JOURNEE MONDIALE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE

3 mai 2026

En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, la France condamne les attaques et violences commises à l’encontre des journalistes et professionnels de médias. Elle rend hommage à celles et ceux, trop nombreux encore cette année, qui ont été tués dans l’exercice de leur métier, partout dans le monde, en Palestine, en Ukraine, au Soudan, et ailleurs. Nous saluons la mémoire d’Antoni Lallican, photojournaliste français, tué le 3 octobre dernier lors d’une frappe de drone russe. La Russie a fait de la liberté d’informer une cible.

Lors de la semaine de haut-niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2025, la France a exigé, aux côtés de 21 pays, que la protection des journalistes et des professionnels des médias soit assurée à Gaza, conformément au droit international humanitaire. Elle a appelé les autorités israéliennes à y autoriser l’accès des médias étrangers indépendants. Au Sud-Liban, quatre journalistes sont morts depuis le mois de mars dans des bombardements menés par l’armée israélienne. Le ciblage délibéré de journalistes, lorsqu’il est avéré, est constitutif d’un crime de guerre. La France soutient les autorités libanaises dans leurs efforts visant à ce que toute la lumière soit faite sur ces tragédies et pour que la justice soit rendue.

La France mobilise la communauté internationale en faveur d’un espace informationnel, intègre, libre et régulé. Le Partenariat pour l’information et la démocratie, initié avec Reporters sans frontières, est soutenu par 57 pays. En octobre 2025, lors du Forum de Paris pour la Paix, 34 États se sont engagés pour une action multilatérale permettant d’assurer et de garantir l’intégrité de l’information et l’indépendance des médias. La France a renouvelé son soutien au Fonds international pour les médias d’intérêt public (IFPIM). Elle appuie le déploiement de la Journalism Trust Initiative (JTI) dans le monde, dispositif de certification qui promeut les médias répondant à des règles éthiques et d’indépendance.

Face aux restrictions à la liberté d’expression et à la liberté de la presse dans de nombreux pays du monde, ainsi qu’à la propagation de fausses informations et aux manipulations croissantes de l’information, la France rappelle que la liberté d’informer et d’être informé est essentielle à l’exercice de la démocratie. La libération des journalistes et professionnels de médias détenus arbitrairement est un impératif.

La France continue d’agir auprès des autorités algériennes pour obtenir la libération et le retour en France de Christophe Gleizes.