En visite à Beyrouth fin avril : LE DRIAN INSISTERAIT SUR UNE ACCELERATION DES REFORMES ET CONFIRMERAIT UN SOUTIEN AUX PLANS HUMANITAIRE ET CULTUREL

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Photo d'archives REUTERS

En visite à Beyrouth fin avril : LE DRIAN INSISTERAIT SUR UNE ACCELERATION DES REFORMES ET CONFIRMERAIT UN SOUTIEN AUX PLANS HUMANITAIRE ET CULTUREL

Paris, d’Elie MASBOUNGI

La prochaine visite au Liban de M. Jean-Yves le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, serait placée sous le signe de l’encouragement des responsables libanais à accélérer les réformes nécessaires à la concrétisation de l‘aide décidée lors de la conférence CEDRE et aussi d’un accompagnement français pour la solution du problème des réfugiés syriens.

Le chef de la diplomatie française se rendrait à Beyrouth fin avril, indiquent des sources proches du Quai d’Orsay, ajoutant que ses entretiens avec les responsables libanais porteraient également sur des questions bilatérales, notamment dans le domaine culturel où le gouvernement français pourrait aider à la restauration des sites archéologiques, et d’œuvres d’art afin d’aider nos autorités compétentes à valoriser notre patrimoine religieux et promouvoir un tourisme culturel  et patrimonial.

Pour en revenir aux deux premiers titres de la visite de M. Le Drian au pays du Cèdre, des milieux diplomatiques français et arabes qui suivent de près la situation au Liban, laissent entendre qu’une certaine satisfaction de la France sera exprimée quant au démarrage même timide des réformes ou plutôt ce qui doit précéder les réformes, à savoir l’entente sur le nouveau budget de l’Etat et l’approbation en conseil des ministres du « Plan de l’Electricité ».

En ce qui concerne les réfugiés syriens et selon des milieux politiques franco-arabes  bien informés, M. Le Drian réaffirmera le désir de son pays d’aider à leur retour dans les délais les plus courts et dans des conditions acceptables partant du principe que les vues françaises à ce sujet ne sont pas éloignées de la position libanaise unanime ; alors que certains pays estiment qu’il faudra attendre bon moment encore une solution politique à Damas.

  Toujours selon ces milieux, les entretiens franco-libanais porteront certainement sur la crise syrienne sous ses divers aspects et sur la conjoncture régionale où les vues françaises sont claires mais nécessitent certains éclaircissements. A savoir la complexité de l’entente israélo-russe dans la région, l’ambiguïté de la position turque et des intérêts d’Ankara à ses frontières avec la Syrie et l’Irak et d’autres points sur lesquels la voix de la France se fera entendre par la bouche de son ministre des Affaires étrangères.

Inversement, le chef du Quai d’Orsay voudra certainement entendre les vues libanaises sur les relations libano-iraniens marqués au coin par l’activité du Hezbollah Au Liban et en Syrie. Ceci pour aider le Liban à esquiver éventuellement de trop fortes pressions américaines qui se profilent à l’horizon.

Sur ce point précis, Paris, qui ne cesse de réaffirmer son soutien au gouverneur de la Banque du Liban, pourrait rassurer Beyrouth sur une nette position par rapport à des pressions américaines consistantes qui fragiliseraient encore la situation économique et financière du Liban.


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