Guerre de l'eau

Les divers conflits du Moyen-Orient sont sous-tendus et parfois exacerbés par un enjeu vital dans cette région aride: l’eau.

L’eau est devenue un enjeu géopolitique majeur. La guerre de l’eau fait rage dans le monde. Tous les pays arabes de la région sont confrontés à une pénurie qui est en passe de devenir extrêmement grave sous l’effet de trois facteurs: le taux de croissance démographique combiné à une forte urbanisation, la mise en oeuvre d’ambitieux projets de développement agricole nécessitant une importante irrigation et enfin la dégradation des ressources existantes (salinisation des nappes phréatiques, par exemple).

Le contrôle des ressources en eau est donc une nécessité vitale pour ces Etats et les a conduits à élaborer des stratégies visant à s’approprier les grands réservoirs d’eau au dépens de leur(s) voisin(s). Cette raréfaction de l’eau et ses enjeux imposent une relecture des conflits de la région, notamment entre Israël et les Etats arabes.

Le point sur cette ressource vitale au Moyen-Orient par Dominique LANTA.


D’autre part, à travers la déclaration du Premier ministre Suleyman Demirel, un autre enjeu transparaît : la Turquie semble peu encline à négocier un accord de répartition équitable entre les trois pays riverains. Les rivalités historiques entre Turcs et Arabes d’une part, et entre les gouvernements syrien et irakien d’autre part, ont largement participé à l’échec d’une véritable coopération tripartite. La Turquie a en effet conservé une position dominante pour la gestion des ressources en eau vis-à-vis de ses riverains, renforçant d’autant plus la dépendance de l’Irak.

La dépendance hydrique de l’Irak s’exprime finalement à trois niveaux : l’asymétrie dans la gestion des ressources favorisées et favorables à la Turquie ; l’échec des négociations régionales ; les difficultés de gestion hydrique interne. LIRE LA SUITE


Géopolitique et guerre de l’eau, dossier par Claire König, Enseignante Sciences Naturelles

L’eau est devenue un enjeu géopolitique majeur. La guerre de l’eau fait rage dans le monde : au Moyen-Orient, mais pas seulement. La frontière entre les États-Unis et le Mexique est par exemple concernée par ce type de conflit. Alors que les réserves s’épuisent, les États, notamment la France et l’Espagne, espèrent améliorer leur gestion de l’or bleu.

La guerre de l’eau est aujourd’hui une réalité géopolitique. Alors, faut-il fixer un prix à l’eau? Quels sont les problèmes ? Existe-t-il des solutions ?

D’après les estimations, la consommation d’eau douce mondiale a augmenté d’environ 1 % par an entre 1987 et 2015. Beaucoup de régions atteignent les limites de leur approvisionnement. Alors que la population mondiale augmente, l’écoulement d’eau douce n’arrive pas à suivre.

Selon l’Unesco, « les pénuries et les problèmes d’accès à l’eau sont susceptibles de limiter la croissance économique ». Surtout, près de 700 millions de personnes n’ont toujours pas accès à une eau propre et salubre et 2 milliards d’Hommes auraient besoin d’accéder à un assainissement amélioré. LIRE LA SUITE