QUI VA AIDER L’ARMÉE LIBANAISE ?

L’aide à l’armée libanaise promise et attendue à la conférence de Paris de septembre est une question récurrente qui se pose depuis un demi-siècle sans trouver de réponse.

Sinon en 2013 ce don de 4 milliards de dollars promis par le roi Abdallah d’Arabie baptisé à l’époque « DONAS » qui prévoyait trois milliards à l’armée et un milliard aux forces de sécurité intérieure. 

Après des pourparlers libano-saoudo-français qui devaient aboutir à la fourniture de matériel et d’armes français, le fabuleux cadeau royal a connu mille et un dysfonctionnements avant de mourir en même temps que le monarque donateur.

A l’époque, plusieurs missions militaires s’étaient rendues dans la Ville-Lumière avec une « shopping list » pour s’entendre dire à chaque fois que tel missile était défensif mais également offensif ou que tel tank n’était pas dans les hangars des entreprises traitantes ou tel autre avion ne serait pas disponible avant deux ou trois ans… 

Le gouvernement du président de Beyrouth devait alors comprendre que ces atermoiements étaient inspirés par les services… israéliens.

D’autres tentatives n’ont été concrétisées depuis que par du matériel obsolète offert et un armement de surface plutôt inefficace face à ces drôles de drones d’aujourd’hui pilotés sur écran. 

Il est vrai que l’aide au Liban ont figuré depuis à l’ordre du jour de plusieurs conférences à travers le monde pour aboutir à de simples promesses sans lendemain.

Avec en ce moment des aides techniques promises pour croiser le fer avec les soldats-robots de demain et les véhicules blindés téléguidés.

Aujourd’hui, la conjoncture est plus complexe et entrave toute promesse d’aide au moment où la bataille inégale fait rage sur le terrain et aussi en raison de la corruption galopante porteuse d’opacité. 

Sans compter qu’Israël n’est pas le seul à bloquer tout soutien extérieur à une des armées les mieux entraînées de la région au double plan humain et technique. 

Un atout datant de la célèbre école militaire de Homs  sous le mandat français et perpétué par des stages dans les plus grandes écoles militaires du monde.

Mille fois hélas. Avec un matériel vétuste et une solde mensuelle de misère nos soldats et gradés ne peuvent qu’assurer une présence « limitée » sur les champs de bataille opposant l’ennemi israélien et le «Hezbollah » qui résiste encore et promet d’aller jusqu’au martyre.

Les organisateurs et donateurs potentiels de la conférence de Paris pourront-ils soutenir cncrètrement la troupe du pays du cèdre ?

« Mystère et boule de gomme»…

                                                                                                                                                           E.M.