Simple jouet à l’origine, le drone a enfanté d’un monstre qui vole et frappe des cibles à diverses distances selon ses attributs techniques et à des prix compétitifs.
Les moins chers tuent à vue d’écran et les plus sophistiqués échappent à toute localisation pour démolir un immeuble même habité…
Ce minotaure des temps modernes est à la « une » des salons d’armement les plus connus et attire plus de visiteurs du monde entier, amateurs et professionnels confondus, attirés par son prix abordable et ses capacités destructrices.
D’autant qu’il est parfois fabriqué dans des petits ateliers souterrains, dans des lieux et pays hier encore méconnus à ce chapitre. A la portée des bourses les plus modestes et accessibles par réseaux asociaux clandestins. Commandes à la demande avec mille tailles et versions.
Des trois «H » (Hezbollah, Houthis et Hamas) c’est la formation libanaise qui est championne avec ses moyens de fabrication sur place et sa technologie d’inspiration iranienne. Le drone à queue jaune frappée de kalachnikof est partout ciblant tantôt le nord d’Israël, tantôt plus loin grâce à ses alliés irakiens.
Il pourrait même demain planer avec les escadrilles iraniennes dans le ciel de Dubai.
Au dessus des redoutables «mouches » d’Ormuz pour frapper les objectifs pétroliers environnants.
Dégâts matériels négligeables, pertes humaines zéro et coucous facilement disponibles.
Au plan international, même succès avec, déjà en France, une école de formation de pilotes en fauteuil face à l’écran et souris en main…
Guerres low-cost, raids et piqués à volonté…
Drôles de drones… en effet.
E.M.
