Dix ans après, où en sont les pays qui ont connu un “printemps arabe” ?

Dix ans après, où en sont les pays qui ont connu un "printemps arabe" ?
En 2011, plusieurs dictateurs ont été renversés lors des révolutions arabes. (BARRY IVERSON/FRANÇOIS LOCHON/JOHN VAN HASSELT/ARTYOM KOROTAYEV/SAKIB ALI/PETER MACDIARMID/SPENCER PLATT/HONG WU/GETTY IMAGES/ELLEN LOZON/FRANCEINFO)

Tunisie, Egypte Libye… Dix ans après, où en sont les pays qui ont connu un “printemps arabe” ?

De Tripoli à Damas, du Caire à Manama, le “printemps arabe”, la vague de soulèvements qui a eu lieu dans les pays arabes en 2011 a été suivie, sauf exception, par des guerres ou par l’instauration de régimes autoritaires.

“Dégage !” Il y a dix ans, une série de soulèvements populaires éclataient dans les pays arabes au sud et à l’est de la Méditerranée. En Tunisie, en Egypte, en Libye, en Syrie ou au Yémen, les manifestants ont envahi les rues et la toile pour demander la chute de régimes dictatoriaux ou autoritaires installés depuis des décennies. Sous le slogan “le peuple veut la chute du régime”, ils exigeaient l’instauration de la démocratie, la justice sociale, la dignité, face à la corruption, aux inégalités et à la répression.

Aujourd’hui, les espoirs portés par ces révoltes – baptisées “printemps arabes” par les médias occidentaux en référence aux “printemps des peuples” en Europe en 1848 – sont largement déchus. En Tunisie, en Libye et en Égypte, les protestations ont conduit à la chute historique de leurs dictateurs, mais seule la Tunisie a connu, à ce jour, une transition démocratique.

En Libye, l’Etat s’est effondré, laissant place à une situation de chaos entre groupes rivaux. En Egypte, une contre-révolution et un coup d’État ont permis au maréchal Al-Sissi de prendre la tête du pays. Dans d’autres pays comme la Syrie et le Yémen, les guerres ont reconfiguré la région et provoqué des centaines de milliers de morts et l’exil de millions de réfugiés.

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