التي باتت “ساحة” لحرب إسرائيليّة – إيرانيّة لا يعرف النظام الأقلّويّ فيها كيف التصرّف تجاهها.

بعد 55 عاماً على اتّفاق القاهرة الذي خالف اتّفاق الهدنة الموقّع في عام 1949 مع إسرائيل وشرّع السلاح الفلسطيني. بات مطروحاً: ألا يزال لبنان، بصيغته الحاليّة، بلداً قابلاً للحياة، خصوصاً مع فتح إيران، عبر “الحزب”، لجبهة جنوب لبنان؟

بات مطروحاً أيضاً: هل التورّط في فتح جبهة جنوب لبنان أسوأ قرار في تاريخ لبنان الكبير. بما في ذلك قرار توقيع اتّفاق القاهرة؟

حظي اتّفاق القاهرة بموافقة مجلس النوّاب اللبناني. ما لبث المجلس أن ألغى الاتفاق في عهد الرئيس أمين الجميّل.

لكنّ المجلس، الذي يتميّز في هذه الأيّام بغيابه الكامل عن الأحداث، لم يلغِ حقيقة مفاعيل اتفاق القاهرة الذي بُعث من جديد عبر صيغة “الشعب والجيش والمقاومة” التي تعني بين ما تعنيه مصادرة قرار الحرب والسلم في لبنان بواسطة السلاح الإيراني.

لبنان مجرد ورقة

لماذا يمكن اعتبار قرار فتح جبهة جنوب لبنان، بحجّة دعم غزّة، أسوأ من اتفاق القاهرة الذي تسبّب بحرب صيف 1982 واجتياح إسرائيل للبنان وقضائها على صيغة العيش المشترك في غير منطقة فيه؟

الجواب في أنّ فتح جبهة جنوب لبنان كشف مدى تحوّل لبنان إلى مجرّد ورقة تستخدمها “الجمهوريّة الإسلاميّة” في إيران في سياق مشروعها التوسّعي الذي يحوّل البلد إلى مجرّد بيدق في لعبة شطرنج، وهي لعبة يتقنها الفرس، بل هم مخترعوها.

ما مرّ فيه لبنان منذ توقيع اتفاق القاهرة المشؤوم في تشرين الثاني 1969، لا يشبه ما مرّ فيه أيّ بلد

الأهمّ من ذلك كلّه أنّ فتح جبهة الجنوب يأتي نتيجة تراكمات عمرها سنوات. من بين التراكمات التورّط المباشر للحزب في الحرب السوريّة الدائرة منذ ثلاثة عشر عاماً بين النظام والشعب السوري. لا يمكن الحديث فقط عن قرار إيراني باستخدام “الحزب” في سوريا من أجل بقاء بشّار الأسد في دمشق. لا يمكن ذلك بعدما لعب مقاتلو الحزب دوراً في غاية الأهمّية في تغيير التركيبة السكّانية، من منطلق مذهبي، لمناطق سورية معيّنة بما في ذلك دمشق نفسها وعلى طول الحدود اللبنانيّة – السوريّة. أكثر من ذلك، ما حدث كان تورّطاً عسكرياً في سوريا ألغى الحدود بين البلدين من جهة. وأكّد تفوّق الرابط المذهبي، وهو الرابط بين الحزب والنظام الأقلّويّ في سوريا، على كلّ ما عداه، من جهة ثانية.

تبيّن كم كان الملك عبدالله الثاني على حقّ عندما تحدّث منذ خريف عام 2004، بعيد سقوط العراق في يد إيران، عن “الهلال الشيعي” الذي يمتدّ من طهران إلى بيروت مروراً ببغداد ودمشق. لم يكن العاهل الأردني يقصد بذلك الطائفة الشيعية بأيّ شكل بمقدار ما كان يتحدّث عن المشروع التوسّعي الإيراني في المنطقة ببعده الفارسي. إنّه مشروع لم يكن ممكن التحقيق لولا الاجتياح الأميركي للعراق في عهد جورج بوش الابن.

لبنان جزء من حرب غزة

مع فتح جبهة الجنوب، لم يعد مصير لبنان مرتبطاً بترتيبات أمنيّة ستسعى إسرائيل إلى فرضها بالقوّة مستقبلاً. يتجاوز الأمر جنوب لبنان بكثير، خصوصاً أنّ الضربة الإسرائيليّة الأخيرة في داخل دمشق استهدفت قادة “فيلق القدس” في “الحرس الثوري” الإيراني. هؤلاء القادة مسؤولون مباشرة عن جبهات سوريا ولبنان وفلسطين واليمن. وهم وراء كلّ ما له علاقة بالتآمر على الأردن من أجل زعزعة الاستقرار في المملكة الأردنيّة الهاشميّة. من هذا المنطلق، يبدو فتح جبهة جنوب لبنان أخطر بكثير على لبنان من اتفاق القاهرة والنتائج التي ترتّبت عليه. بما في ذلك انفجار الوضع في 13 نيسان 1975.

حظي اتّفاق القاهرة بموافقة مجلس النوّاب اللبناني. ما لبث المجلس أن ألغى الاتفاق في عهد الرئيس أمين الجميّل

معروف كيف بدأت حرب غزّة يوم السابع من أكتوبر (تشرين الأوّل) الماضي عندما شنّت حركة “حماس” هجوم “طوفان الأقصى” الذي غيّر المنطقة كلّها كما غيّر إسرائيل نفسها، حيث جنون ليس بعده جنون على الصعيد الداخلي ووحشيّة ليست بعدها وحشيّة في التعاطي مع الفلسطينيين.

اتّفاق القاهرة

ما ليس معروفاً كيف يستطيع لبنان فكّ ارتباطه بحرب غزّة، وهل من مجال لفكّ هذا الارتباط في غياب القرار اللبناني. المؤسف أنّ لبنان، الذي فقد سيادته وقراره المستقلّ، صار جزءاً لا يتجزّأ من حرب غزّة. صار أيضاً جزءاً من الحرب الإيرانيّة – الإسرائيلية التي يعبّر عنها تدمير القنصلية الإيرانيّة في دمشق أفضل تعبير.

مع إطلاق الصواريخ الإسرائيلية الستّة على القنصليّة الإيرانيّة في دمشق. لم تعد الحاجة إلى التساؤل لماذا ذلك الغياب لكلمة باسم النظام السوري في الاحتفال بـ”يوم القدس” في بيروت.

تذهب الحكومة السوريّة كلّها برفقة رئيس الوزراء حسين عرنوس إلى السفارة الإيرانيّة للتعزية بالذين قتلوا في ضربة القنصليّة. في المقابل، لا وجود لمن يعزّي سوريا بفقدانها سيادتها وتحوّلها إلى حقل رماية إسرائيلي… ولا من يعزّي لبنان. ثمّة حاجة إلى من يعزّي بلبنان بعد تحوّله، بأكثريّة مواطنيه، إلى مجرّد متفرّج على عملية تستهدف تحويل جنوبه إلى أرض طاردة لأهلها الذين لا حول لهم ولا قوّة في مواجهة قرار فتح جبهة “مساندة” لغزّة.

لم يتعلّم اللبنانيون شيئاً من توقيع اتفاق القاهرة. لن يتعلّموا شيئاً من قرار فتح جبهة جنوب لبنان من دون سبب سوى الأجندة الإيرانيّة التي لا همّ لها سوى الدفاع عن مصالح “الجمهوريّة الإسلاميّة” لا أكثر.

لمتابعة الكاتب على X:

China says Hamas and Fatah voice will for Palestinian reconciliation

BEIJING/CAIRO, April 30 (Reuters) - Rival Palestinian groups Hamas and Fatah have expressed the will to seek reconciliation through dialogue at unity talks in Beijing, China's foreign ministry said on Tuesday.

The two factions have not managed to heal political disputes since Hamas fighters expelled Fatah from the Gaza Strip in a short war in 2007, and their talks took place against the backdrop of Israel's war on Hamas in Gaza.

"The Palestinian National Liberation Movement (Fatah) and Islamic Resistance Group (Hamas) representatives arrived in Beijing a few days ago for in-depth and candid dialogue," Chinese foreign ministry spokesperson Lin Jian told a regular briefing.

"They agreed to continue the course of talks to achieve the realisation of Palestinian solidarity and unity at an early date."

Lin said both sides had thanked Beijing for its efforts to "promote Palestinian internal unity and reached an agreement on further dialogue".

In a statement later on Tuesday, Hamas praised China's efforts to reunite Palestinian factions, its historical "supportive stance on the Palestinian cause, and its rejection of the genocide against our people".

Israel denies accusations of genocide in Gaza, saying it aims to wipe out Hamas and is not fighting the Palestinian people. Gaza's health ministry says over 34,500 Palestinians have been killed in the war, touched off by Hamas' cross-border attack on Oct. 7 that killed 1,200 Israelis, according to Israeli tallies.

Hamas said its delegation, led by its head of international relations Moussa Abu Mazouk, held talks with Chinese Vice Foreign Minister Deng Li in the capital Beijing on Sunday.

It said the talks reviewed efforts to achieve a ceasefire, "the tragic humanitarian situation" caused by Israel's bmonardments and invasion and the possibility of China enhancing humanitarian aid to Gaza.

“In conclusion, both sides affirmed the continuation of consultations and working towards achieving Palestinian national unity, with China ready to provide all necessary support.”

There was no immediate comment from Fatah, the movement of Mahmoud Abbas, president of the Western-backed Palestinian Authority that exercises limited self-rule in the Israeli-occupied West Bank.

Israel is waiting for Hamas to respond to proposals for a halt to the fighting in Gaza and a return of Israeli hostages before sending a team to Cairo to continue talks, a person close to Prime Minister Benjamin Netanyahu said on Tuesday.

The United States welcomes any Chinese efforts that lead to stability and security in the region or secure a deal to free hostages taken by Hamas on Oct. 7, White House national security spokesman John Kirby told reporters.

"If that's the outcome - that China is able to help convince Hamas to accept this deal, get those hostages home - then of course that would be all to the good," he said.

Kirby added that he was not aware of any U.S. communication with China about its talks with Palestinian groups.

Coming soon: Get the latest news and expert analysis about the state of the global economy with Reuters Econ World. Sign up here.

PRESSE RELEASES ENTREPRISES

Nette augmentation du recours à la force meurtrière illégale par les forces israéliennes contre les Palestinien·ne·s en Cisjordanie occupéehttps://amnesty.hosting.augure.com/Augure_AmnestyInternational/default.ashx?WCI=EmailViewer&id={cbab93a1-e223-42ba-a8be-2b1535feecf2}

AGIR : fondations, initiatives, etc..

NOTRE POSITION : Relayer l’actualité méconnue ou ignorée par les grands médias de ce monde…

« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique (…) le droit de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » (Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée à Paris le 10 décembre 1948.) Survoler l’actualité et non y coller comme le font déjà plus ou moins bien les sites d’aujourd’hui. La commenter, bien sûr mais sélectivement en tenant compte de trois régions qui nous sont prioritaires, à savoir deux zones concentriques (France et Europe) et une troisième, plus large, l’Orient proche et moyen. Accompagner l’actualité par une étude approfondie d’événements, de situations ou de phénomènes méconnus ou ignorés par les grands médias de ce monde…Vous êtes un média et vous souhaitez publier une information ou un (e) journaliste souhaitant publier un article : CONTACTER LA REDACTION

ESPACE PARTENAIRES

Vous souhaitez être partenaires : Nous contacter

  • Partenaire KTS France
  • Partenaire Pimo Group