il est grand temps de sanctionner Israël !
Entre 1947 et 1948, en quelques mois, 800 000 Palestiniens sont chassés de chez eux, d’abord par les milices juives, puis par l’armée israélienne après la proclamation de l’État d’Israël. Cette expulsion des deux tiers d’un peuple s’accompagne de massacres, de la destruction de 615 localités et de dépossession des terres.
Pour le peuple palestinien, ce fut la « Nakba » la catastrophe, un choc traumatique commémoré le 15 mai de chaque année. Le début de ce qui s’est avéré être un véritable nettoyage ethnique planifié, dans la logique du projet colonial de peuplement-remplacement sioniste initial. Il faut « vider » le territoire des Palestiniens qui y vivent pour installer un nombre croissant de colons.

En 2026, ce nettoyage ethnique se poursuit sous des formes toujours plus violentes : la guerre génocidaire contre la population de Gaza, la multiplication des déplacements forcés et massifs, l’imposition de conditions de vie insupportables pour inciter au « départ volontaire » de Palestiniens, la destruction des camps de réfugiés en Cisjordanie et les agressions meurtrières de communautés villageoises par les colons protégés par l’armée d’occupation sont autant de stratégies expérimentées par l’État d’Israël.
Avec l’arrivée au pouvoir en Israël d’un gouvernement fasciste et raciste qui revendique ouvertement l’annexion de la Cisjordanie, les menaces, les assassinats et les violences à l’encontre des Palestiniens, en Cisjordanie comme en Israël, se sont brusquement intensifiés. Le ministre Bezalel Smotrich, suprémaciste juif et colon prône ouvertement, sans être démenti par l’opinion israélienne, la mise en application de son plan décisif « One hope » dont le postulat est le suivant : « toute solution doit être fondée sur la suppression de l’ambition de réaliser l’espoir national arabe entre le Jourdain et la Méditerranée. […] La victoire par la colonisation fera comprendre aux Arabes et au monde entier qu’un État arabe ne verra jamais le jour sur cette terre. ». Deux options sont présentées aux « Arabes de Judée et Samarie » : un statut de sous citoyen et vivre dans des bantoustans ou l’émigration choisie assortie d’une « subvention d’adieu ». Et ceux qui ne renonceront pas à leur ambition nationale seront vaincus par la force armée.

Cependant les promoteurs de l’expansion coloniale ne parviennent pas à « achever ce qui a débuté en 1948 ». Malgré les souffrances inouïes, les humiliations, la répression, les déplacements forcés, les Palestiniens en territoire occupé résistent et refusent de quitter leur terre. Ils refusent de subir un nouvel épisode de la Nakba.
Le 15 mai, dans l’exil, les 7 millions de Palestiniens réfugiés revendiquent avec force leur droit au retour, leur droit à réparation, leur droit à l’autodétermination. Et les milliers de Palestiniens déplacés au sein du territoire palestinien occupé, conscients des intentions de l’occupant, résistent aux menaces de transfert forcé.
Trois générations de réfugiées attendent toujours qu’Israël reconnaisse sa responsabilité dans l’exode massif que ses forces armées ont méthodiquement provoqué.

En 2026 dans le sud du Liban, l’armée israélienne use des mêmes procédés qu’à Gaza pour s’accaparer de nouvelles terres et ressources en eau ou en gaz : bombardements sur des cibles civiles pour inciter à l’évacuation massive des habitants, occupation terrestre et destruction systématique des habitations et infrastructures, interdiction faite à la population de retourner chez elle, instauration de zones dites tampons qui sont en fait des zones d’occupation et d’annexion de facto de territoires dont les ressources naturelles sont pillées.

Les États occidentaux vont-ils enfin reconnaître le caractère fondamentalement colonial et raciste du projet sioniste ? Vont-ils enfin admettre le droit au retour des réfugiés Palestiniens et faire qu’il soit mis en œuvre ? Vont-ils enfin mettre fin à l’impunité de l’État d’Israël ?
L’Union européenne et la France, qui se réclament de la démocratie et du droit, ne peuvent se contenter de condamner la violence et d’appeler à la retenue.
L’heure est aux sanctions contre la politique d’Israël, un État qui, depuis 78 ans, expulse, massacre, vole des terres et va jusqu’à nier l’existence du peuple palestinien.

Si la France entend se distinguer sur la scène internationale et faire preuve de courage politique, elle doit inscrire à l’ordre du jour l’application du droit au retour et droit à réparation pour tous les réfugiés palestiniens et pour toutes les personnes déplacées de forces.
Elora Dufour Responsable presse et communication Association France Palestine Solidarité (AFPS) 21 ter Rue Voltaire 75011 Paris Tél. : 07 68 29 02 17 | 01 43 72 15 79 Suivez l'AFPS sur france-palestine.org Facebook (@AFPSOfficiel) X (@AFPSOfficiel) Instagram (@francepalestine_afps) Youtube (@francepalestine)
