ODAS a été créée en 2008 à la demande de l’Etat français pour contribuer à développer les exportations dans le domaine de la défense, de la sécurité et des hautes technologies. ODAS intervient dans le cadre de contrats d’Etat à Etat ou de contrats commerciaux. Son actionnariat rassemble, aux côtés de l’Etat français, les principales entreprises de la défense.


23 FEVRIER 2016

L’aide militaire saoudienne annulée : LA FRANCE NE PEUT INTERVENIR DANS LE DIFFEREND ENTRE BEYROUTH ET RIYAD MAIS SOUHAITE UN ARRANGEMENT

Face au revirement saoudien dans l’affaire du « DONAS », le contrat tripartite portant sur l’aide militaire de 3+1 milliards de dollars au Liban, Paris se cantonne dans une attitude d’expectative tout en regrettant que les choses se passent ainsi. D’autant que ce marché avait fait l’objet de laborieuses négociations depuis que feu le roi Abdallah avait au président Hollande que annoncé officiellement que son pays financerait cette aide dont le Liban, pays ami des deux parties avait grandement besoin, son armée étant en première ligne à sa frontière nord-est face aux hordes de « Daech ».

Une source proche du ministère de la défense affirme que le gouvernement français ne peut intervenir dans le différend saoudo-libanais mais déplore l’annulation de l’accord tout en rappelant que la relation contractuelle franco-saoudienne ne saurait être affectée puisque Ryad a honoré jusqu’ici ses engagements financier et que la production du matériel prévu par le contrat se poursuit.

De source gouvernementale, on apprend que le souci principal de la France est que le bailleur de fonds ne se rétracte et que le ministère de la défense, maintenant installé rue Balard, souhaite vivement que l’Elysée et le Quai d’Orsay parviennent à arranger les choses.

Interrogé par « L’Orient Le Jour » sur la demande du prince Mohammed Ben Salmane, vice-prince héritier et ministre saoudien de la Défense d’écarter l’ODAS (Organisme mixte chargé de veiller à la bonne exécution des marchés d’armement français conclus avec l’étranger) du marché tripartite, un responsable français a rappelé que l’ODAS avait été  créé à la demande de l’Arabie Saoudite qui entendait ainsi mettre fin aux exigences d’intermédiaires – dont des hommes d’affaires libanais – lords de contrats précédents d’armement.

Du côté du Quai d’Orsay, le porte-parole Romain Nadal, avait commenté lundi l’affaire du contrat franco-libano-saoudien en ces termes :

« L’Engagement de la France aux côtés du Liban pour protéger ce pays des conséquences de la situation dans la région fait partie de notre stratégie au Proche-Orient. Le programme DONAS financé par l’Arabie Saoudite a pour objectif de contribuer à l’équipement des forces armées nationales au Liban afin de leur permettre de protéger le pays en toute indépendance. Nous poursuivons notre dialogue avec les autorités saoudiennes et libanaises pour atteindre cet objectif. »

Comprendre que la diplomatie française, à la demande de la rue Bayard et des industries d’armement de l’hexagone, veut que le DONAS reprenne dans le respect des engagements de toutes les parties et conformément au calendrier prévu au double niveau de la production  et de règlements financiers.

Pour Paris en effet, le pire serait que le matériel commandé soit détourné pour aller vers d’autres destinataires que le Liban, ce qui contraindrait le pays du cèdre à trouver d’autres fournisseurs d’armes tels que la Russie, les USA et même l’Iran.

19 FEVRIER 2016

LES MILLIARDS DU ROI : LIBEXIT  – Le feuilleton du contrat saoudo-franco-libanais des  3+1 milliards de dollars,  d’aide militaire au Liban, négocié en 2013 et plus connu ici sous le titre « Les Milliards du Roi » connaît un spectaculaire rebondissement qui pour le Liban signifie en fait un triste épilogue.

A Paris, les autorités concernées par ce méga-contrat d’armement ont pris connaissance de ce revirement saoudien à l’égard du Liban sans s‘inquiéter outre mesure de l’aspect financier de ce deal.

En fait, alors que le ministère des Affaires étrangères et de la Défense se cantonnaient hier dans un mutisme total refusant nettement de réagir sur l’éviction du Liban de l’accord tripartite qui allait permettre à notre armée de s’équiper pour continuer se battre en première ligne contre Daech, des milieux diplomatiques bien informés et concernés laissaient entendre ce qui suit.

L’annonce saoudienne de priver le Liban de cette aide militaire ne concerne pas la partie française qui, après avoir obtenu le premier paiement sur ce contrat et les assurances sur la suite, continue à produire le matériel convenu par les huit entreprises d’armement pressenties par l’ODAS qui affiche « business as usual »…

Autrement dit, cet armement n’ira pas au Liban mais il est en cours de production sans que l’on sache quel pays en sera le bénéficiaire.

De source militaire, on apprend que ce revirement saoudien ne remet pas en question l’accord stratégique franco-libanais dont parle le ministre de la Défense, M. Jean-Yves le Drian depuis qu’il s’était rendu à Beyrouth le 19 avril 2015 pour livrer les 48 batteries de missiles Milan prélevées sur les sticks de l’armée française.

Lors de ce voyage à Beyrouth où il était accompagné par un groupe restreint de journalistes, le ministre avait affirmé que l’accord tripartite scelle en fait une « alliance stratégique franco-libanaise et que la France se tiendra de  ce fait aux côtés des forces armées libanaises dans leur combat contre le terrorisme ».

A une question sur ce que ferait la France en  cas de grande offensive de « Daech », par exemple dans le nord de la Békaa avant la livraison des armes françaises – dont les délais étaient estimées à l’époque à 4 ans et demi (période prolongée plus tard à cinq ans et demi) – le ministre s’était contenté de répondre : « Nous avons maintenant un accord stratégique avec le Liban ».  Refusant d’en dire plus lorsqu’un de nos confrères lui avait demandé si nos soldats recevraient alors l’armement nécessaire, à valoir sur les stocks des armées françaises.

Motus également à Paris sur le 4e milliard promis par feu le roi Abdallah, mis à la disposition de Saad Hariri et destiné à l’achat d’armes et d’équipements  pour les FSI ainsi que d’avions d’attaque au sol de type A29 Tucano.

20 jJANVIER 2016

Le contrat de fourniture d’armes françaises au Liban (DONAS) : NOUVEAU BLOCAGE EN RAISON D’EXIGENCES SAOUDIENNES

Tout le monde croyait que le « Donas » (le contrat franco-saoudo-libanais de 3 millards de dollars pour l’armée libanaise) se déroulait comme prévu et qu’après la livraison de 40 batteries de missiles Milan en avril 2015, le prochain envoi était attendu en mai prochain.

Mais il semble que ce marché rencontre un nouveau gel et nous en avions fait état dans un article précédent suscitant des démentis français et saoudiens.

Dans son édition de mardi datée d’hier, « Le Monde » révèle, sur base d’informations crédibles, que ce nouveau blocage est causé par le fait que le N° 3 saoudien, le prince Mohammed Ben Salman – qui est également ministre de la Défense – exige « un nouveau cadre pour la relation bilatérale franco-saoudienne » qui écarterait du circuit l’ODAS, l’organisme mixte chargé de suivre et de veiller au bon déroulement des contrats d’armement français.

Le quotidien français se demande si au travers de cette demande le prince Mohammed veut éviter ce passage obligé de tout contrat d’armement franco-étranger pour écarter du circuit les ancienne équipes qui géraient le commerce d’armement jusqu’à la mort du roi Abdallah Ben Abdel-Aziz en janvier 2015 réalisant un chiffre d’affaires de 100 milliards de dollars rien qu’avec l’Arabie Saoudite.

Sur cette affaire qui a connu plus d’un rebondissement, nous apprenons que le vice-prince héritier considère les honoraires de l’ODAS (qui s’élèvent pour le seul contrat franc-saoudo-libanais à 230.000) euros sont des commissions destinées à une tierce partie du fait que parmi les actionnaires de l’ODAS figurent des personnalités saoudiennes qui ne sont du même bord que lui.

Toujours est-il que cette exigence de MBS (Mohammed Ben Salman) a été formulée par écrit aux autorités françaises et que cela les embarrasse du fait que l’ODAS exerce une sorte de monopole sur les exportations de matériel militaire français.

Sera-t-il possible que le reste du marché, s’il venait à reprendre, se concrétise sans la participation de l’ODAS ? Les autorités françaises compétentes observe le silence le plus total sur le point précis, d’autant plus délicat que « Le Monde » rapportait dans son article que certaines personnes de l’entourage du ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian, « ne cachent pas leurs critiques envers le « patron » de l’ODAS, l’amiral Edouard Guillaud, ancien chef d’état-major des armées.

Entretemps, la seule victime de ces divergences franco-saoudiennes est le Liban dont l’armée est en première ligne dans la guerre contre Daech et qui attend avec la plus grande impatience la reprise des livraisons d’armes françaises prévues pour mai prochain mais qui auront une nouvelle fois du retard. Notons que le délai total de ces livraisons était fixé à 4 ans et demi et que, selon des sources militaires concordantes françaises et libanaises, il est maintenant de cinq ans et demi (à partir d’avril 2015).

Une délégation de l’ODAS était au Liban depuis quelques jours, dans le cadre de sa mission, et l’équipe est rentrée à Paris hier mardi.

Le DONAS mobilise  50 entreprises françaises relevant de 30 groupes industriels et prévoit.

Le marché comprend, outre les batteries Milan déjà livrées, 250 véhicules blindés, quinze hélicoptères de transport, vingt canons de 155mm, quatre patrouilleurs maritimes, des drones, des systèmes de communication et de surveillance des frontières.

10 novembre 2015

«LES MILLIARDS DU ROI», un feuilleton qui n’en finit plus : Un gel des livraisons retarderait encore la livraison de « trois ou quatre hélicoptères de combat » français

Le contrat franco-saoudien de fourniture d’armes au Liban, plus connu dans les milieux politico-militaires sous les appellations «DONAS » ou « Les Milliards du roi », ressemble de plus en plus à un feuilleton dont on n’est pas près de voir l’épilogue. Tant cet accord de trois milliards de dollars offerts par feu le roi Abdallah a connu des rebondissements et des couacs dont le dernier aura été un gel des livraisons dès l’avènement du roi Salman sous prétexte de revoir les textes, les listes d’achat et les délais de livraison.

La semaine dernière, deux délégations militaires libanaises se trouvaient presque en même temps à Paris, la première purement technique dont la mission portait sur la formation des personnels dans le cadre de protocoles libano-français conclus depuis longtemps.

Mais la, deuxième délégation, dirigée par le général Maroun Hitti et qui quitté Paris samedi dernier, était chargée de discuter avec la partie française d’une modification de la « shopping list » rendue nécessaire après l’obtention par le Liban de matériels d’artillerie livrés par la Jordanie et les Emirats Arabes Unis.

Le général Hitti et les experts militaires qui l’accompagnaient ont passé au peigne fin, avec les militaires français concernés, les bordereaux du matériel initialement prévu dans le cadre de l’accord des trois milliards. Des discussions à caractère technique et stratégique auraient eu lieu lorsque la parte libanaise a souhaité modifier certains équipements qui auraient fait double emploi avec l’armement jordano-émirati réceptionné à Beyrouth.

Lors de cette discussion, les interlocuteurs français auraient exprimé des réserves pour remplacer certains équipements au prétexte de leur degré de sophistication (et de leur appartenance à une nouvelle génération d’armes) et auraient réclamé un délai supplémentaire pour en parler aux hautes instances de la rue Saint Dominique (siège du ministère de la Défense qui vient d’ailleurs d’être transféré  au quartier Balard, dans le 15 arrondissement).

Ce délai requis, s’ajoutant à des lenteurs apparues chez les bailleurs de fonds saoudiens porteraient la durée de l’exécution du « DONAS » à 5 ans et demi au lieu des quatre ans et six mois annoncés par le ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian lorsqu’il avait accompagné à Beyrouth il y a quelques mois la première cargaison, les 48 batteries de fusées Milan.

A Ryadh le ton veut être rassurant quant aux paiements prévus au calendrier des livraisons mais des sources militaires indépendantes estiment qu’au moment où l’Arabie Saoudite est engagée militairement au Yémen, il y a des chances que de nouveaux délais soient annoncés.

Pour ce qui est du matériel lourd attendu avec la plus grande impatience par Yarzé, des milieux français estiment que « trois ou quatre hélicoptères de combat » pourraient être livrés à notre armée de l’air dans « trois ou quatre mois »…

Ce qui risque de donner des sueurs froides au niveau du haut commandement du fait de rumeurs persistantes sur une très possible détérioration de la situation à Ersal et aussi sur le plan diabolique qui donne à croire que des Syriens se trouvant au Liban pourraient recevoir des armes et que des camps palestiniens pourraient également être équipés d’armes légères et moyennes.


19 JUIN 2015

Le gel possible du « DONAS » : Le Drian partirait très prochainement à Ryad 

Des informations puisées à bonne source laissent entendre que le ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian effectuera dans les prochains jours une visite en Arabie Saoudite, ce qui conforte le point de vue qu’au sujet d’un éventuel gel des livraisons d’équipements français à l’armée libanaise, il n’y a pas de fumée sans feu…

A cet sujet, on apprend que l’information faisant état d’un gel des livraisons était effectivement puisée à Paris auprès d’une source militaire qui aurait en même temps minimisé l’importance de cette suspension des livraisons puisque que le possible arrêt des cargaisons d’armement durerait 45 jours dans le calendrier  qui s’étale sur quatre ans et demi et non de quatre mois et demi comme écrit par erreur dans notre correspondance d’hier.

Par ailleurs, des sources diplomatiques arabes à Paris ont accordé hier un certain crédit à cette possible interruption des livraisons françaises au Liban affirmant qu’il ne s’agit nullement de remettre en question le contrat des trois milliards (le DONAS) et  que cela se ferait à la demande de la nouvelle équipe au pouvoir à Ryad pour qu’elle obtienne plus de détails sur ce marché. Ces informations viennent corroborer des «indiscrétions » émanant  de milieux libanais proches de l’Arabie Saoudite et faisant état d’un simple examen de l’accord franco-saoudo libanais.

Ce sujet sera probablement évoqué lors de la visite à Paris de l’émir Mohammed Ben Salman, vice-prince héritier du royaume wahabite qui participera et présidera le mercredi 24 courant  la délégation de son pays à la réunion de la commission conjointe franco-saoudienne qui se tiendra au Quai d’Orsay.

Le « no comment » du Quai d’Orsay

Par ailleurs, comme nous l’avions prévu dans notre édition d’hier, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et du développement économique, M. Romain Nadal n’a pas voulu réagir sur cette question puisqu’au cours de son point de presse de ce vendredi il nous a demandé d’en référer au ministère de la Défense.

Par contre, et sur un autre sujet, M. Nadal a réagi à des déclarations faites par M. Bruno Le Maire avant son tout récent séjour à Beyrouth (en fait dans une interview accordée à l’OLJ) suggérant que les dirigeants français proclament leur solidarité avec les Chrétiens d’orient et que la France prenne la double initiative de faire voter au  Conseil de sécurité une résolution autorisant le recours à la force pour combattre Daech, Al Nosara et les autres organisations similaires et d’organiser à Paris une conférence internationale pour trouver une solution politique à la guerre en Syrie qui menace sérieusement le Liban.

 Le porte-parole a dit notamment : « Nous n’avons pas attendu M. Le Maire pour agir ». Il a rappelé les efforts déployés  et initiatives déjà prises par la France pour régler la crise syrienne et venir en aide au Liban  et  le protéger.

Nadal a ajouté qu’une réunion du conseil de sécurité s’est tenue à la demande de Paris pour combattre Daech alors qu’il déstabilisait, l’Irak, que Le Président Hollande et le ministre Laurent Fabius se sont rendus à cet effet à Erbil, que M. Fabius avait présidé une réunion au Conseil de Sécurité consacrée aux victimes des violences ethniques et que les volets politique et humanitaire des événements dans la région sont des sujets  qui tiennent à coeur la diplomatie française.


18 JUIN 2015

Le gel possible des livraisons d’armes française : motus officiel à Paris et doutes dans les cercles politiques franco-libanais.

Il n’a pas été possible d’avoir le moindre commentaire officiel français sur l’information parue hier dans le quotidien « As Safir » faisant état d’un message saoudien à l’ODAS (organisme mixte chargé de la supervision de l’exécution des contrats d’exportation d’armement français) lui demandant de geler quarante cinq jours durant  les livraisons de matériel à l’armée libanaise et de ne pas en informer les autorités libanaises…

Cette information attribuée au correspondant parisien du quotidien beyrouthin  avait, comme on peut l’imaginer, provoqué de vives  et diverses réactions dans les milieux politiques libanais et aussi chez nos compatriotes de l’hexagone. D’aucuns estimant qu’il n’y a pas de fumée sans feu alors que d’autres jugeant qu’il est impensable qu’une telle demande soit adressée par le signataire saoudien du « contrat des trois milliards » au signataire français sans en informer le troisième signataire et bénéficiaire du don saoudien, c’est-à-dire le commandement de l’armée et le ministère de la défense.

Mutisme total donc à la rue Saint Dominique (siège du ministère français) et à la direction de l’ODAS. Silence également dans les milieux politiques français concernés  avec très peu de chances d’avoir aujourd’hui au point de presse hebdomadaire du Quai d’Orsay ne serait-ce qu’un mot sur cette information conformément à l’argument cher au porte-parole du ministère des A.E. M. Romain Nadal qui consiste à dire que le Quai n’ pas l’habitude de commenter de simples informations, de presse…

Seul un fin observateur  des questions franco-libanaises, un diplomate à a retraite en France qui demande à ne jamais être cité, a confié à « L’Orient Le Jour » que de tels « couacs » peuvent arriver dans les contrats d’armement tout comme dans d’autres accords entre la France et l’étranger en général et qu’à son avis cette information a pu provenir de Beyrouth, dans le cadre d’une manœuvre politique visant à mettre à mal l’exécution de ce marché tripartite que l’on a pris coutume d’appeler ici le « DONAS ».

Lequel accord qui n’a pas manqué d’opacité entre le moment où il avait été convenu en décembre 2013 entre le roi défunt Abdallah et le Président François Hollande qui était alors en visite officielle à Ryad (et entériné par une lettre du chef de l’Etat français au souverain wahabite) et la signature du texte final du contrat fin novembre 2014 par les parties française et libanaise puis  par le ministre saoudien des finances en février 2015 .

Manque de clarté et délais anormaux tout d’abord dans la liste du matériel à livrer qui aurait été renégociée sept fois, points d’ombre sur le calendrier des livraisons finalement fixés à quatre mois et demi par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian lors de son voyage au Liban pour la remise de missiles Milan, premier lot prévu par le contrat.

Absence de toute explication du côté de l’ODAS sur la manière dont 3 milliards de dollars ont été réduits à 2,2 milliards d’euros alors que le cours de la devise américaine face à l’euro était en pleine augmentation.

Par contre, l’exigence saoudienne consistant à rejeter toute commission sur ce marché sous peine de suspension immédiate est une réalité maintes fois clamés à Ryad et acceptée à Paris.

C’est probablement en laissant entendre que des commissions de l’ordre de 200 millions ont été exigées par des intermédiaires que l’article d’As Safir a pu semer le doute dans autour de cette affaire…

A l’époque, nous avions dans nos colonnes cité le chiffre de 500 millions et non de 200 million au chapitre des montant exigés non pas par des intermédiaires mais par des agents dûment appointés de quelques unes des 20 entreprises françaises d’armement concernées par le DONAS, chiffre qui englobait les 150  millions d’honoraires requis par l’ODAS.


21 AVRIL 2015

Le Drian : La France et le Liban font face aux mêmes dangers et à un ennemi commun

Le ministre français de la Défense a conféré hier avec Berry, Salam et Mokbel et a inspecté le contingent français de la Finul.

Les vingt-quatre heures libanaises de M. Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, auront permis non seulement de mettre, enfin, sur les rails l’accord franco-saoudien (DONAS) relatif à la fourniture d’armes et de matériels modernes à l’armée libanaise pour trois milliards de dollars mais de consolider le cadre politique de cet accord par un engagement franco-saoudien à caractère irréversible en faveur du Liban.

Les discours et entretiens du ministre français avec les présidents Nabih Berry et Tammam Salam, hier, ainsi qu’avec son homologue libanais, Samir Mokbel, ont donné plus qu’une impression que les obstacles et autres difficultés surgis ces douze derniers mois sont désormais derrière nous. Ils ont créé un climat de confiance inédit basé sur un réalisme doublé d’une fermeté porteuse d’espoirs.

De toutes les allocutions prononcées par M. Le Drian, c’est probablement les deux discours d’hier après-midi qui auront résumé la ferme volonté française de valoriser l’accord pour moderniser et structurer les forces armées libanaises dans le cadre d’un véritable partenariat qui tient compte de la situation au Liban et dans la région.
Il faut rappeler à cet égard que M. Le Drian s’était rendu en Jordanie avant d’arriver au Liban, ce qui lui a permis de mesurer la gravité des dangers de l’extrémisme sur les plans politique, humanitaire et militaire.

Devant le contingent français de la Finul, basé à Deir Kifa, le ministre a rendu hommage tant au courage de ses soldats qu’à l’esprit exemplaire qui régit les relations entre les militaires français et libanais, ce qui permet, estime-t-il, d’entretenir un climat salutaire et rassurant pour les habitants de la région.
M. Le Drian n’a pas pour autant voulu minimiser la gravité du chaos qui règne sur l’ensemble de la région du fait des organisations terroristes et qui pourrait atteindre le Liban à tout moment dans toutes les régions.

« Le Liban et nous faisons face aux mêmes dangers et à un ennemi commun, a déclaré le ministre français de la Défense. Dans notre pays et au Levant, a-t-il expliqué aux soldats, ce combat est aussi celui de pays arabes et occidentaux qui établissent en ce moment une stratégie commune qui seule pourra éviter le pire dans la zone et aussi en Europe. »

M. Le Drian en compagnie du Premier ministre Tammam Salam. Photo Dalati et Nohra pour l’OLJ

Plus tard, à la Résidence des Pins, et après avoir rendu visite au président Tammam Salam et auparavant (dans la matinée) à Nabih Berry, le ministre français a pris la parole au cours d’une réception donnée par l’ambassadeur de France, M. Patrice Paoli, pour faire le point de sa visite et la placer dans son contexte politique, libanais et régional. Il a estimé que tout effort de sauver le Liban et de le renforcer militairement passe par une réactivation des institutions étatiques, en commençant par l’élection d’un président de la République. Abordant la situation en Syrie, M. Le Drian a expliqué pourquoi son pays a pris position contre le régime de Damas. Il a rappelé qu’il n’y a qu’une solution politique qui pourra sauver la Syrie et mettre le Liban à l’abri des dangers qui le menacent et ce, malgré le drame atroce qui se joue en Syrie.
Il a néanmoins affirmé que la France et ses alliés sont déterminés à frapper durement les forces du mal qui menacent le Moyen-Orient et dont le seul but est de semer le chaos. « En Irak et au Liban, notre choix est d’agir par l’entremise des forces locales », a poursuivi le ministre qui a dit que le Liban et l’Irak peuvent compter sur la France et que c’est dans ce contexte qu’intervient cette aide militaire saoudo-française au Liban.
Après avoir martelé que la stabilité et l’indépendance du Liban ne peuvent être assurées qu’avec une armée forte et bien équipée, le ministre français de la Défense a étendu son propos au Yémen, condamnant les forces qui interviennent dans ce pays et invitant les États de la région à mettre au point une stratégie commune pour rétablir la paix dans ce pays, en partenariat avec la France et d’autres pays amis.
Revenant au Liban, M. Le Drian a rappelé que le peuple libanais a déjà souffert de la guerre mais qu’il est capable de rétablir l’unité de son pays par la cohésion et l’élimination des problèmes à caractère communautaire. Il s’est déclaré convaincu que ce faisant, le pays du Cèdre pourra porter un message d’espoir pour toute la région et y réduire les tensions confessionnelles.
« L’enjeu est de taille mais notre confiance est inébranlable », a conclu le ministre qui a clôturé son séjour libanais par un briefing de presse avec un nombre restreint de journalistes.
Il y a évoqué divers sujets portant non seulement sur le Liban mais sur toute la région.
À une question sur la capacité de l’armée libanaise à faire face aux dangers qui la guettent, notamment au nord-est du pays avec les moyens dont elle dispose actuellement, M. Le Drian a répondu que cette armée est parfaitement capable de se défendre et de défendre ses frontières, même dans le cas d’un « Qalamoun II », a-t-il ajouté. Il a enfin estimé qu’une « grande conflagration au Liban n’est pas probable », appelant toutefois à agir très vite au plan politique pour renforcer le front intérieur.

Pour ce qui est de la concrétisation de l’aide militaire au Liban par une première livraison de matériel, hier, sur le tarmac de la base militaire de Khaldé – objet de la visite du ministre français au Liban – elle s’est déroulée lors d’une cérémonie à laquelle ont pris part les ministres français et libanais de la Défense, qui ont prononcé des discours de circonstance, le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, des officiels civils et militaires des deux pays. Face à la tribune, les 48 fusées Milan étaient disposées et une présentation technique a été effectuée.
Des précisions ont été officiellement fournies sur la nature du matériel et de l’armement qui seront fournis à l’armée et sur la chronologie des livraisons.
Dans le domaine terrestre, des véhicules de combat, des moyens de transport, des pièces d’artillerie, des moyens de défense sol-air de très courte portée ainsi que des missiles Milan seront fournis.
Au chapitre de l’aéromobilité, 6 hélicoptères Cougar seront également livrés à l’armée.
Dans le domaine naval, une flotte de 4 patrouilleurs rapides dotés de moyens d’autodéfense et de canons de 76 mm viendront renforcer les capacités de l’armée.
Pour ce qui est de la surveillance et de la protection, des moyens de surveillance maritime et aérienne et des systèmes de télécommunications stratégiques et tactiques seront assurés.
Enfin, pour la lutte antiterroriste, des moyens légers superperformants sont prévus. La prochaine livraison de matériel aura lieu dans un mois environ et comportera des caméras thermiques, des instruments de vision nocturne et des munitions diverses.


16 AVRIL 2015

Visite au pas de charge du ministre français de défense : LA PREMIERE CARGAISON DE L’AIDE MILITAIRE FRANCO-SAOUDIENNE (DONAS) SERA RECEPTIONNEE DIMANCHE MATIN

Quarante huit missiles Milan seront réceptionnés sur le tarmac de la base aérienne de Khaldé

Au sujet du voyage de 24 heures que doit effectuer au Liban ce dimanche le ministre de la Défense M. Jean-Yves Le Drian, une source gouvernementale française a indiqué qu’il s’agira d’un séjour au pas de charge dont le moment fort sera, lundi matin, une cérémonie de remise à l’armée libanaise du premier lot de matériel, dans le cadre du contrat franco-saoudien de 3 milliards de dollars dit « DONAS ».

On sait que cet accord entre Ryad et Paris convenu en décembre 2013 est destiné à moderniser les forces armées libanaises qui se battent en première ligne contre le terrorisme à la frontière nord-est du pays.

Au programme de cette journée libanaise de M. Le Drian, des entretiens avec les présidents Tammam Salam et Nabih Berri, une visite au contingent français au Liban-sud et une rencontre avec la presse et des personnalités libanaises et des membres de la colonie française dimanche soir à la Résidence des Pins

La cérémonie de livraison du matériel militaire français aura lieu donc lundi matin à la base aérienne de Khaldé en présence du ministre français et de son homologue libanais, M. Samir Mokbel, du commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwaji et d’officiers français et libanais. Le mois prochain une autre cargaison comprenant des caméras thermiques, des équipements de vision nocturne, le complément du matériel prévu dans le cadre du « Donas » devant s’étaler sur 48 mois.  Dix pour cent du matériel prévu par la première phase de l’accord franco-saoudien seront prélevés en raison de l’urgence dans les arsenaux français.

Cette source militaire française a parlé de quatre grands ensembles, à savoir un armement destiné à l’armée de terre  ( blindés, des transports de troupe,  matériel logistique et antichar, système des renseignement) un armement aéronautique (hélicoptères de transport et de combat dont sept « Cougars » équipés de missiles, des drones), du matériel naval (4 corvettes armées de 50 mètres pour la surveillance maritime) et des systèmes de lutte antiterroriste, (analyse de renseignements).  La livraison de ces unités lourdes maritimes aura lieu dans deux ans et demi. Par ailleurs, l’aide militaire française dans le cadre du DONAS comprend des munitions de divers calibres.

Autres éléments d’information sur cette opération : la formation et l’entraînement  dureront sept ans après lesquels l’armée libanaise deviendra une force moderne capable de faire face ses missions de défense et de sécurité. En outre, conformément à l’accord franco-saoudien les forces militaires françaises assureront l’entretien du matériel durant dix ans.  Ce qui, affirme cette source, mettra un terme aux craintes de voir le matériel français passer en « de mauvaises mains »…

On apprend  également auprès de cette même source qu’une vingtaine d’entreprises françaises d’armement sont parties prenantes au DONAS.

Au plan politique un responsable proche du ministère de la défense a affirmé que cette aide militaire consistance émane d’une volonté commune franco-américaine, partagée par plusieurs pays occidentaux, de renforcer militairement le Liban pour qu’il participe pleinement à la guerre contre l’extrémisme, notamment Daech et que le pays du cèdre puisse défendre sa sécurité, son indépendance et son intégrité territoriale, son armée étant la meilleure garantie pour parvenir à tout cela.

Rappelant l’historique de DONAS, le responsable français a indiqué que l’accord a été conclu en décembre 2013 et a nécessité plus de dix mois de discussions avant de connaître u n début de concrétisation. En réalité le texte de l’accord et la « shopping list » libanaise n’ont été mis dans leur forme définitive qu’au cours de la visite du Président Tammam Salam en France en novembre dernier. Ce texte avait été envoyé à Ryad pour signature et paiement de 20 pour cent d’avance sur les 30 milliards avec un délai d’un  mois ? Ce qui n’avait pas été fait en raison de la transition au royaume wahhabite.

Enfin, de source compétente française, on affirme que les trois millions de dollars représentent aujourd’hui 2,8 milliards d’euros. Sans que cette source puisse expliquer ce dernier chiffre,  ni dire comment et à quel moment la conversion euro/ dollar a été faite. A suivre de près.


25 Février 2015

Les Saoudiens ayant signé et payé : LE PLAN DES TROIS MILLIARDS D’AIDE MILITAIRE AU LIBAN DEMARRERA LE MOIS PROCHAIN

Quatorze mois après la décision saoudo-française de venir en aide à l’armée libanaise par un don de trois milliards de dollars promis par feu le roi Abdallah pour l’achat de matériel français, on peut parler d’épilogue de ce dossier dont le nom de code est DONAS (Don Arabie Saoudite). Et aussi de prologue puisqu’en même temps que la signature de Ryad et le paiement des 5 pour cent du montant global, la concrétisation de projet démarre avec une première livraison de matériel au début du mois prochain, apprend-on de source officielle française.

« Le programme de modernisation des forces armées libanaises est lancé », indique un communiqué diffusé hier par le ministère français de la Défense.

Le communiqué donne les précisions suivantes : « Face aux menaces qui pèsent sur la stabilité du Liban, les forces armées libanaises doivent être modernisées, équipées  et formées pour défendre l’intégrité de cet Etat ami de la France. A cette fin, le Royaume d’Arabie saoudite a décidé l’an dernier d’associer la France à un programme ambitieux de soutien aux forces armées libanaises. Doté de 3 milliards de dollars, ce plan financé par l’Arabie Saoudite contribuera à renforcer l’armée libanaise avec la livraison de matériels d’armement français : véhicules, bateaux armés, hélicoptères de combat, munitions, moyens  de communication. De nombreuses  formations seront également mises en place par les forces françaises au profit de l’armée libanaise.

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense se félicite du lancement effectif de ce programme. A la suite du versement de la première échéance, le contrat vient de démarrer sa phase  de réalisation. Les premières livraisons interviendront dès le mois d’avril 2015. »

Sans revenir sur les causes des délais et même retards intervenus au cours de ces derniers mois et qui ont parfois coûté à la troupe des pertes en vies humaines du fait d’un manque d’équipements modernes, il faut maintenant 

Regarder l’avenir avec plus d’assurance en espérant que les prochaines batailles contre le terrorisme – dont on nous annonce au moins une au printemps – et voir quelles sont les principales étapes de la concrétisation de ce projet dont la durée est évaluée à trois ans. Du fait de l’absence de stocks dans les entrepôts des vingt entreprises qui vont fournir le matériel et l’armement et aussi de la fréquence de livraisons de certains matériels lourds  (blindés, hélicoptères , patrouilleurs etc…)  De source digne de foi on parle d’un ou deux blindés par mois et d’un hélicoptère tous les deux mois.

De plus, il y a des travaux préliminaires, explique cette source, tels que des hangars appropriés pour les avions et des quais selon des normes précises pur les unités navales.

Enfin, le travail de formation des personnels et la mise en place des installations pour l’entretien sont à prendre en compte, ce dernier travail relevant exclusivement des experts militaires français. Une tâche qui constitue en même temps un argument de poids face à ceux qui exprimaient des craintes de voir des équipements livrés à l’armée passer en de mauvaises mains… Ou utilisés à d’autres fins que la défense du territoire…

La parole est donc aux militaires libanais et français qui devront, sans tenir compte d’ingérences politiques toujours possibles assumer leurs tâches dans les meilleures conditions et les délais les plus courts.


12 Février 2015

LA FRANCE A CONFIRME  HIER LA SIGNATURE DE LA PARTIE SAOUDIENNE

Pour la première fois, après des semaines de mutisme officiel et de tergiversations politiques, la France affirme que le contrat tripartite d’aide de trois milliards de dollars à l’armée libanaise a été signé par la partie saoudienne.

Au cours de son point de presse électronique d’hier et en réponse à une question posée avec beaucoup d’insistance par un de nos confrères, le porte-parole du Quai d’Orsay a affirmé que la convention tripartite (France-Liban-Arabie Saoudite) de mise en œuvre de ce qu’on appelle maintenant le DONAS (Don Arabie Saoudite) a été signée le 7 janvier par la partie saoudienne.

Le porte-parole a déclaré textuellement à cet égard : « La France s’est félicitée de la signature le 15 décembre à Beyrouth de l’accord franco-libanais relatif à sa mise en œuvre rapide, (l’accord) comme l’a rappelé le ministre Laurent Fabius lors de son entretien avec le Premier ministre Tammam Salam à Munich le 8 février ».

Le porte-parole a poursuivi :

«  Cet accord financé grâce à un don saoudien, permettra de renforcer de manière substantielle les capacités de l’armée libanaise dans ses missions de défense du territoire et de lutte contre le terrorisme.

La convention tripartite de mise en œuvre du DONAS a été signée par la partie saoudienne le 7 janvier.

Alors que le Liban fait face  à une situation sécuritaire dégradée, l’armée, qui paie un lourd tribut à la menace terroriste, doit demeurer le garant de l’unité et de la stabilité du pays. »

Voilà donc, sinon l’épilogue, du moins une confirmation française claire et nette d’un accord conclu en décembre 2013 entre le défunt roi Abdallah et le Président François Hollande qui avait adressé au souverain wahabite une lettre le remerciant pour ce geste de soutien au Liban et pour sa confiance en la capacité de la France à concrétiser ce soutien.

Et depuis, des dizaines de réunions et des centaines de pages de rapports sur les contacts tripartites avaient laissé l’opinion libanaise dans l’incertitude. Il faut dire qu’en novembre dernier et lors de la visite du Président Salam en France, les ministres français et libanais de la défense, MM. Jean-Yves Le Drian et Samir Mokbel, aidés d’experts militaires des deux pays, avaient mis la dernière main à la « shopping list » libanaise. M. Salam avait alors affirmé que ce document sera envoyé à Ryad pour être signé dans un délai d’un mois assorti d’un paiement de 5 pour cent des trois milliards.

A la suite de ce retard, Jean-Yves le Drian s’était rendu en Arabie pour s’enquérir de la signature saoudienne qui n’était jusqu’alors pas acquise du fait de l’état de santé du roi Abdallah.

Enfin, si la France a été la première à annoncer officiellement l’aval de l’Arabie Saoudite, rien n’a été dit sur le paiement des cinq pour cent qui devraient aller à l’ODAS, l’organisme mixte français groupant l’Etat et les entreprises  françaises d’armement dont une vingtaine est partie prenante dans le « deal » des trois milliards.


5 novembre 2014

LE « DONAS » : C’est le nouveau sigle de l’accord franco-saoudien d’aide militaire au Liban

EXECUTION AU PREMIER TRIMESTRE DE 2015 SUR UNE DUREE DE DIX ANS

L’accord franco-saoudien d’aide militaire au Liban qui vient d’être signé à Ryad et qui porte maintenant le sigle : DONAS (Don Arabie Saoudite) se révèle aux médias depuis hier par bribes mais des sources proches du ministère de la défense, donc dignes de foi.

En prélude, un responsable de la rue Saint Dominique (siège du ministère) a procédé à une sorte de rétrospective remontant à décembre dernier lorsque le roi Abdallah d’Arabie et le Président François Hollande ont annoncé qu’un don saoudien de trois milliards de dollars sera alloué pour l’achat de matériel  français destiné à l’armée libanaise.

Cette annonce a été suivie, a expliqué ce responsable, d’une longue période de tractations, contacts et négociations entre le gouvernement saoudien, la partie française représentée par l’ODAS (organisme mixte chargé de négocier, de coordonner et de préparer les accords avec les entreprises d’armement) et le commandement de l’armée libanaise.

Il s’agit donc d’un marché atypique, le payeur n’étant pas le bénéficiaire du matériel, a ajouté le responsable comme pour expliquer les délais qui ont ralenti la concrétisation de ce « deal ». Non sans affirmer que les parties saoudienne et française étaient motivées uniquement par l’urgence de venir en aide aux forces armées libanaise qui se bat en première ligne contre le terrorisme avec des moyens de fortune.

Sur le matériel lui-même, on apprend, toujours selon les mêmes sources, qu’il se subdivise en quatre catégories et que les premières livraisons seront effectuées «au premier trimestre de 2015 ».

Tout d’abord des véhicules blindés de transport et de combat, des pièces d’artillerie anti-chars et des mortiers de divers calibres. Ce volet terrestre sera le volet le plus important, le deuxième relevant de l’aéromobilité, c’est à dires des hélicoptères de transport et de combat avec l’équipement adéquat répondant aux demandes du commandement libanais. Là, il s’agit des hélicoptères existant au Liban qui ont été dotés  de missiles HOT et d’hélicoptères à livrer au deuxième semestre de l’année prochaine.

La troisième catégorie d’équipements comprend  des patrouilleurs de surveillance et de combat dotés d’un armement léger. La quatrième et dernière englobant tout ce qui toute à la surveillance, le renseignement et les équipements destinés à la surveillance des frontières. Il faut y ajouter des drones pour soutenir cette activité de surveillance et de renseignement.

Des missiles d’auto-défense viennent s’ajouter aux catégories précédentes.

Informations diverses fournies avec la plus grande parcimonie sur les modes de paiement, les délais entre chaque règlement et la ou les livraisons y relatives. Tout cela est encore en discussion mais sera mis en pratique dès le premier paiement dont la date n’a pas été révélée.

Un pourcentage entre les deux principaux groupes de matériel : 45 pour cent pour le terrestre et le restant pour l’aéromobilité. La formation des personnels serait entièrement à la charge de la France et sans contrepartie. La maintenance figurant dans les accords et étant assurée en permanence par les spécialistes français, ce qui rassurera en passant, nous dit-on, que tout ce matériel « ne changera pas de mains » comme d’aucuns le craignaient…

Sur l’aspect politique, le mérite de ce contrat qualifié d’exceptionnel par son importance et son volume, revient, selon le haut responsable de la rue Saint Dominique au roi Abdallah qui a mis sur la table les trois milliards et le Président Michel Sleiman qui a œuvré sans cesse pour que le projet soit mis sur pied avant la fin de son mandat.

Interventions, vétos, obstacles posés par des pays tiers ?

Le responsable explique que tous les contrats d’armement attirent l’attention et provoquent des réactions dans des pays voisins du bénéficiaire ajoutant qu’aucune objection étrangère (comprendre israélienne) n’a été entendue et que la « shopping list » a été exclusivement établie par les parties française et libanaise.

Un contrat très consistant et même inégalé par son importance qui se réalisera par étapes  sur dix ans, avec des périodes de concrétisation semestrielles mais qui fera de l’armée libanaise une des mieux structurées et par conséquent capable de faire face aux adversaires et aux défis de tout genre dans une région en pleine ébullition. Telle a été le mot de la fin du responsable français qui a évité de fournir plus de détails sur ce qu’il faudra désormais nommer le DONAS…


4 novembre 2014

LE CONTRAT FRANCO-SAOUDIEN D’AIDE MILITAIRE AU LIBAN DOIT ETRE  SIGNE AUJOURD’HUI A RYADH

Si tout se passe bien, du matériel léger sera livré dans quatre mois. Il n’est jamais trop tard…

Dix mois après l’annonce officielle par le roi Abdallah d’Arabie et le Président François Hollande de fournir une aide militaire de trois milliards de dollars au Liban (don saoudien et matériel  français), la signature d’un accord dans ce sens aura, lieu aujourd’hui à Ryadh.

De source française bien informée, on confirme que cet accord était, jusqu’ici bloqué à divers niveaux et pour diverses raisons, ce qui confirme aujourd’hui diverses déclarations françaises qui se voulaient rassurantes affirmant que des « obstacles sont levés » et que des dispositions dont encours pour concrétiser le projet.

Toujours est-il que la signature de l’accord tant attendu aura lieu ce matin dans la capitale saoudienne en présence du général Jean Kahwaji, commandant en chef de l’armée qui a qui s’est rendu hier à Riyadh et de l’ambassadeur de France, M. Bertrand Besancenot. Pour la partie française, c’est l’Amiral Edouard Guillot, ancien chef d’état-major des armées françaises et actuellement président de l’ODAS, organisme mixte  (gouvernement-industries de défense) chargé du bon déroulement  de tout contrat d’armement français qui devrait signer le document avec, pour le gouvernement saoudien, le ministre des finances, M. Ibrahim Al Assaf.

De source diplomatique bien informée, on apprend que les modalités de règlement ont été réglées et que la partie française est maintenant rassurée sur ce point alors que des points d’ombre persistaient jusqu’ici sur les modes de paiement et les honoraires de l’ODAS qui auraient été revues à la baisse, les Saoudiens partie les  ayant estimés trop élevés.

Par ailleurs, un responsable militaire a affirmé que les livraisons commenceront au mieux dans quatre mois et que le matériel léger sera expédié en premier. Pour le reste et outre la réhabilitation ou la remise en état des hélicoptères déjà en possession du Liban, le matériel lourd sera expédié à raison d’une pièce par mois… On ne connaît pas encore les délais pour la fourniture de l’hélicoptères de transport et de combat  dont le Liban a grandement besoin le plus rapidement possible en raison des nécessités du terrain et en prévision d’une reprise toujours possible de combats avec les organisations terroristes dans la Békaa ou dans d’autres zones frontalières.

Sur le plan politique, des observateurs  n’écartent pas la possibilité que les Américains, ayant accepté le fait accompli de l’accord des trois milliards privilégiant la France, pourraient avoir poussé la Saoudiens à passer à l’acte, d’autant qu’en cas d’urgence, le Liban aurait accepté du matériel iranien.

Autre aspect politique de l’événement d’aujourd’hui : pourquoi c’est le général Kahwaji et non pas le ministre de la défense qui représentera le Liban à la cérémonie de signature ? Il faudra attendre que la signature soit apposée sur le dossier pour éclaircir ce point.

Côté français, aucune information au Quai d’Orsay ou rue Saint Dominique  (siège du ministère de la Défense) qui ne communiqueront probablement demain si tout se passe bien. La seule indication a été obtenue du côté de l’ODAS qui affirme que le général Guillot s’est rendu en Arabie avec des listes claires et précises sur le matériel figurant au contrat. Autrement dit que nous avons dépassé le stade de ce qui est autorisé et de ce qui fait l’objet de vétos américain ou israélien.


6 août 2014

AIDE MILITAIRE AU LIBAN : Le blocage tragique du « deal » franco-saoudien sauvé par le milliard du roi

Aucune confirmation ou indication officielle française hier sur les délais anormaux  de la concrétisation de l’accord franco-saoudien sur l’aide militaire au Liban. On ne pouvait pas s’attendre non plus à une reconnaissance formelle de tentatives visant à obtenir des rétrocessions à des intermédiaires qui tentent de s’insérer dans les circuits de paiement. L’absence de hauts responsables dans les ministères concernés (le Quai d’Orsay et la rue Saint Dominique, siège du ministère de la Défense) ne facilitaient pas la tâche de ceux qui, comme nous guettaient le moindre signe sur ces retards. Interrogée par écrit la permanence de communication de ce dernier ministère, n’a pas répondu. Comme d’ailleurs les autres départements interrogés par des journalistes.

Les seuls éléments obtenus ce jour sont des affirmations provenant d’entreprises et organismes du secteur français de l’armement étaient que des agents ou représentants dûment mandatés peuvent faire valoir leurs droits sur de tels marchés même lorsqu’il s’agit d’accords d’Etat à Etat. Mais dans ce cas précis et comme l’accord franco-saoudien n’est pas encore entré en vigueur, il n’y a jusqu’ici rien.  Sauf si ces demandes insistantes ont retardé la concrétisation du marché.

Curieusement, une explication est venue hier de Djeddah de  la bouche du Président Saad Hariri qui a expliqué au cours d’une conférence de presse que l’accord des trois milliards saoudiens peut prendre « un ou deux ans ». Affirmation  intervenue lors de l’annonce d’un don royal urgent d’un million de dollars pour équiper l’armée libanaise.

Il n’en reste pas moins que le flou entretenu durant ces derniers mois sur cette transaction franco-saoudienne a donné lieu à mille et une supputations entretenues par des informations sur le paiement de commissions. Des noms ? Il y en a bien sûr mais il s’agit de professionnels à qui on ne peut pour l’instant reprocher de défendre leurs intérêts. Le hic étant que certains d’entre eux sont notablement liés à des responsables politiques actuels. Ou tout simplement dans les cercles du pouvoir…

« Le scandale est ailleurs », a déclaré une personnalité libanaise de Paris, mais « dans le fait que les responsables n’ont pas assuré un équipement  adéquat pour une armée en situation de combat.

De son côté, l’ancien ministre Charles Rizk s’est demandé pourquoi on envoie au feu des hommes sous-équipés qui emploient aujourd’hui comme il  y a sept ans à Nahr-el-Bared du matériel archaïque qui fait penser à l’huile bouillante utilisée depuis l’antiquité…

Toujours est-il que la bataille d’Ersal a un coût énorme pour la troupe qui se se bat sans couverture aérienne alors que d’autres formations utilisent des drones et des équipements de surveillance et ultra modernes.

Le «deal » franco-saoudien est-il bloqué en raison d’obstacles posés par des marchands d’armes ?

Très probablement. Mais le milliard du roi d’Arabie vient de reléguer au second plan une question qui trouvera une réponse plus tard sans que l’on connaisse la réalité avec précision aujourd’hui.

A Paris, outre la mobilisation au sein des deux assemblées, des associations franco-libanaises préparent des rassemblements de protestation mais attendent la fin de ce mois pour qu’il y ait plus de monde. Pour donner plus de poids aussi bien au soutien de l’armée qu’aux carences que l’on connaît.


5 août 2014

QUID DE L’AIDE MILITAIRE FRANCAISE AU LIBAN? 

Les interrogations sur la livraison d’armes françaises au Liban en vertu de l’accord franco-saoudien s’intensifient, notamment après l’envoi à l’Elysée, à Matignon et à d’autres ministères concernés d’une question écrite du député Gérard Bapt. D’autres parlementaires et responsables français amis du Liban s’apprêtent à exercer des pressions sur le gouvernement pour qu’il explique les raisons de ces atermoiements.

D’autant que, dans sa réponse pour le moins évasive à un journaliste, le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, déclarait  hier : « La France est pleinement engagée dans l’appui à l’armée libanaise, pilier de la stabilité et de l’unité du Liban. Elle a été à l’initiative du groupe international de soutien au Liban, dont l’un des trois volets porte le renforcement des capacités militaires du Liban. Nous sommes en contact étroit avec nos partenaires pour répondre rapidement aux besoins du Liban. »

Réponse qui ne dit pas quand le fameux accord franco-saoudien sur l’aide militaire au Liban  connaîtra un début d’application.

Evoquée plus d’une fois ces dernières semaines lors de contacts entre journalistes d’une part et des personnalités proches de l’Elysée, de Matignon, du Quai d’Orsay et du ministère de la défense, cette question d’aide militaire franco-saoudienne a suscité au cours de ces derniers mois des arguments tels que « Il y a des lenteurs du côté de Ryadh » ou « Certains matériels n’existent pas en stock »… ou alors « certaines armes sophistiquées nécessitent une formation de personnels militaires qui nécessitent plusieurs mois »…

Autre aspect du problème qui serait la cause principale de ces retards :

L’affirmation par les autorités saoudiennes, lors du  dernier voyage du Président Hollande à Ryadh, que s’il y avait le moindre soupçon de paiement de commissions sur la contribution saoudienne de trois milliards de dollars, le royaume se libérerait immédiatement de ses engagements.

Y aurait-il eu dernièrement des tentatives d’obtention de commissions ?

De source militaire indépendante à Paris, le montant de 500 millions de dollars aurait été cité comme étant une exigence pour que le « deal » franco-saoudien soit concrétisé…

Reste à savoir qui a demandé à qui et quelles sont les parts…

On peut se douter entretemps que c’est là une raison majeure du retard apporté à l’aide d’une armée qui est à la point de la guerre contre le terrorisme et qui affronte aujourd’hui  à Ersal et affrontera peut-être demain à Tripoli ou dans le Akkar des hordes de combattants dont l’idéologie et les méthodes n’ont aucun lien avec l’islam.

Il y a donc un devoir de vérité et une obligation morale d’expliquer pourquoi des soldats sous-équipés par rapport à leurs adversaires doivent continuer à se battre sans équipements ni couverture aérienne adéquats.


3 mars 2014

SLEIMANE EN FRANCE : Une « Déclaration de Paris », des entretiens multilatéraux, et … les trois milliards de dollars d’aide par l’Arabie Saoudite

A quarante huit heures de l’ouverture de la conférence sur le Liban, une source diplomatique française a souligné l’importance de cette réunion internationale qui sera couronnée  mercredi soir par la publication d’une « Déclaration de Paris », document marquant la concrétisation d’une aide de la communauté internationale au Liban.

Comme rapporté dans nos éditions précédentes ce soutien portera d’une manière concrète sur trois domaines, à savoir  une aide humanitaire sous la forme d’un fonds fiduciaire destiné à aider les réfugiés syriens, une aide économique dont la coordination sera assurée par la Banque Mondiale et une aide militaire qui connaîtra un début de concrétisation conformément à une liste déjà présentée par le Liban (d’une valeur de 4,6 milliards de dollars) et dont la contrepartie sera partiellement couverte par les trois milliards de dollars offerts par l’Arabie Saoudite.

A cet égard, la source susmentionnée a affirmé que qualitativement et quantitativement, le matériel et l’armement seront strictement  conformes aux demandes libanaises et que la France ne tiendra compte d’aucune réserve ou objection émanant d’une tierce partie sur cette fourniture d’équipements militaires. Les livraisons seront immédiates, les négociations ayant été menées et les documents y relatifs signés entre les responsables militaires des deux pays.

Par contre, apprend-on de même source, les programmes d’aide économique et humanitaire nécessiteront une approbation en conseil des ministres et le feu vert ne pourra être donné qu’après le fonctionnement normal du gouvernement Salam.

Au chapitre politique, la France exprime sa satisfaction pour la mise en place d’un gouvernement d’entente nationale et souhaite que l’aide internationale soir gérée au mieux et qu’elle constitue le moteur principal du retour du Liban à la stabilité politique et à l’essor économique.

Des milieux proches de l’Elysée et du Quai d’Orsay ont laissé entendre hier que la France et les autres participants à la conférence écouteront attentivement les responsables libanais et en particulier le Président Michel Sleimane sur tout ce qui a trait à la situation actuelle dans le pays et la région . L’objectif étant de donner au pays du cèdre les moyens de résister à la « contagion syrienne » sur la base d’un consensus  libanais minimal.

A court terme, les amis du Liban recommandent une élection présidentielle dans les délais constitutionnels prévus et à moyen terme, l’élaboration d’une loi électorale pour  que le prochain scrutin parlementaire assure une représentation juste et durable.

Malgré la gravité de la situation actuelle au Liban et l’inquiétude qu’elle suscite dans les cercles politiques français, on entend dans ces mêmes cercles des propos optimistes quant à la capacité du Liban de sortir de l’impasse actuelle sur les plans politique et économique, le rétablissement de l’ordre et la défense de l’intégrité du territoire devant être possible grâce à l’aide militaire consistante aux forces armées du pays.

Enfin, on apprend de source proche de l’Elysée que les sujets les plus délicats (l’élection présidentielle, le risque de vacance à la première magistrature de l’Etat, la détérioration de l’état de la sécurité du fait du danger terroriste)  seront discutés mercredi matin lors de l’entretien Holllande-Sleimane qui donnera le coup d’envoi de cette journée libanaise. Avant que les travaux de la conférence proprement dite  ne débutent au milieu de la journée au Quai d’Orsay. En une séance plénière unique en présence du représentant du secrétaire général de l’ONU, du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, de ses homologues des pays membres permanents du Conseil de sécurité ainsi que de cinq pays européens invités à titre individuel, c’est-à-dire l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Norvège et la Finlande. Sans compter l’Arabie Saoutite, seul pays arabe invité hors du cadre de la Ligue que représentera son secrétaire général Nabil Al Arabi, un représentant de Mme Catherine Ashton, coordinatrice de la politique étrangère de l’UE, les « patrons » de la Banque Mondiale et du PNUD.

En marge de la conférence, le Président Michel Sleimane aura plusieurs contacts _d’une haute portée politique autour de la situation dans la région et ses répercussions sur le Liban. Notamment la guerre en Syrie. Outre   son tête-à-tête avec François Hollande, le Chef de l’Etat rencontrera le secrétaire d’Etat américain John Kerry, le ministre russe des Affaires étrangères, M. Serguei Lavrov, le chef  de la diplomatie saoudienne, l’émir Saoud Al Fayçal et le secrétaire général de la Ligue Arabe, M. Nabil Al Arabi.

De source proche de la délégation libanaise, on apprend qu’en plus des  relations bilatérales avec les pays et organismes dont relèvent ses interlocuteurs, le Président libanais évoquera la conjoncture régionale en réaffirmant la position du Liban qui préconise une solution pacifique rapide du conflit syrien afin d’éviter les effets de ce conflit sur le voisin libanais. Ces effets étant les mouvements d’hommes et de matériel entre les deux pays et l’organisation d’attentats terroristes  dans le cadre d’un plan d’opérations suicidaires qui visent à déstabiliser le Liban. En fait, le Président Sleimane  demandera une coordination régionale et  internationale pour faire face à de tels plans.