LE BON COTE DE L’HISTOIRE

Il aura fallu un tollé mondial pour que Stéphane Séjourné, ministre français de
l’Europe et des affaires étrangères, rectifie en même temps le tir maladroit et la
position de son président sur l’Ukraine et sur Gaza.


Apparemment plus à l’aise dans son fauteuil, le chef du Quai d’Orsay affirme
maintenant que le Président Macron n’a pas parlé d’envoi de troupes françaises en
Ukraine mais de « mettre en échec la Russie sans lui faire la guerre».


Face à l’horreur de Gaza, il clame que cette situation est « catastrophique,
« indéfendable, injustifiable et dont les Israéliens sont comptables » ajoutant que la
France doit être du bon côté de l’histoire.
Il dit enfin que les déclarations présidentielles qui avaient provoqué ce tollé
européen et mondial n’étaient nullement « électorales » mais une simple invitation à
mesurer ce qui se passe à Kiev et à Khan Younès.


Et d’enfoncer le clou par cette phrase nette et précise : « Une opération militaire à
Rafah telle que les Israéliens la conçoivent serait un nouveau désastre humanitaire ; nous faisons tout pour l’éviter ».


Plus mesurée, cette affirmation que la France devra choisir le bon moment pour
clamer que la reconnaissance d’un Etat palestinien est un élément de base du
processus de paix. Donc, attendons, négocions avec un œil attentif sur Washington et
d’autres âmes de bonne volonté. Au passage, une fleur à l’Arabie Saoudite de MBS
qui a «d’autres leviers» et une ferme condamnation, avec sanctions, des
comportements des colons israéliens en Cisjordanie. Voilà qui est fait…et la France
peut maintenant postuler au rôle d’«honest broker», plus actif et plus crédible dans
les pourparlers et négociations sur l’avenir de ce Levant partagé avec l’Angleterre par
mandat et protectorat sur les pays de la zone. Dont la Palestine devenue un jour la
terre promise aux Hébreux par décret divin.


Loin des avenues du pouvoir, le chercheur Pater Harling compare, dans une longue
interview accordée au journal«Le Monde », compare la tragédie de Gaza au sac de
Rome par les Wisigoths en 410, au pillage de Constantinople par les croisés en 1204,
au « viol de Nankin » par les Japonais en 1938, au déluge de feu sur Dresde en
février1945 et à la vitrification de Hiroshima au mois d’août de cette même année. La
guerre contre Gaza, affirme-t-il, s’inscrit dans cette lignée de guerres où les villes ne
sont pas des champs de bataille mais des cibles. Ajoutant qu’au Moyen-Orient, hier
encore, le sang a également coulé en abondance à Fallouja, à Mossoul et à Rakka.


Avant de conclure: «La destruction du tissu urbain permet de réduire les pertes du
côté des assaillants ».

E.M.


                                                                                                             

La Cour internationale de justice se penche sur l’occupation israélienne

Le recours à la CIJ remonte au 30 décembre 2022. Ce jour-là, l’Assemblée générale de l’ONU demande à cette Cour de fournir un conseil juridique sur la légalité ou l’illégalité de l’occupation israélienne, et sur ses conséquences. Deux questions sont alors soumises aux quinze juges, qui devront dire quelles sont « les conséquences juridiques de la violation par Israël du droit des Palestiniens à l’autodétermination, de son occupation, de sa colonisation et de son annexion prolongée du territoire palestinien depuis 1967 ».

Les États volontaires ont soumis à la cour des mémoires écrits en juillet 2023, bien avant les attaques du 7 octobre perpétrées par le Hamas, et les représailles qui ont suivi. Seuls quelques États ont fourni une réplique avant le délai fixé par la cour au 25 octobre. La cour procède donc à partir de lundi au dernier tour de plaidoirie, viva vocce cette fois.

Mais Israël ne viendra pas plaider au Palais de la paix. L’État hébreu est contre cette procédure. Il affirme qu’elle vise à « diaboliser » Israël et que la résolution du conflit n’est pas l’affaire de la justice internationale. Lundi 19 février, les Palestiniens auront trois heures pour plaider leur cause. Puis jusqu’au 26 février, les volontaires, c’est-à-dire les 51 autres États et les trois organisations multilatérales – Union africaine, Ligue arabe et Organisation de la conférence islamique (OCI) – se succèderont au pupitre placé face aux juges, pour de courtes plaidoiries de 30 minutes.

Si l’État hébreu refuse de se présenter à La Haye, plusieurs pays défendront néanmoins ses positions, dont ses alliés les plus proches, les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada. Les trois alliés d’Israël assurent que les audiences pourraient nuire aux négociations sur le futur des territoires occupés. Ils demandent aux juges de ne pas répondre en détails, ni sur le statut du territoire, ni sur ces frontières. Les Palestiniens et leurs alliés, qui seront plus nombreux que la partie adverse à La Haye, leur demandent au contraire une réponse précise.

Pendant six jours, à travers les plaidoiries de l’Algérie, l’Afrique du Sud, la Jordanie, l’Irlande et d’autres, les maux découlant de l’occupation vont être véritablement auscultés : apartheid, déplacements forcés, autodétermination, ressources naturelles, statu quo sur la ville sainte, annexion de Jérusalem, impunité et bien sûr, la colonisation des territoires palestiniens. Depuis les attaques du 7 octobre, cette colonisation se poursuit à marche forcée avec l’aval et à l’incitation des ministres d’extrême droite du gouvernement Netanyahu, Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich. Plusieurs projets de construction ont récemment été approuvés, notamment à Jérusalem-Est.

Dans son mémoire déposé en juillet, Paris rejette d’ailleurs toute annexion, notamment de Jérusalem, et condamne clairement la colonisation et les violations des droits de l’homme découlant de l’occupation. Ce document a été déposé en juillet 2023 et à l’époque où Catherine Colonna était ministre des Affaires étrangères. Les plaidoiries de Paris reviendront-elles sur ces positions ?

Et la réponse des juges permettra-t-elle de donner du souffle aux tentatives de sortie de l’impasse dans laquelle se trouve ce conflit ? L’enjeu de ces audiences dépend aussi de la portée que voudront lui donner les États. Leur avis permettra-t-il de donner une base de règlement aux potentiels négociateurs, alors que les Occidentaux brandissent de nouveau « la solution à deux États », tandis que le Premier ministre, Benyamin Netanyahu, a récemment rejeté toute possibilité d’un État palestinien ?

Si les juges répondent pleinement aux questions posées par l’Assemblée générale de l’ONU, leur avis pèsera-t-il sur les États alliés proches ou lointains d’Israël, même s’il n’est pas obligatoire ? Deux questions collatérales, liées au conflit en cours, pourraient aussi être abordées lors des audiences : la légitime défense invoquée par Israël pour justifier son recours à la force et le statut de Gaza, sur lequel les juristes sont en désaccord. L’enclave est-elle considérée comme occupée, alors que les forces israéliennes se sont retirées du territoire en 2005, et ont organisé son blocus deux ans plus tard ?

Depuis son établissement en 1946, la Cour internationale de justice a rendu 30 avis juridiques et ses juges se sont prononcés sur l’occupation à au moins deux reprises : dans l’affaire opposant la République démocratique du Congo (RDC) à l’Ouganda, en 2005. Et lorsqu’ils ont été consultés sur la légalité du « mur » construit par Israël en 2004. Les juges avaient ordonné le démantèlement du mur jugé illégal. C’était comme un galop d’essai au grand oral qui s’ouvre lundi. Leur avis – qui n’est pas obligatoire - n’avait eu que des effets marginaux.

L'Iran et le prix du salut du Liban.

لبنان: طريق إجباري نحو الكارثة

على صعيد لبنان، لا وجود لقوّة داخليّة توقف السير في اتّجاه كارثة أكيدة. سيزداد الخطر على لبنان في حال التوصّل إلى اتّفاق ما لوقف النار في غزّة. علماً أنّ وقف النار لحرب تدور منذ أربعة أشهر لن يكون سوى استمرار لهذه الحرب… على نار خفيفة. سيكون هناك تأجيل للهجوم على رفح. لكنّ الثابت أنّ إسرائيل، بسبب الأزمة العميقة التي تمرّ فيها، لا يمكن أن تقبل ببقاء مواطنيها المقيمين في المناطق القريبة من الحدود اللبنانيّة خارج بيوتهم بقرار متّخذ في إيران ينفّذه الحزب.

في هذه المرحلة التي يجد فيها لبنان نفسه على حافة الضياع، لا بدّ من التساؤل: ما الثمن الذي تريده إيران في لبنان؟

بكلام أوضح، هناك معادلة جديدة لم تعد قائمة منذ 7 تشرين الأوّل الماضي. لم تعد قواعد الاشتباك المتّفق في شأنها في جنوب لبنان بين الحزب وإسرائيل قائمة. هذا ما يفسّر ذهاب الدولة العبريّة إلى ضرب أهداف في مناطق قريبة من بعلبك من دون الأخذ في الاعتبار لردود فعل الحزب.

مَن يُخرج لبنان من السير في اتّجاه حرب تبدو إسرائيل كأنّها تسعى إليها؟ المخيف في الأمر أنّ “الجمهوريّة الإسلاميّة” وحدها قادرة على ذلك. الأكيد أنّ إيران لا تستطيع سوى أن تأخذ في الاعتبار أنّ الحرب ستكون ضربة قويّة للحزب الذي يُعتبر، إلى إشعار آخر، أحد أهمّ الإنجازات التي حقّقتها “الثورة الإسلاميّة” التي أسقطت نظام الشاه في إيران قبل 45 عاماً… خارج أراضيها.

في هذه المرحلة التي يجد فيها لبنان نفسه على حافة الضياع، لا بدّ من التساؤل: ما الثمن الذي تريده إيران في لبنان؟ وهل حساباتها تصبّ في اتجاه جعل الحزب يقدم على كلّ التنازلات المطلوبة منه إسرائيلياً، وأميركياً أيضاً، لقاء تعويض في الداخل اللبناني؟

إنّه تعويض يقوم على جعل سلطة الحزب في لبنان شرعيّة. هذا ما لا يستطيع اللبنانيون تحمّله. لا يستطيع ذلك المسيحيون والسنّة والدروز وقسم لا بأس به من الشيعة. لا يستطيع هؤلاء دفع ثمن إنقاذ الحزب من حرب مدمّرة تشمل كلّ لبنان في مقابل ثمن ما تحصل عليه إيران.

مبدئيّاً، على اللبنانيين التفكير في إنقاذ لبنان أوّلاً قبل دفع الثمن الذي تسعى “الجمهوريّة الإسلاميّة” إلى الحصول عليه على حساب بلدهم وحساب كلّ مواطن فيه.

لمتابعة الكاتب على x:

Iraq and Lebanon to Cooperate in Agricultural Sector

Iraq and Lebanon have signed a memorandum of cooperation in the agricultural sector.

The memorandum was signed by the Ministers of Agriculture of both countries, Dr. Abbas Jaber Al-Maliki and Mr. Abbas Al-Hajj Hassan, in the presence of the Lebanese Ambassador to Baghdad, the Iraqi Consul in Beirut, and several officials.

According to a statement from the Iraqi Ministry of Agriculture, the document lays down strong foundations for future cooperation that will benefit those working in the agricultural sector, as well as stimulate trade and economic activity through joint projects and increased trade volume.

Additionally, it claims, it will enhance land transport via the transit route that connects Lebanon to the Gulf countries and Iran through Syria and Iraq.

The Minister invited Lebanese companies to participate in the agricultural week organized by the Iraqi Ministry of Agriculture at the beginning of March.

(Source: Ministry of Agriculture)


Israël-Palestine : aux sources du conflit

Au fil des siècles, de nombreux peuples ont cherché à s’approprier le Proche-Orient israélo-palestinien, une zone grande comme la Bretagne. La terre y est fertile et permet une agriculture variée depuis des décennies. Mais ce qui fait de ce territoire un espace convoité, c’est d’abord le fait que c’est ici que se sont déroulés la plupart des événements contés dans les textes sacrés chrétiens, musulmans et juifs.

  • Les violentes persécutions dont ont été victimes les Juifs dans certains pays d’Europe aux XIXe et XXe siècles, poussent les Européens de confession juive à s’installer massivement dans la province ottomane de Syrie-Palestine.
  • Dès 1917, le gouvernement anglais signe la Déclaration Balfour, un texte à travers lequel il s’engage en faveur du sionisme, un mouvement international qui vise à donner à la communauté juive un territoire national propre en Palestine.
  • Après, la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne prend le contrôle du territoire, qui devient la Palestine mandataire, statut qui sera conservé jusqu’en 1947. C’est à cette date que l’ONU propose un plan de partage du mandat en deux États : un juif (55 % du territoire) et un arabe palestinien (45 % du territoire), avec la ville de Jérusalem sous contrôle international.
  • Le plan est adopté malgré l’opposition des Palestiniens et de tous les pays arabes, et en mai 1948naît l’Etat hébreu. Ses voisins lui déclarent aussitôt la guerre. Le conflit permet à Israël de gagner du territoire (78 % de la Palestine mandataire) et force 700 000 Palestiniens à l’exil. Cet événement traumatique restera dans leur mémoire sous le nom de Nakba, « la catastrophe ».
  • En 1967, une guerre éclair — la guerre des Six-Jours — permet à Israël de conquérir Jérusalem-Est, la Cisjordanie, Gaza, le reste de la Palestine mandataire, ainsi que le Sinaï égyptien et le Golan syrien. 
  • L’Égypte signe en 1979 une paix séparée avec Israël et récupère le Sinaï. 
  • En 1987, les Palestiniens se révoltent contre l’occupation israélienne : c’est l’Intifada.
  • En 1993 sont signés les accords d’Oslo entre Yasser Arafat, le leader palestinien qui accepte de reconnaître Israël, et Yitzhak Rabin, le premier ministre israélien. Mais le Hamas refuse cette reconnaissance et multiplie les attentats. Après l’assassinat de Rabin par un extrémiste israélien en 1995, le processus d’Oslo se délite.
  • A partir de 2001, le cycle attentats-répression reprend. L’armée israélienne répond souvent de manière radicale. Gaza, dont elle s’est retirée et qui est contrôlée par le Hamas, est soumise à un blocus, tandis que la Cisjordanie et Jérusalem-Est sont toujours occupées.
  • Au fil du temps, des guerres et des cessez-le-feu avec ses voisins, Israël a redessiné les frontières de la région et accentué son contrôle sur ce qu’on appelle les territoires palestiniens occupés. Cela signifie que la Cisjordanie et Gaza sont des zones habitées par des Palestiniens, mais de nombreuses colonies de peuplement israéliennes y ont été construites. Ces colonies ont été réprouvées par la communauté internationale.


SAUDI ARABIA DIXIT

A new massacre committed by the occupying forces against Palestinian citizens 

Il est minuit, Dr. Macron ! Surtout, ne nous décevez pas

Cette terre est une vallée de misères, un puits de contrariétés, une soupière de désolations et un saladier d’adversités

(Joseph Arthur, comte de Gobineau - lettre à sa sœur)

Le Moyen-Orient est sens dessus dessous depuis que les tenants de la diplomatie traditionnelle ont abandonné leurs étriers pour un plat de lentilles au profit des Services de Renseignement dans l’affaire de Gaza. Cette guerre, aussi tragique soit-elle, a fait l’objet d’un salmigondis de tripotage et de mensonges dont on ne vante plus l’obscurité. On n’y touche plus qu’avec des pincettes ! À ce jeu, personne ne comprend plus rien. Nous allons de vivre une semaine « hors du temps », au bout de laquelle les masques vont tomber.

C’est à tel point que le Premier ministre « Bibi » Netanyahou - dont le gouvernement risque à chaque instant de sortir de son pôle de sustentation - donne l’impression de suivre le directeur du Mossad « Dadi » Barnea et le directeur du Shin Bet plutôt que de les commander. Les Égyptiens et les Américains se placent également derrière de faux systèmes pileux. Seul le quatrième négociateur, qui est l’émirat du Qatar et qui personnifie le Hamas ne porte pas de barbe de service ! C’est à Paris que ce petit monde de l’ombre a choisi de se rencontrer à la surprise générale pour un nouveau round de discussion, mais à huis clos. Pourquoi ici, plutôt que là ?

Dans la ville lumière, le quadrige est sous la protection de la DGSE, qui est le Service de Renseignement Français chapeauté par le ministre des Armées éponyme ; ce ministre, Sébastien Lecornu, a l’avantage de pouvoir communiquer en temps réel avec son collègue des Affaires Étrangères et avec le locataire de l’Élysée, sans qu’il y ait pour eux de risque de compromission aucun, sachant que la France se préoccupe du Liban, où elle choie le Hezbollah comme les autres, en dépit du fait qu’il puisse ouvrir un second front à tout moment contre Israël. À moins que cela ne soit plus exactement pour ça !

La première raison de ce choix a été que Paris – à mi-chemin entre les Amériques et le Moyen-Orient - garde dans ses cartons la résolution 1701 du 11 août 2006 appelant à la cessation totale des hostilités, au déploiement des forces libanaises au Sud-Liban, au retrait parallèle des forces israéliennes derrière la Ligne bleue, au renforcement de la force des Nations unies (FINUL) pour faciliter l'entrée des forces libanaises dans la région et à l'établissement d'une zone tampon démilitarisée entre la Ligne bleue et le fleuve Litani. La Diplomatie française était à l’époque aux avant-postes ; si elle choisit de l’être moins ou autrement aujourd’hui, c’est parce que les rôles s’interchangent : le prince héritier saoudien est maintenant dans le sien et la Syrie et le Liban attendent des monarchies du Golfe et de la Turquie voisines une aide et une assistance qu’elles seront demain les seules à pouvoir leur prodiguer, à l’exception de l’Iran et de la Russie, qui ne sont pas les bienvenus.

La deuxième raison et qui en est la plus pressante est que les  Français, quoique ne voulant pas être mêlés à une intrigue à laquelle ils soupçonnaient Israël de vouloir se livrer, préfèrent en surveiller le déroulement. La presse, qui est condamnée à manipuler une accumulation de faits et un disparate d’informations la conduisant à se disperser et à perdre de la hauteur, est tenue à l’écart par le quatuor improvisé. Il n’est pas non plus prévu que le Hamas soit invité comme il l’avait été au Caire pour les pourparlers précédents, qui avaient abouti pourtant. C’est la raison pour laquelle les Français craignent que cette reprise de négociation à l’initiative du gouvernement israélien pressé par les familles des otages ne soit de la part des Israéliens un leurre fait pour gagner du temps, destiné aussi à tenir l’opinion mondiale en haleine et à empêcher les Palestiniens de déférer comme un seul homme à une aimable convocation du maître du Kremlin, invitation qui a le don d’exaspérer au plus haut point le duo israélo-américain.

Car le Hamas, qui est partout ailleurs ostracisé, est, depuis une bonne semaine, l’invité personnel à Moscou de Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie, de même que Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité Palestinienne, et les dirigeants palestiniens du Fatah, du Jihad Islamique, du Front populaire de libération de la Palestine, en plus des représentants des communautés de réfugiés palestiniens du Liban, de Syrie, d’Égypte et du monde entier - le ban et l’arrière-ban de la Palestine future ; ça fait beaucoup de « gens frustrés » ! Cela pourrait changer complètement la donne non seulement dans le rapport de force entre les Palestiniens (enfin réunis) et les Israéliens (potentiellement désunis, sinon désemparés) mais aussi entre les occidentaux et la Russie, spontanément immiscée dans le conflit israélo-palestinien… un échec au roi sur l’échiquier mondial ! De quoi rêver.

D’ici à l a date de leur visite ad limina, le Hamas et tous les Palestiniens allaient réaliser combien leurs divisions les avaient pénalisés individuellement. Le Premier ministre Netanyahou commettrait l’erreur de dévoiler son plan, lequel soulèverait l’indignation du monde entier. Pendant ce temps-là aussi, au G20, l’unanimité se ferait autour de l’unique solution possible de deux États dans les frontières de 1967 avec Jérusalem pour capitale. Des concessions seraient obtenues de part et d’autre et pourraient être mises en œuvre avant la date du ramadan (fixé au 10 mars prochain). Bref, la situation serait sauvée ! Et le pire serait évité.

Le timing était excellent ! Le ministre Français des Armées, Sébastien Lecornu, avait discrètement préparé la visite d’État que l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani se préparait à rendre très opportunément à la France, où il comptait séjourner dans son château de Voisins pendant une semaine toute entière ! Cette visite d’État aurait justement pour but la recherche en commun d’une solution durable au conflit israélo palestinien.

Pour peu que président Poutine ait fait entre-temps son travail de fédérateur du camp palestinien et que l’ensemble des Palestiniens aient effectivement convergé vers Moscou à cet effet, le semblant de discussions sans interlocuteur qui se seraient jusque-là déroulées à Paris ainsi que les avancées auxquelles le cabinet de guerre israélien aurait éventuellement donné son aval ne pourraient que faciliter à Paris la poursuite des pourparlers interrompus. Le Hamas et le Jihad Islamique pourraient certes, vouloir continuer à monnayer de plus belle leurs otages contre la libération de milliers de prisonniers mais ils voudraient avant tout conclure un accord durable de cessez-le-feu, dorénavant à leur portée. Désormais représenté par un « Front » parlant à l’unisson le bureau politique du Hamas, noyé dans la masse de 12 millions de réfugiés qui entendaient ne l’être plus, décuplerait ses chances d’être écouté. Au mieux, il serait enclin à discuter plus sereinement qu’avant. 

Le corridor de Philadelphie - la bande longue de 14 km qui longe la frontière entre Gaza et l'Égypte – tenait encore le 25 février ! Aussi était-ce sur une note d’espoir que la délégation du Hamas et celle d’autres mouvements dissidents de l’Autorité Palestinienne avaient résolument pris le chemin de Moscou pour y retrouver, dès le lendemain 26 février, non seulement le Fatah mais l’état-major de l’Autorité Palestinienne de Ramallah. Sauf que…

Sauf que cela ne s’est pas passé du tout comme l’immense majorité des Palestiniens du monde entier l’avaient espéré depuis leurs affrontements fratricides de 2007 : le Front Palestinien restera désuni ! Ni Mahmoud Abbas ni personne de son gouvernement ne feront le voyage de Moscou, car le Premier ministre de l’Autorité Palestinienne, Mohammed Shtayyeh, en poste depuis 2021 a présenté sa démission et celle de son gouvernement au président Abbas en ce lundi 26 juin 2024. Le commentaire de Mohammed Shtayyeh est d’une sobriété qui l’honore  « J'ai présenté, dit-il, à Ramallah, la démission du gouvernement à monsieur le Président le 20 février et je la remets aujourd'hui par écrit », ce qui veut dire que Mahmoud Abbas a gardé secrète la nouvelle pendant toute la semaine des pourparlers de Paris et jusqu’à la veille d’un départ éventuel pour Moscou. Inutile de préciser que Netanyahou jubile ! Pas besoin de dire pourquoi : la délégation du Hamas est dans l’avion mais le rapprochement est « dans les choux » ! 

Dans un entretien récent avec l'AFP, l'opposant Nasser al-Kidwa, neveu du défunt Yasser Arafat, avait appelé à un « divorce à l'amiable » avec Mahmoud Abbas et à la création d’une nouvelle unité du leadership politique palestinien, incluant certains membres du Hamas. 

La démarche de réunification du Front palestinien a certes été sabotée, mais on voit qu’il existe d’autres moyens de rapprocher le Hamas et les autres factions de l’Autorité Palestinienne et du Fatah ! Mahmoud Abbas devra dorénavant se soumettre ou se démettre. Et VITE. Il faudra de toutes les façons des élections pour qu’un Conseil national palestinien représentatif puisse prendre en charge enfin l’État de Palestine.

Le Hamas gagnera immanquablement les élections. 

Abbas le sait, Netanyahou le sait. 

Les deux seront jugés. 

Les deux seront tenus pour comptables du désastre.

Il est minuit, docteur Macron ! Pour l’amour du ciel, faites quelque chose ! 

Et ne nous décevez surtout pas.

الفشل الأمريكي في الشرق الأوسط

Le fiasco américain au Moyen-Orient

حاتم الطائي

 أمريكا لا تسعى سوى لزيادة مبيعات السلاح لتعزيز نمو اقتصادها وهيمنتها العالمية

 إسرائيل أداة وظيفية بيد واشنطن كي تبقى المنطقة العربية في تأخر وتخلُّف

 أمريكا تنكص بوعودها وتنتهك المواثيق لإبقاء نيران الصراعات مشتعلة

برهنتْ الأحداث والحروب والصراعات على مدى العقود الماضية أنَّ الولايات المتحدة الأمريكية ليست سوى عملاق مفتول العضلات بلا عقلٍ راشدٍ وواعٍ يُساعده على توظيف قوته؛ بل أيضًا فائض القوة التي يملكها، في صالح خير البشرية ومن أجل منفعة النَّاس في كل مكان، نقول ذلك والفشل يُلاحق أمريكا في كل أزمة وصراع حول العالم.

أمريكا الفاشلة في الشرق الأوسط، هي تجسيد واضح لتصريحات كبار المسؤولين الأمريكيين، الذين يؤكدون أنَّ البيت الأبيض لا يهمه سوى إدارة الأزمات لكي تصب في صالح الولايات المتحدة، وهو في المقام الأول إنعاش تجارة الأسلحة الأمريكية التي تمثل قرابة نصف تريليون دولار سنويًا أي 500 مليار دولار، ومن ثم إبقاء أمريكا متربعة على قمة اقتصادات العالم، بناتج محلي إجمالي يبلغ 23 تريليون دولار، وهو ما يمثل ربع الاقتصاد العالمي.

ولنا في تصريحات وزيرة الخارجية الأمريكية الأسبق كونداليزا رايس، عندما قالت إنَّ أمريكا ليست معنية بحل أزمة الشرق الأوسط، ولكن إدارة الصراع، تحقيقًا لمصلحتها الخاصة، وهذا هو مفتاح فهم آلية تفكير الإدراة الأمريكية ومعرفة أسباب فشلها الذريع في إحلال السلام في المنطقة؛ إذ إنها معنية فقط بأمن إسرائيل، حتى إن الرئيس الأمريكي جو بايدن قال "إن لم تكن هناك إسرائيل، لصنعنا إسرائيل"، وهذا هو دور واشنطن في الشرق الأوسط وفي أنحاء العالم، زعزعة الاستقرار، وزرع بؤر توتر وحروب وصراعات واغتيالات في كل بقعة على هذا الكوكب، لكي تضمن لنفسها التفوُّق الاقتصادي والعسكري. الولايات المتحدة لا تهدف سوى لتدمير العالم العربي، وإبقائه في المربع الأول، دون إنتاج حقيقي، ودون تصنيع فعلي، ودون زراعة مُثمرة، حتى نظل دائمًا في حاجة مُستمرة لها، ويبقى العرب رهن هيمنتها وسيطرتها.

والواضح لدينا أنَّ إبقاء دولة سرطانية مُغتصِبَة للأرض مثل إسرائيل، في قلب الشرق الأوسط، مع تدنيسها للقدس، برمزيتها الدينية السامية لدى المسلمين والعرب، باعتبار المسجد الأقصى ثالث الحرمين، يهدف في المقام الأول إلى كسر المعنويات الشعبية لدى عموم العرب والمسلمين، ومن ثم القبول بالأمر الواقع المفروض على الأنظمة التي يبدو أنَّ الكثير منها استسلم للسيد الأمريكي!

تصريحات الإدارة الأمريكية وخاصة تصريح بايدن سالف الذكر، يمثل واحدة من أخطر التصريحات التي أدلى بها رئيس أمريكي على مر التاريخ، لأنها تؤكد النية المُبيتة والحرص المُتواصل على إبقاء فتيل الحروب والصراعات مشتعلًا، وصب الزيت على النَّار كلما هدأت، فكيف نُفسِّر الصمت المُخزي للدولة التي تزعم كذبًا وزورًا أنها تُدافع عن حقوق الإنسان حول العالم، حيال جرائم الحرب والإبادة الجماعية والجرائم ضد الإنسانية التي تنفذها قوات الاحتلال الصهيوني في غزة، من قتل وتدمير ونسف للمباني والأحياء السكنية، وتجويع 2.3 مليون إنسان، وحرمان كل هذه الأرواح البشرية من المعونات الإغاثية بقصفها تارة، ومنع مرورها تارة أخرى، علاوة على قطع الاتصالات والكهرباء. ولا تشعر أمريكا الفاشلة بالخزي والعار عندما يُطبق الصمت عليها بينما 2.3 مليون إنسان في قطاع غزة يئنون تحت وطأة الجوع والإبادة الجماعية والبرد القارس، في حين أنها تتشدق بما تعتبره "حقوق الإنسان"، وتزعم أنها راعية هذه "الحقوق" حول العالم.

الحقيقة الكاشفة أن أمريكا أدمنت الحروب والصراعات، ولم تعد ترى سوى إشعال بؤر التوتر سبيلًا كي تظل مُهيمنةً على العالم، كما إن هذه الحروب أيضًا تمثل حلًا سهلًا لأزماتها الداخلية وصراعاتها الحزبية، فكُلما اقترتب انتخابات الرئاسة الأمريكية اشتعلت الحروب في العالم.

وبالتوازي مع هذه الحروب، تعمل أمريكا على الاستفادة من الأنظمة الديكتاتورية والفاسدة حول العالم، لضمان السيطرة المُضاعفة، وتمرير أية سياسات أمريكية في أي إقليم حول العالم، سواء في الشرق الأوسط أو في أوروبا أو في آسيا وحتى أفريقيا، والهدف الأوحد هو استنزاف موارد التنمية في كل دولة لصالح صناعة الحروب المدمرة، وثقافة الغزو والعدوان، تمامًا كما حدث في أفغانستان والعراق، ثم سوريا وليبيا واليمن، وفي أوكرانيا، والآن في فلسطين، فالهدف أن تظل دائرة الحرب بلا نهاية.

ونموذج أوكرانيا يكشف عن الكثير من الدلائل التي تُؤكد النهج الأمريكي الخبيث، وخطرها الداهم على الأمن والاستقرار العالميين، فقبل نشوب الحرب في أوكرانيا، أججت واشنطن العلاقات بين موسكو وكييف، وعملت على الإطاحة بالرئيس الأوكراني السابق الذي كان يحتفظ بعلاقات جيدة مع روسيا، إيمانًا بأهمية روسيا الجارة له، ثم جاء الرئيس الحالي المُتحالف مع الغرب بقيادة أمريكا، وبدأ معه الاستفزاز الخطير للأمن القومي الروسي، ما دفع موسكو إلى استباق التحركات الغربية تجاهها، وشنت العملية العسكرية في أوكرانيا. وهذه الحرب كشفت كيف أن أمريكا عملت على استدراج روسيا وإيقاعها في فخ أوكرانيا وتشجيع كييف على استفزاز الدب الروسي، ولكن مع توجه الأنظار إلى غزة، تخلت أمريكا عن أوكرانيا وبدأت تركز دعمها وتوجه سلاحها إلى إسرائيل، وباتت أوكرانيا ومن ورائها أوروبا في مواجهة منفردة، ضد روسيا. لكن أوروبا اليوم تنزف وتستغيث وغير قادرة على تمويل حرب أوكرانيا، لا سيما بعدما أصبحت ألمانيا تشتري الغاز الأمريكي بثلاثة أضعاف التكلفة، بدلًا من الغاز الروسي الرخيص، وقد أصبحت تكلفة المعيشة مرتفعة للغاية في ألمانيا، ما يضع برلين في موقف صعب، يجعلها تُركِّز أنظارها على الداخل الألماني.

وإذا أمعنا النظر في طبيعة الأدوار الأمريكية في العالم، نجد أنها صانعة الإرهاب وشريكة أساسية فيه، فتنظيمات متطرفة وإرهابية مثل القاعدة أو داعش أو أي كتائب أو ميليشيات مُسلّحة في أي مكان بالعالم، هي صنيعة أمريكية، وتمويل أمريكي، وتسليح أمريكي، حتى عندما نشأ تيار "الإسلاموفوبيا" كانت واشنطن أحد رعاته!

وأخيرًا.. من مؤشرات الدور الأمريكي السلبي في العالم وتجلياته في فشل سياستها واستراتيجياتها، أن الولايات المتحدة لا تلتزم بالعهود والمواثيق، مثل الاتفاق النووي الإيراني، والذي أعاد هذا الملف إلى نقطة الصفر، إلى جانب عدم التزامها باتفاقيات أوسلو، والكثير من الاتفاقيات، وهذا يؤكد رؤيتنا أن أمريكا دولة بلا مبادئ، هي فقط تنظر لمصلحتها المُتغيِّرة دائمًا والتي تصب في كفة الحرب والعدوان والدمار.

أمريكا مثالٌ حيٌّ على الفشل الذي يكشف عورة نظام عالمي معيب منح الهيمنة والقوة لدولة لا تملك أدنى مقومات الرُشد، دولة تُدبِّر المؤامرات بليلٍ، وتحيك خيوط الأزمات كما العنكبوت تنسج بيتها الواهن، تغتال خصومها بكل خسةٍ ونذالةٍ، تغدُر بمن تُسمِّيهم "حلفاء" لها، تخدع أصدقاءها، وتبتزهم بالديون تارة والاستثمارات تارة أخرى، ولا مانع لدى الولايات المتحدة من أن تسرق أموال الشعوب والحكومات جهارًا نهارًا، تحت وصف "العقوبات".

ويبقى القول.. إنَّ العالم سيظل يكتوي بنيران الفشل الأمريكي، ما دام النظام العالمي الحالي يقوم على "القطب الواحد"، بينما المخرج من هذه المُعضلة يتمثل في عالم مُتعدد الأقطاب، وحكومات وأنظمة تُعبِّر عن تطلعات الشعوب وتستهدف رضا مواطنيها، وليس إرضاء أمريكا والغرب ومؤسساته المالية والاقتصادية والسياسية، وإذا ما نجحت الدول العربية- على وجه الخصوص- في بلورة رؤية مشتركة وموحدة من أجل تحقيق النهضة العربية الشاملة، فلن تستطع أمريكا ولا غيرها أن تفت في عضد هذه الوحدة.. فهل يتحقق الأمل؟!

Le Billet de Xeno
(27 février 2024)

À quoi jouez-vous, monsieur Biden ? Ça ne se fait pas, quand le feu est à la maison et que déjà il embrase l’immeuble d’à côté, de dire que les pompiers arrivent, alors que c’est faux ! C’est pénal, savez-vous. Articles 121-6 du code pénal français : « Sera puni comme auteur le complice de l’infraction » et 121-7 « Est complice d'un crime ou d'un délit la personne qui sciemment, par aide ou assistance, en a facilité la préparation ou la consommation. Est également complice la personne qui par don, promesse, menace, ordre, abus d'autorité ou de pouvoir aura provoqué à une infraction ou donné des instructions pour la commettre ».


Sachez que pour étouffer ce feu ou pour empêcher son Foyer de le couver, il vous est
toujours loisible - même maintenant - d’enlever l’un des trois éléments de son triangle, que
sont la source d'ignition (ici les réfugiés, des braises inextinguibles), la source de combustible
(là, des colons pyromanes) et la source d'oxygène.


Or je ne vous le fais pas dire, monsieur le président, mais la source d’oxygène, c’est vous.


Il n’y aura pas de trêve, parce que vous n’en voulez pas, car vous n’en avez pas voulu, parce
que y avez opposé solennellement votre véto.

Et vous avez sciemment récidivé!

Quant à vous, monsieur Netanyahou ! Osez nous dire à quel exercice vous vous prêtez, à
systématiquement bloquer les convois humanitaires qu’attendent désespérément plus de
deux millions de hères hagards, à les priver d’aide alimentaire. Imaginez que le fait de les
parquer, de les affamer, de les assoiffer - les femmes et les enfants ensemble - c’est comme
les gazer. C’est votre propre immolation que vous leur infligez, dent pour dent.

Mais j'hallucine...

J’enrage devant ce match sur la pelouse de l’Élysée avec Kylian Mbappé en vedette
américaine (chacun son métier, et les vaches seront bien gardées) !

Le vrai défi n’est pas celui qui oppose à guichet fermé les Lions du Hamas aux Fennecs de
Tel-Aviv. Le vrai combat est entre Dieu et le Diable ; on ne sait pas qui va gagner.

Est-ce que je me fourvoie ? … Non, parce que je n’oublie pas le 7 octobre.

Les juifs peuvent-ils se transformer en peuple élu ou intouchable par l’intercession
de la « Shoah » (le mot sacré du culte) ? Non.

Est-ce une injure que d’assimiler Gaza en chambre à gaz ? Oui, c’est insupportable et je ne le
fais pas, mais les Israéliens apprécient mal les choses - l’intrus ne jouit du droit de se
défendre qu’avec modération.

Qui nie leur droit à l’existence ? Personne ne le fait.

Qui utilise le bouclier humain ? Le Hamas, même si dans leurs limites territoriales,
les assaillis peuvent difficilement faire autrement.

Qui pratique le crime de guerre en poussant jusqu’au bout le chantage aux otages ?
On ne le sait plus.

C’est « ainsi de suite », par répercussion, et nous bêlons pacifiquement.

Et j'en ai honte.

L’Arabie saoudite a choisi son camp

L’Arabie saoudite réaffirme son soutien indéfectible à la cause palestinienne

Les récentes tractations diplomatiques entre l’Arabie saoudite et Israël ont ravivé les interrogations quant à l’engagement de Riyad envers la cause palestinienne. Alors que de nouvelles discussions ont débuté le jeudi 8 février en vue d’une éventuelle trêve entre Israël et le Hamas, le royaume saoudien a pris position de manière catégorique : aucune normalisation des relations diplomatiques ne sera envisagée avec Israël tant qu’un État palestinien n’aura pas été reconnu dans les frontières de 1967. Cette déclaration, affirmée le mercredi 7 février, réitère les exigences saoudiennes pour toute normalisation avec Israël : un cessez-le-feu à Gaza et l’établissement d’un État palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale. Ces positions sont en phase avec les déclarations du porte-parole de la Sécurité nationale américaine, qui avait laissé entendre la possibilité d’une normalisation précoce des relations entre Riyad et Israël, indépendamment de l’issue des combats à Gaza.

Abdallah Al Houweij, ministre libyen des A.E. rencontre la presse étrangère à Paris

par Khaled Saad Zaghloul

عبد الهادي الحويج في لقاء مع الصحافة الدولية بفرنسا

باريس. خالد سعد زغلول

استضافت جمعية الصحاف الأجنبية ( APE ) في مقرها بباريس، المعتمدة بوزارة الخارجية الفرنسية، سعادة وزير الخارجية والتعاون الدولي الليبي الدكتور عبد الهادي الحويج، حضر اللقاء صحفيون دوليون من أوروبا وأمريكا وآسيا وأفريقيا ومن أستراليا بالتنسيق مع منظمة وسط وبحضور عشرة ممثلين عن المجتمع المدني معظمهم رؤساء جمعيات ومنظمات غير حكومية وعلى رأسهم الدكتورة سيدة عقربي، سفيرة النوايا الحسنة في الأمم المتحدة ورئيسة جمعية وسط.

قدم سعادة الوزير الليبي شرحاً شاملاً وعميقاً للوضع السياسي الليبي وشخص المشكلة الأساسية اليوم في بلاده تكمن في أن كل الفاعلين الإقليميين والدوليين، وحتى المجتمع الدولي ومجلس الأمن، يتحدثون مع كل الأطراف باستثناء العنصر الأساسي وهم الليبيين لذلك لم تنجح كل المبادرات السابقة كاتفاق الصخيرات واتفاقيات جنيف وباريس وباليرمو..كما لم يتطرقوا إلى المسألة الأساسية والعقبة الكأداء في الأزمة الليبية، وهي فوضى السلاح وقال بأنه يفضل أن يلتجئ الليبيون الى صناديق الانتخابات وليس الى صناديق السلاح الذي يجب أن يكون في المتاحف حيث يأمل أن يعم السلام والاستقرار في بلاده وقال بأن معركته الحالية هي استرداد السيادة الوطنية والاستقرار والسلام، وأكد سيادته بأن استقرار ليبيا من استقرار المنطقة وأوروبا والعكس صحيح أيضا فليبيا دولة محورية. كما أكد بأن المشكلة التي يعاني منها الليبيون هي من التدخلات الخارجية التي تهدف الى تعقيد الأزمة الليبية وليس الى حلها وقال بأن المصالحة الوطنية التي تنادي بها حكومته هي مطلب كل الليبيين فلابد من الحوار بين جميع الأطراف وقال بأن المتقاتلين في ليبيا هم من حلوا الأزمة بينهم عبر الحوار وليس طرف آخر بينما التدخلات الأجنبية الأخرى هي من أججت الصراعات ولم تحل الأزمة داعيًا إلى إعادة ترتيب الأولويات ونزع السلاح وإطلاق مصالحة شاملة. ودعا الوزير الليبي مبعوث الأمم المتحدة إلى ليبيا عبد الله باتيلي إلى أن "يجلس مع المجموعات المسلحة وأن يتحدث مع الشباب الذين يحملون السلاح ويقول لهم إن مكانهم على مقاعد الدراسة وفي المصانع، لا أن يحملوا البنادق ويقاتلوا إخوتهم الليبيين"، وفق تعبيره.وأكد الحويج أن "على المبعوث الأممي أن يقلب الطاولة وأن يعيد ترتيب الأولويات في الأزمة الليبية"، لكنه حذّر من أنّ "المشكلة الأساسية اليوم هي أن كل الفاعلين الإقليميين والدوليين، وحتى المجتمع الدولي ومجلس الأمن، لم يتطرقوا إلى المسألة الأساسية والعقبة الكأداء في الأزمة الليبية، وهي فوضى السلاح".واعتبر أن من الضروري اليوم العمل على نزع السلاح، وقال إنه "دعا المبعوث الأممي إلى وضع آليات لهذه الخطوة"، وقال إن باتيلي "قادر على صياغة عقد اجتماعي جديد يجمع الليبيين".

وقد رفض الحويج سياسة إملاءات أوروبا بخصوص ملف الهجرة رفضا أن تكون بلاده شرطي في البحر المتوسط لصالح أوروبا حيث رحب بعمل الافارقة في ليبيا ولكن رفض توطينهم كما تأمل أوروبا، وقال بأننا نرفض تلقي أموالا لتوطينهم بل يحبذ أن تسخر هذه الأموال كاستثمارات في الدول الأفريقية لرفع مستوى معيشتهم فالمهاجر يسعى إلى تحسين وضعه الحياتي والاقتصادي وبالتالي لابد من دعم بلده من أجل توفير فرص عمل بدلا من إعطاء مليارات اليوروات لتوطينهم في دول الساحل، وأكد بأن معركة ليبيا هي معركة وحدة واستقرار وأمن الليبيين وأن يعود السلام الى ليبيا بدون حرب.

وردا حول أسئلة الصحفيين الدوليين عن مسألة الهجرة الأفريقية في ليبيا وتوجهها نحو أوروبا عبر الساحل الليبي أوضح سعادة وزير الخارجية والتعاون الدولي الدكتور عبد الهادي الحويج بأن حكومته برئاسة الدكتور أسامة حماد عقدت مؤتمرا أفريقيا في مدينة  بني غازي نهاية الشهر الماضي حول الهجرة غير الشرعية، ودعا  المؤتمر إلى تفاهمات جديدة مع الدول الأوروبية بخصوص المهاجرين، كما أكد المشاركون في المؤتمر رفضهم لعب دور «الشرطي» للقارة الأوروبية.وطالب المشاركون في المؤتمر، في البيان الختامي الذي حمل اسم «إعلان بنغازي»، بعقد قمة أفريقية عاجلة لوضع استراتيجية موحدة بخصوص ملف المهاجرين غير الشرعيين، مشددين على ضرورة تجنب التوظيف السياسي لهم. وبعد مناقشة مستفيضة استحضرنا مختلف المواثيق العالمية المعنية بحقوق الإنسان بصفة عامة والهجرة بصفة خاصة وفي مقدمتها الميثاق العالمي لحقوق الإنسان والبروتوكولات الخاصة ذات الصلة أخذنا بعين الاعتبار الميثاق التأسيسي للاتحاد الأفريقي والإعلان الأفريقي لحقوق الشعوب والميثاق العالمي بشأن الهجرة الآمنة والمنظمة والنظامية الصادر في مدينة مراكش المغربية في العام 2018، بالإضافة إلى الأجندة الإفريقية للهجرة ، وإعلان القمة الأوروبية الإفريقية المنعقدة في فاليتا بمالطا في العام (2015)، وكذا إعلان نيويورك للاجئين والمهاجرين.

توحيد المواقف الأفريقية حيال ملف الهجرة

وأكد الوزير الليبي على أن المؤتمر عمل على تنسيق المواقف وتوحيد الجهود الأفريقية مجتمعة من اجل الدفاع عن سياسة دولية للهجرة تقدم حلولا مبتكرة تحول حركة الهجرة غير النظامية والنظامية إلى فرص تنمية تقوم على المنفعة التنموية لهذه الدول واحترام سيادتها الوطنية، مما يعزز الاستقرار لمواطنيها ويدفع باتجاه تنمية الشراكة المتبادلة بين بلدن الاستقبال والعبور ودول المنشأ. كما رفض التوظيف السياسي لملف الهجرة داخل دول الاستقبال من خلال صعود تيارات الكراهية التي تشكل عائقاً إضافياً لإيجاد حلول عقلانية للتحديات والتي تطرحها حركة انتقال القوى العاملة دولياً وتزيد من منسوب المقاربة الأمنية المحضة لمسالة اقتصادية وإنسانية بالأساس. وقال بإننا نعتقد أن العالم بحاجة لحلول مبتكرة لمسألة الهجرة تكون إضافة للمقاربة الشاملة القائمة على مبدأ العرض والطلب المتسق مع التحولات الاقتصادية الدولية الجارية بالإضافة إلى المتغيرات الديموغرافية والمناخية.

وواصل الدكتور عبد الهادي الحويج حديثه مع الصحافة الدولية وممثلي المجتمع الدولي قائلاً: "إننا ندعو لمعالجة الأسباب العميقة لتدفقات الهجرة غير النظامية وتسوية الأوضاع القانونية للمهاجرين مما سيمكن من الإقامة دون متابعة والتغلب على الأنشطة الإجرامية للمتاجرين بالبشر وتجنيدهم في النزاعات وبؤر التطرف. كما أعلن بأن هناك دعوة لمؤتمر بني غازي إلى قمة أفريقية عاجلة لوضع استراتيجية لمعالجة قضايا الهجرة حيث وجهنا نداءً للقادة الأفارقة إلى التعجيل بعقد قمة إفريقية حول الهجرة لتتفق الدول الأفريقية فيما بينها على استراتيجية موحدة لمعالجة قضايا الهجرة داخل إفريقيا ذاتها وتنفيذ الأجندة الإفريقية للهجرة، وتوحيد المواقف في التفاوض مع دول استقبال المهاجرين في الشمال بشكل مشترك. وقد فوضت الحكومة الليبية للتباحث والتشاور مع الجانب الأوربي لوضع آليات وتدابير جديدة لمعالجة مسألة الهجرة، وعقد اللقاءات اللازمة نحو حل شامل ومقاربة تشاركية لتنفيذ مخرجات إعلان بنغازي 2024.

وحول سؤال عن موقف ليبيا من اتفاقية الإبراهيمية وهل ممكن أن تكون هناك اتصالات بين حكومته وإسرائيل وفق اتفاقية الابراهيمية؟ رد الوزير الليبي ردا قاطعا وقال بأن حكومته ترفض الأحداث الجارية في غزة وحرب الإبادة الجماعية التي يتعرض لها الشعب الفلسطيني في غزة حيث يقتل الأطفال والنساء والشيوخ وتدمر المستشفيات والمدارس والبيوت وطالب بضرورة إيقاف هذه الحرب على الفور حقنا لدماء الأبرياء وقال بأن إسرائيل التي سعت لإبرام اتفاقية الابراهية من أجل السلام عليها أن تحترم حقيقة السلام فصناع السلام لا يسعون الى الحروب والدمار خصوصا وان معظم مدينة غزة أصبحت مدمرة

EN TROIS LANGUES

Certains articles feront l’objet en totalité ou sous forme de résumé d’une lecture en trois langues : français, anglais ou arabe.

TOUTE L’ACTUALITE SECURITE/DEFENSE

FLASHES EXCLUSIVITE TRILOGUENEWS

 

⚡ La fermeture annoncée du consulat libanais de Rio de Janeiro a provoqué une vague de protestations dans les rangs des émigrés libanais qui estiment, dans un communiqué de l’Union culturelle libanaise mondiale (UCLM), que les mesures d’austérité invoquées par le ministère des affaires étrangères devraient s’appliquer ailleurs donnant, sans aller trop loin, l’exemple de la pléthore de consuls honoraires et de conseillers nommés dans les pays d’accueil.

⚡ Des observateurs libanais estiment que le litige entre Beyrouth et Damas au sujet des tours d’observation frontalières offertes au Liban par la Grande-Bretagne ne sera pas réglé facilement. Du fait que les autorités syriennes et une partie des habitants de la région de Baalbeck-Hermel considèrent que des infos recueillies par les systèmes de surveillance de ces tours sont transmises à Londres qui en fait bénéficier Israël.

⚡ Les festivités de la fête nationale du Koweit et les discours prononcés à cette occasion dans le pays et à l’étranger donnent à croire que le nouvel émir désire s’engager sur la voie de l’ouverture, du développement culturel et touristique à l’instar de l’Arabie Saoudite qui commence à concrétiser.

⚡Mini-révolte dans le Golan syrien occupé par Israël. Un communiqué signé par un
groupe de nationalistes dénonce et met en garde les soldats druzes enrôlés dans
l’armée israélienne contre ce qui est qualifié de trahison. Le communiqué fixe aux
recrues un délai pour qu’ils quittent le service, sous peine de sanctions et de
poursuites.

⚡La nouvelle action de l’Afrique du Sud auprès de la «Cour Internationale de
Justice » au sujet des massacres de Gaza fait monter de plus d’un degré l’hostilité de
Tel-Aviv contre Canberra. Des cercles politiques français proches d’Israël n’hésitent
plus à qualifier les dirigeants sud-africains d’alliés du Hamas et du terrorisme
mondial.

⚡De la guerre larvée au Liban-sud aux difficultés rencontrées par les médiateurs qui
tentent d’instaurer une trêve entre Israël et le Hezbollah sur la base de la résolution
1701 on semble encore loin de la paix durable souhaitée par Beyrouth, estiment des
observateurs avertis rappellent que cela dépendra de ce que fera Israël à Gaza.

⚡Autre chiffre impressionnant : la « Lloyd’s List Intelligence » signale une baisse de
40 % du trafic des gros pétroliers empruntant la Mer Rouge. Chiffre enregistré en une
seule semaine du mois de févier courant.

⚡Le nombre de réfugiés syriens au Liban et plus particulièrement sur le plateau de la
Békaa a atteint deux millions dont une bonne partie loue environ 120.OOO unités de
logement par des contrats en bonne et due forme.

⚡La 20 e commémoration de la mort du « Grand combattant arabo-musulman »
Sayyed Hussein Badreddine Al-Houthi a été marquée en février par des discours
rappelant notamment qu’après cinq guerres dans diverses régions du Yémen ses
troupes ont pu occuper Sanaa, la capitale du pays.

⚡ Le haut commandement militaire américain a donné le nom de Poseidon Archer »à son opération contre le Yémen et ce, à la suite d’une réorganisation de son dispositif en Mer Rouge et après le bombardement par les combattants
« houthis »du cargo américain « « The Ocean Jazz ».

⚡La Chine a confirmé sa politique de diversifier ses approvisionnements en produits pétroliers selon le principe de ne jamais importer plus de 20 pour cent de ses besoins
d’un seul pays.

L’ACTUALITE INTERNATIONALE PAR PINTER

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est PINTER-BARDELA.png.

IRAK

Iraq boasts the fourth highest GDP among Arab nations Investment Opportunity: Waste-to-Energy Power Plant Iraq's National Investment Commission (NIC), in collaboration with the Municipality of Baghdad, Ministry of Electricity, and Ministry of Environment, has announced an investment opportunity to establish a Waste-to-Energy (WtE) power generation plant in Baghdad Governorate/Al-Nahrawan area. Project Details: The project aims to generate power from mixed solid waste, estimated at around 3,000 […] Iraq announces Tender for Baghdad Metro 2024-02-13 11:28:18 By John Lee. Iraq's National Investment Commission (NIC) has announced a tender for the construction of a metro transport system in Baghdad. The project is being offered on a design, build, operate, maintain, finance, and transfer ownership (DBOMFT) model, and the deadline for receiving Investment bids is Thursday, 11th April, 2024. According to the tender […] Tender: Najaf-Karbala Metro Project 2024-02-13 11:27:59 By John Lee. Iraq's National Investment Commission (NIC) has announced a tender for the construction of the Najaf-Karbala metro project. The project is being offered on a design, build, operate, maintain, finance, and transfer ownership (DBOMFT) model, and the deadline for receiving Investment bids is Thursday, 11th April, 2024. According to the tender document: "The […] New Industrial City to be built in Basra 2024-02-06 01:53:38 By John Lee. A committee of the Ministry of Industry has approved a plan to build an industrial city at the site of the General Company for Iron and Steel in Basra. According to a statement from the Ministry, the new development will be build in collaboration with a Chinese company, and based on the […]

Hamas explains: There was no choice but October 7

The Palestinian Resistance movement Hamas published a memorandum that documents the detailed timeline of events that led to Operation Al-Aqsa Flood, along with a series of events that followed the operation where they highlight "Israel's" crimes, and debunk Israeli propaganda.

L’opération « Déluge d’al-Aqsa » était une étape nécessaire et une réponse attendue pour faire face à tous les complots israéliens contre le peuple palestinien et sa cause ; c’était une action défensive dans le cadre de l’élimination de l’occupation israélienne de la Palestine, de la récupération des droits palestiniens et de la voie vers la libération et l’indépendance comme tous les peuples du monde, a déclaré le mouvement de résistance palestinien Hamas.

Téléchargez le document complet, version anglaise .pdf

GENOCIDE IN GAZA ?

Specifically, I am referring to the 84-page “application” that South Africa filed with the International Court of Justice (ICJ) on 29 December 2023, accusing Israel of committing genocide against the Palestinians in Gaza.1 It maintains that Israel’s actions since the war began on 7 October 2023 “are intended to bring about the destruction of a substantial part of the Palestinian national, racial and ethnic … group in the Gaza Strip.” (1) That charge fits clearly under the definition of genocide in the Geneva Convention, to which Israel is a signatory.2

The application is a superb description of what Israel is doing in Gaza. It is comprehensive, well-written, well-argued, and thoroughly documented. The application has three main components.

First, it describes in detail the horrors that the IDF has inflicted on the Palestinians since 7 October 2023 and explains why much more death and destruction is in store for them.

Second, the application provides a substantial body of evidence showing that Israeli leaders have genocidal intent toward the Palestinians. (59-69) Indeed, the comments of Israeli leaders – all scrupulously documented – are shocking. One is reminded of how the Nazis talked about dealing with Jews when reading how Israelis in “positions of the highest responsibility” talk about dealing with the Palestinians. (59) In essence, the document argues that Israel’s actions in Gaza, combined with its leaders’ statements of intent, make it clear that Israeli policy is “calculated to bring about the physical destruction of Palestinians in Gaza.” (39)

Third, the document goes to considerable lengths to put the Gaza war in a broader historical context, making it clear that Israel has treated the Palestinians in Gaza like caged animals for many years. It quotes from numerous UN reports detailing Israel’s cruel treatment of the Palestinians. In short, the application makes clear that what the Israelis have done in Gaza since 7 October is a more extreme version of what they were doing well before 7 October.

There is no question that many of the facts described in the South African document have previously been reported in the media. What makes the application so important, however, is that it brings all those facts together in one place and provides an overarching and thoroughly supported description of the Israeli genocide. In other words, it provides the big picture while not neglecting the details.

Unsurprisingly, the Israeli government has labelled the charges a “blood libel” that “has no factual and judicial basis.” Moreover, Israel claims that “South Africa is collaborating with a terror group that calls for the destruction of the state of Israel.”3 A close reading of the document, however, makes it clear that there is no basis for these assertions. In fact, it is hard to see how Israel will be able to defend itself in a rational-legal way when the proceedings begin. After all, brute facts are hard to dispute.

Let me offer a few additional observations regarding the South African charges.

First, the document emphasizes that genocide Is distinct from other war crimes and crimes against humanity, although “there is often a close connection between all such acts.” (1) For example, targeting a civilian population to help win a war – as occurred when Britain and the United States bombed German and Japanese cities in World War II – is a war crime, but not genocide. Britain and the United States were not trying to destroy “a substantial part” of, or all the people in those targeted states. Ethnic cleansing underpinned by selective violence is also a war crime, although it is also not genocide, an action that Omer Bartov, the Israeli-born Holocaust expert, calls “the crime of all crimes.”4

For the record, I believed Israel was guilty of serious war crimes--but not genocide—during the first two months of the war, even though there was growing evidence of what Bartov has called “genocidal intent” on the part of Israeli leaders.5 But it became clear to me after the 24-30 November 2023 truce ended and Israel went back on the offensive, that Israeli leaders were in fact seeking to physically destroy a substantial portion of Gaza’s Palestinian population.

Second, even though the South African application focuses on Israel, it has huge implications for the United States, especially President Biden and his principal lieutenants. Why? Because there is little doubt that the Biden administration is complicitous in Israel’s genocide, which is also a punishable act according to the Genocide Convention. Despite his admission that Israel is engaged in “indiscriminate bombing,” President Biden has also stated that “we’re not going to do a damn thing other than protect Israel. Not a single thing.”6 He has been true to his word, going so far as to bypass Congress twice to quickly get additional armaments to Israel. Leaving aside the legal implications of his behavior, Biden’s name – and America’s name – will be forever associated with what is likely to become one of the textbook cases of attempted genocide.

Third, I never imagined I would see the day when Israel, a country filled with Holocaust survivors and their descendants, would face a serious charge of genocide. Regardless of how this case plays out in the ICJ – and here I am fully aware of the maneuvers that the United States and Israel will employ to avoid a fair trial – in the future Israel will be widely regarded as principally responsible for one of the canonical cases of genocide.

Fourth, the South African document emphasizes that there is no reason to think this genocide is going to end soon, unless the ICJ successfully intervenes. It twice quotes the words of Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu on 25 December 2023 to drive that point home: “We are not stopping, we are continuing to fight, and we are deepening the fighting in the coming days, and this will be a long battle and it is not close to being over.” (8, 82) Let us hope South Africa and the IJC bring a halt to the fighting, but in the final analysis the power of international courts to coerce countries like Israel and the United States is extremely limited.

Finally, the United States is a liberal democracy that is filled with intellectuals, newspaper editors, policymakers, pundits, and scholars who routinely proclaim their deep commitment to protecting human rights around the world. They tend to be highly vocal when countries commit war crimes, especially if the United States or any of its allies are involved. In the case of Israel’s genocide, however, most of the human rights mavens in the liberal mainstream have said little about Israel’s savage actions in Gaza or the genocidal rhetoric of its leaders. Hopefully, they will explain their disturbing silence at some point. Regardless, history will not be kind to them, as they said hardly a word while their country was complicit in a horrible crime, perpetrated right out in the open for all to see.

PRESSE RELEASES ENTREPRISES

Nette augmentation du recours à la force meurtrière illégale par les forces israéliennes contre les Palestinien·ne·s en Cisjordanie occupéehttps://amnesty.hosting.augure.com/Augure_AmnestyInternational/default.ashx?WCI=EmailViewer&id={cbab93a1-e223-42ba-a8be-2b1535feecf2}

AGIR : fondations, initiatives, etc..

NOTRE POSITION : Relayer l’actualité méconnue ou ignorée par les grands médias de ce monde…

« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique (…) le droit de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » (Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée à Paris le 10 décembre 1948.) Survoler l’actualité et non y coller comme le font déjà plus ou moins bien les sites d’aujourd’hui. La commenter, bien sûr mais sélectivement en tenant compte de trois régions qui nous sont prioritaires, à savoir deux zones concentriques (France et Europe) et une troisième, plus large, l’Orient proche et moyen. Accompagner l’actualité par une étude approfondie d’événements, de situations ou de phénomènes méconnus ou ignorés par les grands médias de ce monde…Vous êtes un média et vous souhaitez publier une information ou un (e) journaliste souhaitant publier un article : CONTACTER LA REDACTION

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