Sauver les ânes, pas les âmes…

Une association israélo-française se consacre depuis quelque temps au sauvetage des ânes
en danger de… Gaza.
Récupérés par des soldats israéliens sous les décombres ou dans les rues désertes de
l’enclave quotidiennement bombardée, ces « ânes palestiniens », selon cette association,
sont mis en sécurité puis envoyés par avion en Europe, en conteneurs individuels aérés et
pressurisés.
Selon un reportage paru ce 9 janvier sur le supplément « M » du quotidien « Le Monde », le
gîte animalier fondé par Brigitte Bardot n’aurait pu accueillir que cinquante de ces équidés
« sauvés des maltraitances des Gazzaouis » qui les surchargent de femmes, d’enfants et de
bagages pour gagner des zones plus sûres, faute de véhicules et de carburant.
Par ailleurs, quatre de ces baudets auraient été aperçus en pleine opération de
déchargement à l’aéroport de Liège pour être livrés à un « sanctuaire » allemand malgré les
protestations des autorités germaniques qui exigent « une évacuation médicale»…
Le journal rapporte que des Palestiniens accusent Sharon Cohen, la fondatrice de cette
association, de « voler les ânes de Gaza » alors que deux millions de civils déplacés par
l’armée occupante errent à pied ou sur des charrettes tirées par ces bêtes « faméliques » ou
des bras encore disponibles.
Si des associations de défense des animaux n’y voient rien à redire, cette opération suscite
l’indignation au regard de la situation humanitaire dramatique à Gaza.
On pourrait dès lors se demander pourquoi ces quadrupèdes sauvés ne seraient pas
transportés chez leurs congénères israéliens, bien mieux traités, sur la «terre promise»
occupée, ce qui serait plus rapide et…plus économique
A quand le sauvetage des rats terrés sous les décombres de Gaza pour les expédier vers les
égoûts de Paris plus sûrs et plus accueillants…
Sauver des ânes plutôt que des âmes…
Par des âmes charitables bêtes et (très) méchantes aveuglées par ces insanités criminelles,
arrogantes et délibérées.
E.M.