Edito du 24 juin 2019 : VOL AU DESSUS D’UN VOLCAN

Par Elias MASBOUNGI

VOL AU DESSUS D’UN VOLCAN

De Téhéran à Washington en passant par Ryad, Le Caire et Paris, la tension a atteint en ce mois de juin son paroxysme alternant les déclarations guerrières  et les tirs contre les drones américains et les pétroliers dans la mer d’Oman.

Au bord du « casus belli » Donald Trump ordonne un raid contre des objectifs militaires iraniens puis se rétracte sans que l’on puisse savoir s’il s’agit d’un contre ordre à caractère technique ou d’une dissuasion diplomatique russe.

Car ce bras de fer qui n’est pas près de finir entre un grand joueur d’échec  et un as du tric trac bien malin serait celui qui pourrait miser sur la patience de l’un ou la fébrilité de l’autre. Tout le monde attendant avec angoisse l’étincelle fatale que seule une super diplomatie russe ou française pourrait éviter.

Pour l’instant, deux théories s’affrontent. Celle qui met en avant la stratégie du bord du gouffre du chef de la Maison Blanche et celle qui mise sur la force tranquille du Guide Suprême.

Pour éviter l’embrasement, la diplomatie s’active au niveau du nucléaire rappelant aux uns et aux autres qu’une déflagration n’épargnerait personne.

Dans les faits, les mises en garde du Président Macron et le travail assidu de l’émissaire français à Téhéran remettent en avant la nécessité de désamorcer la crise par là où elle a commencé. A savoir le rejet américain de l’accord sur le nucléaire respecté par les parties concernées. Sans oublier les appels au calme de Vladimir Poutine.

Outre Atlantique des sages tentent de convaincre le président américain des méfaits possibles de son entêtement sur la suite de sa campagne électorale.

En attendant le gouffre est là et attend les uns et les autres.

 


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