9 septembre 2026
Il aura fallu que la puissance mandataire britannique de Palestine – principal parrain de l’Etat d’Israël – s’élève contre la colonisation de la Cisjordanie pour que la France, neuf Etats européens et le Canada osent décider de boycotter les produits exportés par les colons.
Panique et révolte de la bande à Bibi qui qualifie le Royaume-Uni de « république islamique de Grande-Bretagne » suivi de son ministre des affaires étrangères Gideon Saar qui menace les pays boycotteurs de contre-mesures et les traite de suppôts des djihadistes, des islamistes de l’extrême, des antisémites ajoutant : «Nous sommes revenus sur notre terre après deux mille ans et nous ne voulons la perdre sous la pression de l’extrême gauche et des wokes».
Autre menace du chef de la diplomatie hébraïque qui lance : «Le message adressé à tout gouvernement qui nous porte atteinte est clair : quiconque agit contre Israël, Iraël agira contre lui ».
Du milliard et demi d’arabo-musulmans que compte le monde seuls huit pays frères – dont le royaume jordanien premier concerné – ont élevé leurs voix pour condamner encore une fois Israël et soutenir l’Etat palestinien qui devra coexister avec le « peuple élu » sur sa terre promise, entre le Nil et l’Euphrate.
Les autres, ceux de la Péninsule Arabique et du Maghreb, préférant un motus même éloquent à une prise de position incompatible avec la paix abrahamique…
Le manque à gagner des colons exportateurs serait, selon la Commission européenne, de cent millions d’euros et d’après la Banque Mondiale de deux cent trente millions.
La concrétisation des sanctions pourrait reposer sur un mécanisme européen existant puisque l’UE exclut déjà les produits des colonies dans le cadre de ses « accords privilégiés » avec Israël depuis deux décennies.
Pour l’instant, I’Etat hébreu concentre sa riposte sur Londres puisqu’il veut fermer le consulat britannique de Jérusalem.
Lord Balfour doit se retourner dans sa tombe..
E.M.
