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CINÉMATHÈQUE

Le groupe Thales va recruter plus de 9 000 personnes dans le monde, dont 3 300 en France

Plus de la moitié de ces recrutements se font dans le secteur de la défense, avec des profils allant de l'ouvrier qualifié à l'ingénieur, et des diplômes du CAP au doctorat.

Des recrutements pour répondre aux carnets de commandes qui ne désemplissent pas depuis la guerre en Ukraine. Thales recherche notamment des soudeurs, des techniciens pour développer des logiciels, des chercheurs spécialisés dans l'intelligence artificielle.

Le contexte géopolitique amène "à soutenir la montée en cadence de notre activité", explique à franceinfo Matthieu Motillon, directeur des recrutements de Thales en France. "Sur notre activité radar, on a plus que triplé la production." Depuis cinq ans, Thales a recruté au moins 8 000 personnes par an. En 2025, 8 800 collaborateurs ont été embauchés, dont 3 000 en France, où "à peu près 70% de nos recrutements" ont été réalisés dans l'ingénierie, détaille Matthieu Motillon.

Recrutements en France et dans le monde entier

Sur les 3 300 embauches annoncées en France en 2026, la majorité se fera en région parisienne. 1 630 recrutements sont prévus en Ile-de-France, 290 en Bretagne, 280 en Nouvelle Aquitaine, 270 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 250 en Occitanie, 220 en Centre-Val de Loire, 180 en Auvergne-Rhône-Alpes et 130 dans les Pays de la Loire.

Sur les 9 000 recrutements annoncés par Thales dans le monde, 800 sont prévus au Royaume-Uni, 630 en Amérique du Nord, 530 en Australie, 520 aux Pays-Bas, 450 en Inde, 300 en Allemagne, 240 en Roumanie, 200 à Singapour et 140 en Pologne.

Environ 60 000 personnes vont partir à la retraite d'ici 2030

Cette dynamique d'embauches n'est pas propre à Thales. Sur les plateformes d'offres d'emplois, beaucoup d'industriels publient des annonces, des grands groupes comme Dassault ou Safran, des entreprises plus petites, mais aussi la Direction générale de l'armement (DGA) du ministère des Armées. "L'industrie de la défense, c'est à peu près 200 000 emplois en France", selon Benoît Labrousse, le président du cabinet de recrutement Randstad France. "A peu près 10 000 emplois ne sont pas pourvus aujourd'hui. Et on projette que d'ici 2030, sur les 200 000, à peu près 60 000 vont partir à la retraite", souligne-t-il.

Ces recrutements se font avec des spécificités régionales. En Bretagne ouest, vers Brest, les besoins identifiés sont "en termes de charpentiers, de chaudronniers ou de soudeurs", précise le président du cabinet de recrutement Randstad France. En Normandie, notamment à Cherbourg, "on a des besoins de techniciens dans le domaine nucléaire". Et dans le Sud, "on est plutôt sur des projets de maintenance des grands porte-avions", ajoute Benoît Labrousse.