Cette année 2026 dont on voyait déjà les signes inquiétants ne nous a pas trop surpris par le coup de main de Donald Trump au Vénézuela sinon par le fait que le monde l’attendait du côté de l’Ukraine ou de Gaza.
Et voici que le rapt de Nicolas Maduro, au lendemain de la Saint- Sylvestre, nous annonce la couleur plutôt noirâtre des prochains mois.
L’impact de cette chevauchée yankee devait bien entendu faire tembler le monde mais, pire que cela, elle a frappé deux points déjà en ébullition : l’Ukraine et Gaza.
Feu vert de la Maison Blanche à Bibi et blanc-seing à Poutine en Ukraine ?
On pourrait à ce stade le croire mais cela semble bien plus complexe si l’on scrute ces deux champs de bataille si différents mais qui pourraient connaître les mêmes rebondissements.
Pour Moscou, une mainmise sur les régions russophones de l’Ukraine et bien au-delà, sur le modèle de la célèbre « doctrine Monroe » proclamée aux USA en 1823 qui faisait du continent américain une sorte de chasse gardée de Washington tout en bannissant la moindre interférence étrangère.
Une mainmise de Moscou sur les territoires ukrainiens convoités qui pourrait s’étendre à certains pays de l’ancien bloc soviétique.
Et non loin de là, une rapide occupation par Israël de Gaza et de la Cisjordanie.
Avec, au passage, une annexion du sud des zones méridionales de la Syrie et du Liban au nom du « droit d’Israël à se défendre ».
On ne voit donc à ce stade ni l’ours russe ni le dragon chinois s’opposer fermement à l’expansionnisme de l’oncle Sam sur un continent qui porte déjà son nom. Le premier rêvant de soumettre Kiev et le second rêvant d’annexer Taïwan.
Donc une mappemonde tripolaire où les zones d’influence succèderaient aux deux blocs tracés au lendemain de la 2e guerre mondiale. Avec une Europe communautaire incapable de se manifester faute de politique étrangère et partant de défense commune.
On pourrait bien sûr y regarder de plus près et signaler ça et là des difficultés et des entraves.
Mais l’Histoire nous a appris que lorsque les grands décident les moins grands et les petits se tiennent à carreau en attendant des jours meilleurs.
E.M.
