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4 ARTICLES – POINTS DE VUE

Chrétiens d’Orient en danger : présentation du dossier

Minée par les persécutions, l’exil et le recul de ses droits, Triloguenews vous propose dans ce dossier un panorama de la communauté chrétienne du Moyen-Orient, de son histoire sous forme d’articles, événements, documentaires, et les actions des institutions pour lutter contre la persécution des chrétiens d’orient relayés par Triloguenews.com depuis 2013.

QUELQUES ASSOCIATIONS

La Chredo : Coordination Chrétien d’Orient en Danger

Les objectifs de la Chredo sont multiples comme l’explique son président Patrick Karam. « Il s’agit de faire un état des lieux de la situation des chrétiens, de leur sécurité, de leurs biens et de leurs lieux de culte, notamment de leur patrimoine historique ; d’évaluer le risque de disparition de leur présence deux fois millénaires en Irak et en Syrie ; de rencontrer les réfugiés ou les déplacés chrétiens, pour faire le point des violations des droits de l’homme, y compris sur la question de l’esclavage des femmes ; de récupérer des témoignages pour nourrir la plainte pour génocide et crimes contre l’humanité déposée contre Daech par la Chredo devant la Cour pénale internationale et contre les jihadistes français devant le procureur général de Paris ; d’examiner la situation des réfugiés syriens au Liban, leur positionnement quant à la situation syrienne et le risque sur l’unité et la stabilité du pays d’accueil ; d’établir le diagnostic de la situation des chrétiens réfugiés ou déplacés dans les camps au Liban, en Syrie ou encore en Irak et des dangers sur leur sécurité en raison de leur confession, et d’évaluer le risque de vagues migratoires massives vers l’Europe, via la Turquie, liées aux réseaux de passeurs », a-t-il énuméré.

Contact : Patrick Karam (président) : 06 79 08 81 70 contact.patrickkaram@gmail.com 
Elie Haddad (vice président) 06 15 46 10 33 presse@chredo.org 

L’Œuvre d’Orient

est une association française au service des chrétiens d’Orient depuis plus de 160 ans. Elle donne aux évêques, aux prêtres et aux communautés religieuses, ainsi qu’à des volontaires bénévoles, les moyens d’accomplir leurs missions – éducation, soins et aide sociale, action auprès des communautés, culture et patrimoine – dans 23 pays, principalement au Proche-Orient, dans la Corne de l’Afrique, en Europe de l’Est et en Inde. La vie des chrétiens en Orient : BLOG DE LUC BALBONT

La Hungary Helps Agency

est une agence gouvernementale qui fonctionne comme une organisation à but non lucratif qui apporte une assistance rapide et pratique aux victimes de crises humanitaires et aux communautés persécutées.

L’Agence a eu des missions au Moyen-Orient (Iraq, Syrie, Jordanie, Liban, Israël et Palestine), en Asie (Bangladesh), en Afrique (Nigéria, Mali, Ghana, Éthiopie, République démocratique du Congo, Mali, Afrique du Sud , Tanzanie) et fournit également une aide humanitaire rapide en cas de catastrophes naturelles ou causées par l’homme dans des pays comme le Mozambique, le Sri Lanka, les Philippines, le Pakistan, l’Albanie, l’Ukraine ou le Liban. 

En tant qu’initiative gouvernementale révolutionnaire, la Hongrie a créé en 2016 le Secrétariat d’État adjoint à l’aide aux chrétiens persécutés qui est devenu en 2018 le Secrétariat d’État à l’aide aux chrétiens persécutés et le programme Hungary Helps visant à étendre les activités du secrétaire d’État à un large gamme d’aides humanitaires et de programmes de développement.

Le secrétaire d’État à l’aide aux chrétiens persécutés et au programme Hungary Helps est  Tristan Azbej PhD. L’agence Hungary Helps a été fondée en avril 2019 et est dirigée par Péter Kovács-Pifka, PDG.

Hungary Help, le bon exemple des Hongrois

“La Hongrie est le premier pays au monde a aborder la question de la persécution des chrétiens au niveau gouvernemental.” par SE Edouard de Habsbourg. SE Edouard de Habsbourg est ambassadeur de Hongrie près du Saint-Siège, il détaille la politique publique mise en place par Budapest pour venir au secours des chrétiens d’Orient persécutés. LIRE LA SUITE


Aid to the Church in Need

ACN – Aid to the Church in Need

Fondée en 1947 en tant qu’organisation catholique d’aide aux réfugiés de guerre et reconnue comme Fondation pontificale depuis 2011, Aid to the Church in Need se met au service des chrétiens du monde entier partout où ils sont persécutés, opprimés ou en proie aux besoins matériels.

Nous soutenons actuellement chaque année environ 5 000 projets de l’Église, dont certains à long terme, dans près de 140 pays, grâce à des dons privés car la fondation ne reçoit aucun financement publique. ==> ACTION AU MOYEN-ORIENT


LCO – L’institut Chrétiens d’Orient

Fondé en 2020 par Antoine Fleyfel, théologien et philosophe franco-libanais, avec le soutien de l’Œuvre d’Orient, l’Institut chrétiens d’Orient est à la fois :

  • un lieu de transmission du savoir sur les chrétiens d’Orient, à travers l’enseignement, la formation, la recherche, la publication, l’information ;
  • un lieu d’influence qui met le savoir universitaire à la disposition de ceux qui prennent des décisions dans les domaines de l’économie, de la politique, de la culture, de la diplomatie ou de la religion ;
  • un institut pluridisciplinaire qui étudie la question des chrétiens d’Orient avec une grande diversité de perspectives afin d’en obtenir une compréhension plus claire.

Son conseil scientifique organise les différentes activités de l’Institut chrétiens d’Orient et veille sur leur qualité académique.


HISTOIRE

Institut du monde ArabeIMA Exposition : Chrétiens d’Orient. Deux mille ans d’histoire

Chrétiens d'Orient - 2000 ans d'histoireL’exposition « Chrétiens d’Orient. Deux mille ans d’histoire » éclaire l’histoire d’une communauté plurielle et son rôle majeur au Proche-Orient, aux plans tant politique et culturel que social et religieux. Au fil du parcours, des chefs-d’œuvre du patrimoine chrétien sont à découvrir, dont certains montrés en Europe pour la première fois.

Né à Jérusalem, le christianisme s’est rapidement diffusé à tout le Proche-Orient : il s’est implanté en Egypte et dans les actuels Liban, Syrie, Jordanie et Irak. Tout au long de l’Histoire, les chrétiens ont joué un rôle majeur dans le développement politique, culturel, social et religieux de cette région du monde.
Cette place singulière est ici mise en lumière au travers de périodes charnières : installation du christianisme religion d’Etat, conciles fondateurs, conquête musulmane, essor des missions catholiques et protestantes, apport des chrétiens à la Nahda (renaissance arabe), renouveau des XXe et XXIe siècles. L’accent est également mis sur la vitalité actuelle des communautés chrétiennes du monde arabe, troublée par l’actualité récente.


Documentaire KTO – Les Chrétiens d’Orient, 2000 ans d’histoire : Origine

Qui sont les chrétiens d’Orient? Quelle est leur Histoire ? Ce film propose de comprendre la place de ces chrétiens enracinée en terre sainte depuis toujours. Un peuple qui vit, meurt et renaît au sein du monde arabe depuis deux mille ans. Construit grâce à des archives exceptionnelles et aux interventions de spécialistes reconnus, ce documentaire met en lumière l’influence ancienne de l’Occident au Moyen-Orient et ses conséquences complexes pour les chrétiens d’Orient en terre d’Islam. Les Chrétiens d’Orient, de la coéxistence à l’exode UNE COPRODUCTION KTO/GRAND ANGLE PRODUCTIONS 2019 – Réalisé par Marc Wattrelot


Documentaire KTO – Les Chrétiens d’Orient, 2000 ans d’histoire : Exils

Après la diaspora juive, la dispersion des chrétiens d’orient ? Etrange répétition de l’histoire sur laquelle se penche la seconde partie de ce documentaire sur les chrétiens de cette région du monde comprise entre l’Irak et l’Egypte. Si le premier volet s’attachait à remonter aux origines des chrétiens d’orients, ce second volet de 52 minutes, retrace les événements qui depuis la première moitié du XXe siècle, ont profondément modifiés les rapports de force dans le monde arabe. En effet, de la déclaration Balfour (1917) qui reconnait aux juifs installés en Palestine le droit à un « foyer national » à la montée de l’islamisme radical dont la chute des tours jumelles (2001) constitue sa déclaration de guerre à l’Occident, les chrétiens d’Orient passent de Charybde en Scylla. Tour à tour complices de l’Occident et chantres du nationalisme arabe, suscitant la haine et l’admiration, ils sont pourtant de plus en plus nombreux à choisir le chemin de l’exil. Les Chrétiens d’Orient, 2000 ans d’histoire : Exils – UNE COPRODUCTION KTO/GRAND ANGLE PRODUCTIONS 2019 – Réalisé par Marc Wattrelot

 

 

ARTICLES – POINTS DE VUE

 2020__________________

iremmoLes chrétiens d’Orient, au-delà des mythes et des instrumentalisations

Controverse – Les chrétiens d’Orient, au-delà des mythes et des instrumentalisations Mercredi 4 décembre 2019 Rencontre avec : Tigrane Yégavian, diplômé de Sciences Po Paris et des Langues’O, journaliste et arabisant. Il collabore notamment pour les revues “Politique Internationale”, “Diplomatie”, “Moyen-Orient”, “France Arménie” et le “Monde Diplomatique”, et est membre de la rédaction de la revue de géopolitique “Conflits”. Auteur notamment de “Arménie : à l’ombre de la montagne sacrée” (Nevicata, 2015), et de “Minorités d’Orient : les oubliés de l’Histoire” (éditions du Rocher, 2019). Modération : Antoine Fleyfel, professeur de théologie et de philosophie au Collège des Bernardins et à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, chargé des relations académiques de l’Œuvre d’Orient, auteur de nombreux ouvrages, dont “La théologie contextuelle arabe. Modèle libanais” (l’Harmattan, 2011), “Géopolitique des chrétiens d’Orient. Défis et avenir des chrétiens arabes” (L’Harmattan, 2013) et “Les dieux criminels” (éditions du Cerf, 2017).


Dossier  “La persécution des Chrétiens” coordonné par Antoine Colonna

Oublier les chrétiens martyrisés, c’est les tuer encore une fois.“L’Occident croisé” n’a pas agi pour aider les porteurs d’un héritage commun… par Antoine Colonna LIRE LA SUITE

Nous avons payés le prix fort, le prix du sang.“L’Occident ne pense plus à aider les chrétiens en tant que chrétiens, il poursuit seulement son intérêt économique” . Le témoignage de Sa Béatitude Louis Raphaël Sako, propos recueillis par Antoine Colonna. LIRE LA SUITE

Hungary Help, le bon exemple des Hongrois.“La Hongrie est le premier pays au monde a aborder la question de la persécution des chrétiens au niveau gouvernemental.” par SE Edouard de Habsbourg. LIRE LA SUITE


Un nouvel institut pour faire connaître les chrétiens d’Orient Présentée  

par Pauline de Torsiac

Faire connaître les chrétiens d’Orient. C’est l’objectif d’un institut qui ouvrira ses portes à la rentrée. Quelle est sa vocation ? A qui s’adresse t-il ?

©PHOTOPQR/VOIX DU NORD – 22/02/2018. Tourcoing. Exposition “Chretiens d’Orient – 2000 ans d’histoire” au Musee des Beaux-Arts (MUBA) de Tourcoing. Evangeliaire Syriaque (1054). PHOTO FLORENT MOREAU LA VOIX DU NORD (MaxPPP TagID: maxnewsspecial187039.jpg) [Photo via MaxPPP]

C’est un projet soutenu par l’Oeuvre d’Orient. L’Institut chrétiens d’Orient ouvrira ses portes aux étudiants le 1er octobre prochain dans le 6ème arrondissement de Paris. 

Il sera dirigé par le professeur Antoine Fleyfel, philosophe et théologien franco-libanais. Il revient sur RCF sur la double vocation de cette nouvelle structure.

INFORMER SUR LA CULTURE DES CHRÉTIENS D’ORIENT

Informer sur la culture et l’environnement intellectuel et social des chrétiens d’Orient c’est important, alors que l’on sait qu’il y a eu une véritable hémorragie de ces communautés dans cette région du monde ces dernières années. Entre 2014 et aujourd’hui avec la guerre en Syrie et l’arrivée de Daech, plus d’un million de chrétiens d’Orient ont quitté des régions où leurs communautés vivaient depuis deux millénaires. Des chrétiens aujourd’hui minoritaires qui aspirent à obtenir une pleine citoyenneté dans leur pays. Une réalité douloureuse qui ne doit pas faire oublier le reste. Pour Antoine Fleyfel, il ne s’agit pas de tomber dans l’écueil de voir uniquement les chrétiens d’Orient sous l’angle de la persécution.

La création de cet institut intervient alors que le contexte régional est critique. Si l’on prend le cas de la Syrie, la population crie famine. Elle paie le lourd tribut d’une guerre qui dure depuis bientôt dix ans. Un tiers de la population est réfugiée, un autre tiers est déplacée à l’intérieur et le taux de paupérisation est énorme. Quant au Liban, il accuse le coup des mouvements populaires qui ont démarré à l’automne dernier. La valeur de la monnaie a complètement fondu. Le taux de chômage est très élevé, plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté. Cette situation accentuée par le confinement laisse craindre une escalade de la violence, comme le rappelle Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’Oeuvre d’Orient.

UN FONDS DE SOUTIEN AUX ÉCOLES CHRÉTIENNES

Un contexte qui inquiète particulièrement la France. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, parle d’une situation “alarmante”. Le quai d’Orsay se dit préoccupé face à la profonde dégradation de la situation économique et sociale du pays et appelle les autorités libanaises à lancer les réformes.

Jean-Yves Le Drian a par ailleurs annoncé mercredi que la France allait mettre en œuvre un fonds de soutien aux écoles chrétiennes du Proche et du Moyen-Orient. Il sera opérationnel “dès cet été” car, sans aide, ces écoles ne pourront rouvrir à la rentrée. La création de ce fonds avait déjà été évoquée en janvier dernier par le président Emmanuel Macron, à l’occasion d’une visite à Jérusalem.

LA VOCATION PROTECTRICE DE LA FRANCE

Cette proposition figurait dans le rapport sur le renforcement de l’action de la France dans la protection du patrimoine du Moyen-Orient et le soutien au réseau éducatif des communautés chrétiennes de la région. Un rapport rendu par Charles Personnaz, directeur de l’Institut national du patrimoine et bénévole à l’Œuvre d’Orient. Avec la mise en place de ce fonds, mais aussi avec la création d’un institut des chrétiens d’Orient à Paris, la France confirme sa vocation protectrice à l’égard des chrétiens d’Orient.

Pour plus d’informations sur les formation de l’institut des chrétiens d’Orient, un site Internet devrait être mis en ligne dans les prochains jours. Vous pouvez également envoyer un mail à cours.publics.ico@gmail.com. Les pré-inscriptions doivent se faire avant le 20 septembre.


Aid to the Church in Need

La-vie-après-lÉtat-islamique-nouveaux-défis-pour-le-christianisme-en-Irak

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – À l’approche de l’anniversaire de la prise de Qaraqosh dans la nuit du 6 août 2014, l’AED publie un Rapport détaillé sur la vie des chrétiens de la Plaine de Ninive après l’État islamique. La conclusion de cette série d’enquêtes inédites est sans appel : 100% des chrétiens se sentent en insécurité et sans réaction politique immédiate, la plupart quitteront le pays sous peu.

L’AED publie un Rapport intitulé « La vie après l’État islamique : nouveaux défis pour le christianisme en Irak », qui compile les résultats d’une série d’enquêtes menées sur une période d’un an. L’étude de 80 pages (en anglais) présente les défis actuels auxquels sont confrontés les chrétiens irakiens, qui sont retournés dans leur ville d‘origine après la prise de la plaine de Ninive par l’État islamique, durant l’été 2014.

Le rapport avertit que si la communauté internationale ne prend pas de mesures immédiates, l’émigration forcée pourrait réduire la population chrétienne de la région au cinquième de sa situation d’avant 2014.Cela ferait passer la communauté chrétienne de la catégorie des « vulnérables » à la catégorie critique des « menacés d’extinction ». Avant 2003, les chrétiens étaient 1.5 million et ils seraient maintenant bien en dessous des 120 000.

L’étude a été dirigée par le chef du département Moyen-Orient de l’AED international, le père Andrzej Halemba, et préparée par Xavier Bisits, collaborateur de l’AED en Irak en 2019.

MENACE DES MILICES LOCALES SOUTENUES PAR L’IRAN

Selon le rapport, 100% des chrétiens vivant dans la région éprouvent un manque de sécurité et 87% d’entre eux indiquent même qu’ils le ressentent « beaucoup » ou « considérablement ». Les enquêtes montrent que l’activité violente des milices locales et la possibilité d’un retour de l’État Islamique apparaissent comme les principales raisons de cette crainte. 69% indiquent que c’est la première cause d’une éventuelle migration forcée.

Ce sont surtout les milices Chabak, soutenues par l’Iran opérant dans la plaine de Ninive, qui ont fait l’objet de griefs. Elles agissent avec la permission du gouvernement irakien parce qu’elles ont aidé à vaincre l’État islamique, mais 24% des personnes interrogées disent que « leur famille a été affectée négativement par une milice ou un autre groupe hostile ».

«Le harcèlement et l’intimidation, souvent liés à des demandes d’argent », sont les formes d’hostilité les plus couramment signalées.


Irak : 180 familles chrétiennes reviennent dans la province de Ninive par Khalid al-Taie

Eglise Mar Behnam et Sarah de la ville de Qaraqosh
Une messe a été célébrée en l’église Mar Behnam et Sarah de la ville de Qaraqosh, dans la province de Ninive, après sa réouverture en septembre 2019.

Des dizaines de familles chrétiennes sont rentrées chez elles dans la province de Ninive plusieurs années après avoir été déplacées par « l’État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS), a annoncé dimanche 13 septembre Najm al-Jubouri, gouverneur de Ninive.

Après quatre ans de déplacement dans la région kurde, 180 familles sont revenues dans la région des Plaines de Ninive, dans un contexte d’amélioration de la sécurité et des services publics, a-t-il fait savoir au journal al-Sabah.

L’église Mar Chamouni, dans la ville assyrienne de Bartella, à l’est de Mossoul, a également été réhabilitée et a rouvert ses portes aux fidèles quatre ans après sa destruction par l’EIIS, a déclaré al-Jubouri.

D’autres églises, dont la Grand Immaculate Church, Mar Behnam et Sarah, Mar Yohanna (Saint-Jean) et Mar Zina ont été réhabilitées au cours de l’année dernière.

Le 9 septembre, le ministre irakien des Migrations et des Déplacements, Ivan Faeq Jabro, rencontre des familles chrétiennes revenues dans la ville de Batnaya, dans la région des Plaines de Ninive. [Photo fournie par le ministère irakien des Migrations]

Comme d’autres groupes ethniques de Ninive, les quelque 138 000 chrétiens qui vivaient dans la ville de Mossoul et dans les Plaines de Ninive avaient fui leurs foyers après que l’EIIS eut envahi de larges pans de l’Irak au milieu de l’année 2014.

Hausse des retours volontaires

Il y a eu des « progrès tangibles » dans le retour des chrétiens déplacés dans leurs régions d’origine dans la province de Ninive, a déclaré le militant chrétien Ramy Hanna Karoumi, qui dirige l’organisation Bakhdida pour les jeunes.

Le gouvernement local a déclaré qu’il s’efforcera d’offrir un environnement sûr à toutes les personnes déplacées qui rentrent chez elles, y compris les chrétiens, a-t-il déclaré à Diyaruna, notant que le renforcement de la sécurité dans toute la province « encouragera davantage de familles déplacées à revenir ».

Le déploiement des forces de sécurité, qui maintiennent une forte présence dans les villes de la province, a dissipé les craintes que les personnes déplacées pouvaient avoir concernant la situation sécuritaire et les dangers posés par l’EIIS, a-t-il poursuivi.

Le nombre de chrétiens qui reviennent continue d’augmenter, a fait savoir Karoumi, notant que ces trois dernières années, près de 5000 familles étaient revenues à Qaraqosh depuis la région kurde.

Qaraqosh, la ville natale de Karoumi, est l’une des plus anciennes et des plus grandes villes chrétiennes d’Irak, qui comptait environ 80 000 habitants avant l’incursion de l’EIIS.

Le retour volontaire a été facilité par les efforts du gouvernement fédéral et des autorités locales pour reconstruire les infrastructures et rétablir les services publics, a-t-il expliqué.

Les campagnes menées par les organisations locales et les églises pour réhabiliter les maisons ont également facilité les efforts de retour des familles déplacées.

« Environ 95 % des maisons de Qaraqosh ont été reconstruites pour encourager les gens à revenir et refermer le chapitre du déplacement », a conclu Karoumi.


 2019__________________

LE « RAS LE BOL» DES CHRETIENS D’ORIENT par Elias Masboungi :

La conférence internationale organisée le mardi 11 décembre à Paris par la « CHREDO » (Coordination Chrétiens d’Orient en Danger) a largement dépassé le stade des rencontres similaires marquées par des protestations et lamentations pour passer au stade de l’action.

Offensive coordonnée de toutes les communautés chrétiennes de cet Orient qui a vu naître et rayonner le christianisme.

A la lecture des interventions à la tribune de cet événement et en parcourant le texte de la «Proclamation  internationale de Paris contre les discriminations et les violences  faites aux Chrétiens d’Orient et aux autres minorités » on peut conclure qu’après le 11 décembre 2018 rien ne sera plus comme avant.

Des comités de coordination et de suivi ont été formés pour demander des comptes non seulement aux criminels mais aussi au monde dit libre qui constate, déplore et laisse faire, sans plus. On constatera rien qu’à titre d’exemple que les horreurs de Daech en Irak qui ont provoqué plus de cent mille réfugiés à l’intérieur et hors du pays n’ont jusqu’ici fait l’objet d’aucune enquête internationale. Il en est de même en Syrie où la « communauté internationale » se contente d’accuser exclusivement le régime et ses actes criminels, notamment les armes chimiques qui sont d’ailleurs également utilisées par les milices de l’opposition soutenues, financées et armées par la « coalition internationale ».

Rien sur les massacres des Chrétiens de Syrie et, là aussi, aucune demande d’enquête…sur les terroristes parqués jusqu’à ce jour à Idlib avec armes et bagages.

Sur ce même terrain, force est de constater qu’à défaut d’une action concrète de la « France Fille Aînée de l’Eglise », c’est la « Sainte Russie » qui a volé au secours des Chrétiens de Syrie. Ce n’était pas là, reconnaissons-le, le seul motif de l’intervention russe  mais il faut croire que sans cette présence massive des troupes de M. Poutine au sol et dans les airs il ne serait resté aucun Chrétien en Syrie avec un risque de débordement « daéchiste » sur certaines régions libanaises.

Il faut être en effet naïf pour croire que des régions comme le « Akkar, la ville de Tripoli et d’autres zones qu’il serait vain d’énumérer ici se seraient opposées aux hordes de Daech.

Le scénario catastrophe étant que les tueurs de l’Abou Bakr des temps modernes auraient été accueillis par des fleurs et du riz.. Le danger a pu être évité du fait de l’offensive libanaise à Ras Baalbeck et El Quaa mais le risque est toujours là tant que le sort des trente mille terroristes de Deir Ez-Zor n’a pas été décidé en haut lieu…

Autre constatation à la lecture des « minutes » de la conférence du mardi 11 décembre : Une action au plus haut niveau pour exiger que les tueurs de Daech et leurs pareils soient traduits devant la Tribunal Pénal International selon les procédures d’usage.


Chrétiens d'Orient en dangerCHREDO :  conférence d’Abu Dhabi

La Coordination des chrétiens d’orient en danger (CHREDO) se félicite de l’organisation par les Émirats Arabes Unies d’une grande conférence internationale sur le thème de la fraternité humaine rassemblant des dignitaires religieux et la signature dans ce cadre par le Pape François et le grand Sheikh El Tayyeb d’Al Azhar d’un protocole qui vise à renforcer la présence des chrétiens en Orient et leur enracinement dans leur terre.

Cette démarche reprend exactement  celle adoptée par la Chredo lors de la dernière conférence internationale qu’elle a organisé à paris le 11 décembre dernier à l’initiative de son président Patrick Karam, mais qui était plus élargie rassemblant des représentants de toutes les tendances religieuses de l’orient, chrétiennes et musulmanes et dont l’apogée était dans la signature collective par ces dignitaires, y compris le recteur de l’université islamique d’Al-Azhar, de la « proclamation  internationale de paris » qui pour la première fois vise à mettre fin aux discriminations contre les minorités et les chrétiens en Orient et préconise le respect de l’égalité de tous les citoyens d’orient, chrétiens, musulmans, minorités, en droits et en devoirs, la condamnation sans ambiguité de Daesh et des organisations jihadistes, le droit au retour des chrétiens sur leur terre d’origine avec la reconstruction des écoles mais aussi des églises.
Il s’agit d’une avancée unique car mis à part le Liban les chrétiens et les minorités subissent des discriminations dans tous les domaines de leur vie professionnelle et religieuse et des violences non sanctionnées.
Il est indispensable que toutes les bonnes volontés puissent féderer leurs démarches dans cette direction, celle de la rencontre de toutes les religions orientales et leur reconnaissance mutuelle de l’autre et de ses droits, afin de pouvoir tourner définitivement la page de l’utilisation de la religion pour justifier des actes terroristes et pour transformer la démographie de cette région. Février 2019 -Service Presse CHREDO  – Pour tout contact: 0615461033


 2016__________________

LA REALITE DE L’IRREVERSIBLE EXODE DES CHRETIENS

Le périple  libano-syro-irakien de la « Chredo », des parlementaires et des ONG européens par Elias Masboungi

La délégation de la CHREDO (Coordination des chrétiens d’orient en danger) conduite par Patrick Karam qui vient d’effectuer un voyage en Irak, en Syrie et au Liban, a donné hier à la brasserie Noura, Place de Beyrouth, une conférence de presse pour diffuser son rapport de mission.La délégation comprenait également sept parlementaires (députés et sénateurs) et des dirigeants d’associations d’ONG et d’institutions religieuses. Ce périple a permis à la trentaine de participants de rencontrer au plus haut niveau tous les acteurs politiques, sociaux, religieux et sécuritaires en se gardant de rencontrer des responsables politiques syriens.

Il s’agissait par ailleurs de procéder à un état des lieux sur la  situation des chrétiens de la zone, de leur sécurité, de leurs biens et de leur patrimoine historique.En prélude , à la présentation du rapport, les députés  Jean-Marie Tétart et  Guillaume Chevrollier  – qui étaient du voyage – ont pris la parole, devant un nombre impressionnant de journalistes, pour souligner l’importance de cette mission conduite dans trois pays qui connaissent une situation de crise, voire de guerre soulignant l’utilité des contacts sur place et des messages transmis et recueillis.

Ils ont exprimé réserves et  formulé des critiques à l’égard de la politique officielle de la France invitant  les responsables français et européens à tenir compte de la réalité sur le terrain, notamment au chapitre de l’avenir des chrétiens et des autres minorités dans les trois pays visités.Patrick Karam et les dirigeants des autres organismes devaient parler à leur tour pour développer d’autres points de leur mission et formuler un certain nombre de remarques figurant au rapport.

En particulier les  pressions exercées  contre les chrétiens à divers degrés et selon les pays, le fait que les communautés chrétiennes déplacées ou réfugiées ne veulent pas vivre dans des camps tout en acceptant des aides fournies dans des conditions tenant compte de leur dignité et aussi des chiffres  alarmants sur l’exode des  chrétiens, en Irak notamment.Alarmants également sont les déclarations de chrétiens désireux de quitter les pays du Levant  pour se faire une nouvelle vie et assurer, disent-ils, l’avenir de leurs enfants en Europe ou le continent américain.

Sur la Syrie, le rapport – aussi bien que les déclarations des participants au voyage – souligne le soutien des communautés chrétiennes au régime de Damas qui assure, disent-ils leur sécurité malgré tout et leur garantit leur liberté de culte. Tout en reconnaissant  que tous les Syriens paient un lourd tribut à la guerre et que les chrétiens sont plus vulnérables du fait qu’ils ne sont pas armés.Chiffres inquiétants de la situation des chrétiens dans des villes syrienne telles que Kessab, Kamichli ; Alep et des villages de la région de Lattaquié.

A l’heure des questions-réponses, rien de réjouissant non plus tant le tableau est sombre. Les trois pays de l’ancien Levant sont bel et bien dans une guerre dont on ne voit pas l’issue et qui a de ce fait besoin d’une plus grande attention de la part des pays européens et en premier lieu la France.Que se passera-t-il au niveau des gouvernements en matière de politique étrangère ? Pas grand-chose, peut-on conclure.

Encore que sur le plan humanitaire, des actes et initiatives existent. Mais dans le cas des chrétiens, il est demandé plus, à savoir des interventions visant à assurer avenir là où ils sont nés plutôt que de les encourager à partir. EM 16 mars 2016


Chrétiens d'Orient en danger

Le terrorisme a atteint le coeur de l’Europe. À quand les vraies réponses?

Communiqué de Presse 23 mars 2016 –  CHREDO Service communication

Le terrorisme islamiste a frappé le cœur de l’Europe et fait trembler les piliers du parlement européen.

La Coordination « Chretiens d’Orient en Danger » (CHREDO) condamne avec force ces nouvelles attaques et pleure les victimes innocentes tombées.

En revanche, la CHREDO se pose vraiment la question de l’intérêt de s’adresser encore une fois à nos dirigeants français et européens pour les pousser à changer de politique.

Depuis sa création en 2013, la CHREDO n’a cessé d’avertir ces dirigeants des risques de propagation de ce mal absolu en Occident. Avec les premières actions concrètes de terrorisme perpétrées au sein des métropoles européennes, la CHREDO n’a pas hésité à rappeler ces dirigeants leurs devoirs les incitant à revoir radicalement leur politique.LIRE LA SUITE DU COMMUNIQUE


Délibération du Conseil Régional en soutien aux minorités du Moyen-Orient

22 février 2016 : Le conseil régional d’Ile de France a voté hier à la quasi-unanimité une délibération-cadre concernant le soutien aux minorités persécutées au Moyen-Orient, dont les Chrétiens et les Yézidis, qui subissent pleinement des atrocités et des crimes contre l’humanité.

Ce soutien a un double objectif: l’aide au retour des populations déplacées ou réfugiées et l’aide aux pays d’accueil de la zone. Il s’agit donc principalement de renforcer ces populations sur leur terre, les aider à reconstruire leurs biens et leurs lieux de culte et empêcher leur exode. Ce soutien se traduira par une collaboration accrue avec les collectivités locales qui accueillent les réfugiés, avec les ONG qui ont des projets concrets d’aide aux populations, ou aussi par un partenariat avec l’Agence Française de Développement.

La Coordination des Chrétiens d’Orient en Danger remercie Valérie Pécresse, présidente de la région, pour son engagement tenu, et pour sa détermination à faire aboutir cette résolution.

La CHREDO remercie surtout Patrick Karam, vice-président de la région Ile-de-France, qui a porté cette résolution et l’a défendu jusqu’au bout. 


LES VŒUX DE LA CHREDOA LA MAIRIE DU XVIe ARRONDISSEMENT par Elias Masboungi

Vue générale de la réception avec au centre le  député-maire Claude Coasguen, le président de la Chredo, M. Patrick Karam et l’adjointe au maire, Mme Samia  Bedat-Karam et Mgr Gemayel , au micro, lors de son allocution.

Une des dernières réceptions de vœux traditionnels du Nouvel An. Celle de la « Chredo » (Association pour la défense des chrétiens d’orient) qui a eu lieu samedi dans les salons de la mairie du 16 arrondissement. De Paris.

En présence notamment du maire Claude Coasguen  qui a prononcé un mot de circonstance en réponse à l’allocution du président de la Chredo, M. Patrick Karam par ailleurs vice-président du conseil régional d’Ile de France, de Mgr Maroun Nasser Gemayel, évêques maronite et de Mme Samia Bedat-Karam, adjointe au maire du 16e.

De nombreux dirigeants d’associations françaises et libanaises de soutien aux communautés chrétiennes du Moyen-Orient étaient là pour échanger en même temps leurs vœux et vues sur la situation dans les zones sensibles d’Irak et de Syrie. 28 janvier 2016


 2015__________________

La conférence internationale sur les victimes des violences ethniques et religieuses au M.O. 

UN « PLAN DE PARIS » A VOLETS HUMANITAIRE, POLITIQUE ET JUDUICIAIRE par Elias Masboungi

C’est un succès en demi-teinte, estime la « Chredo »

8 septembre 2015 : Une conférence internationale sur les victimes de violences ethniques et religieuses au Moyen-Orient s’est tenue hier à Paris en présence de délégués de 56 Etats et de 11 organisations internationales.

A l’ordre du jour des séances  tenues sous forme de trois tables rondes, les moyens à mettre en œuvre pour soutenir les communautés visées par « Daech » et d’autres organisations terroristes pour des raisons ethniques ou religieuses et les communautés menacées en tant que telles en Irak et en Syrie.

C’est à l’initiative de la France que cette rencontre internationale a eu lieu au centre gouvernemental des conférences, rue de la convention, avec comme co-présidents, M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et de la coopération économique et son homologue jordanien, M. Nasser Judeh.

Pour ce qui est des orientations politiques générales de la conférence, les participants ont souligné, selon les informations officielles diffusées à la presse, que la diversité culturelle, religieuse et ethnique au Moyen-Orient constitue pour la région et pour l’humanité un patrimoine inestimable, que la communauté internationale a le devoir de protéger. Ils ont exprimé leur volonté d’agir sans délai pour préserver cette diversité et pour protéger les membres des communautés menacées qui sont particulièrement vulnérables.

Lors des discussions, les délégués  ont exprimé, face à l’ampleur des violences qui déchirent la région, leur détermination à redoubler d’efforts pour rétablir la paix et pour soutenir tous les réfugiés et déplacés ainsi que les Etats et les communautés qui les accueillent, dont les contributions ont été saluées.

Ils ont par ailleurs convenu qu’un objectif prioritaire de la communauté internationale et des Etats concernés est de faciliter le retour des personnes réfugiées et déplacées qui le souhaitent dans leurs foyers et ce en créant un environnement propice à leur retour.

Les trois tables rondes – dont une était présidée par M. Gebran Bassile, ministre des affaires étrangères du Liban – ont travaillé à des recommandations en matière humanitaire, judiciaire et politique. Un plan d’action annexé aux recommandations adoptées  reprend les principes  et actions discutés lors de la conférence. Ce plan d’action baptisé « Plan d’action de Paris » constituera une feuille de route pour contribuer à apporter des réponses au drame qui se joue dans la région.

Au niveau humanitaire, il a été décidé d’aider les autorités nationales  et locales ainsin que les communautés qui accueillent des réfugiés et des populations déplacées au moyen de programmes de développement visant à alléger une partie de leur charge et à renforcer leurs capacités.

Autre décision : une meilleure information sur les déplacements de population et sur les risques relatifs à leur sécurité ainsi que le renforcement des mesures visant à rétablir les liens familiaux entre les familles séparées.

Par ailleurs, les participants ont  insisté sur l’amélioration de l’accès à la santé et à l’éducation, sur la prise en charge des victimes de violences en sus d’actions de déminage et de réhabilitation d’infrastructures et de services publics, notamment des hôpitaux et des écoles pour favoriser la réintégration des communautés.

Les participants ont, en outre, souligné l’obligation pour toutes les parties de respecter le droit international humanitaire et la nécessité de promouvoir le respect de celui-ci auprès des forces armées sur le terrain.

Les délégués se sont engagés à soutenir les Etats les plus touchés de la région, c’est-à-dire la Jordanie et le Liban ainsi que la Turquie et l’Irak, qui accueillent des réfugiés et  leur portent secours ainsi que les efforts des sociétés civiles, des institutions régionales et des communautés d’accueil de ces pays.

Soutien également de l’action de l’ONU en Irak qui oeuvrent pour la reconstruction des infrastructures et le retour des déplacés.

Sur le plan judiciaire, il faut relever  la condamnation avec le plus grande fermeté des crimes odieux commis notamment par « Daech » et d’autres groupes qui, lui sont affiliés à l’encontre des populations civiles de toutes origines ethniques, religieuses ou autres. La conférence considère que ces atrocités constituent des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, voire des crimes de génocide, s’agissant de certaines communautés.

La Cour pénale internationale, ont estimé les participants, a un rôle important à jouert, notamment pour juger des crimes commis par « Daech » et d’autres organisations terroristes. Le Conseil de sécurité a été de l’ONU a été encouragé à étudier la possibilité de déférer ces crimes à la CPI.

Sur le terrain politique, la conférence a soutenu la nécessité de trouver des solutions politiques aux crises qui secouent la région avec des approches inclusives intégrant toutes les composantes de la société, dans le cadre de l’Etat de droit et du respect des droits de l’Homme.

Ils ont souligné l’importance de mettre en œuvre les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU visant à lutter contre le terrorisme et à prévenir la radicalisation.

En ce qui concerne la Syrie, les participants ont rappelé leur volonté de préserver  l’unité er la souveraineté de ce pays marquant le fait que la seule solution durable à la crise syrienne est une transition politique  fondée sur le communiqué de Genève du 30 juin 2012, répondant aux aspirations légitimes du peuple syrien.

Parmi les autres décisions prises, on peut citer le renforcement du soutien à l’UNESCO, la réaffirmation du rôle des Nations Unies dans la région et la détermination de la conférence à agir concrètement en soutien de ses objectifs afin de protéger les communautés menacées au Moyen-Orient et de préserver la diversité de la région.

Dès que les résolutions de la conférence ont été rendues publiques, la « CHREDO » (Coordination Chrétiens d ‘Orient en danger) a estimé que cette rencontre est un succès en demi-teinte.

Le président de cette coordination, M. Patrick Karam, tout en reconnaissant que cette conférence est un acte politique important, les mesures adoptées  sont des réponses partielles à un problème global dans le contexte de la dramatique progression de la gangrène islamiste qui déstabilise tout l’Orient ainsi que l’Afrique.

Il a ajouté que cette rencontre tenue sur une « petite demi-journée » est insuffisante pour aller au fond des choses et que la rencontre de Paris n’a pas abordé des sujets essentiels.

Karam émet en conséquence cinq réserves qui peuvent se résumer ainsi :

  • La conférence n’a pas abordé la priorité absolue qui consiste à gagner la guerre.
  • L’aide humanitaire est réservée aux minorités alors qu’il s’agit d’aider tous les réfugiés dans les camps.
  • La création d’un fonds spécifique d’aide est faiblement doté et ne permet pas la reconstruction.
  • Le volet judiciaire ne mentionne pas les poursuites des Etats complices .
  • Cette conférence nie la spécificité des Chrétiens d’Orient dans un contexte de persécution qui provoque un exode.

Le Sénat crée son Groupe de Liaison sur les Chrétiens d’Orient à la demande de la CHREDO par Elias Masboungi

La Coordination des chrétiens d’Orient en danger (CHREDO) se félicite de la création d’un Groupe de Liaison sur les Chrétiens d’Orient, ce mercredi 15 avril, qui sera rattaché au président du Sénat.

Après 18 mois de lobbying intense de la CHREDO, le Bureau du Sénat vient enfin d’accepter la création d’une structure de concertation sur les chrétiens d’Orient portée dès le mois d’octobre 2013 par le sénateur Roger Karoutchi et la sénatrice Bariza Khiari à l’issue de l’audition de la CHREDO au Sénat par une vingtaine de parlementaires. Notre deuxième audition au Sénat en septembre 2014 co-organisée par le sénateur Roger Karoutchi, et les sénatrices Bariza Khiari et Garriaud-Maylam avait permis de relancer le processus.

La CHREDO avait fait valoir la nécessité pour le Sénat de se doter d’un outil opérationnel comme c’est le cas pour l’Assemblée Nationale qui avait créé son Groupe d’études sur les Chrétiens d’Orient en juin 2014 à la demande et avec le soutien de la CHREDO.

Le président de la CHREDO, Patrick Karam, ancien délégué interministériel, considère que: « Cette création constitue une nouvelle étape dans la prise de conscience sur la situation critique des chrétiens dans cette partie du monde. À la différence d’une mission d’information ou d’une commission d’enquête, d’une durée de vie limitée, un Bureau de liaison est une instance permanente, même si elle dispose de moins de moyens financiers qu’un Groupe d’études. »

« Ce Bureau de liaison va alimenter la réflexion des élus et du gouvernement, auditionner les experts, les religieux et les ONG qui travaillent sur la question, stimuler le débat national et donner aux sénateurs une connaissance précise de ce qui se passe dans les régions du monde.Chaque groupe politique pourra y désigner un représentant comme vice-président, ce qui lui donnera une représentativité politique. Il permettra aux sénateurs d’être réactifs et de peser favorablement sur la politique du gouvernement français. Il servira de caisse de résonance et pourra examiner les solutions concrètes en réponse aux besoins les plus urgents et saisir le Parlement et le gouvernement pour prendre toutes les mesures propres à assurer la protection de ces minorités. », se félicite Patrick Karam qui entend bien utiliser ce nouvel outil au service de la cause que défend la CHREDO depuis septembre 2013.

La CHREDO tient à remercier Roger Karoutchi qui n’a jamais ménagé ses efforts et dont l’engagement total est aujourd’hui couronné de succès, Bariza Khiari qui a porté aussi cette demande dans les rangs socialistes, Joëlle Garriaud-Maylam qui est mobilisée, le président du groupe UMP au Sénat Bruno Retailleau qui avait été sensibilisé par la CHREDO et enfin le président du Sénat, Gérard Larcher qui a accepté et met en oeuvre ce Bureau de liaison. EM 16 avril 2015


La puissance impuissante par Elias Masboungi

Fabius qualifie l’ONU de « puissance impuissante » et obtient la saisine de CPI pour « crimes contre l’humanité avec notion de génocide »…

Après des années d’épuration physique “accompagnée d’une  volonté d’éradication culturelle » selon l’expression du journal « Le Monde », la France a réagi en convoquant samedi le Conseil de sécurité pour se pencher sur le drame des minorités religieuses et ethniques au Moyen-Orient.

Plusieurs réunions avec les dirigeants du « Chredo » (collectif des chrétiens d’orient en danger), avaient fini par convaincre M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, de saisir l’ONU de ces crimes répétés contre l’humanité demandant que  « cette sorte de puissance impuissante »( selon les propres termes du chef du Quai d’Orsay) apporte des réponses à la hauteur de la menace.

Laïcité oblige, la diplomatie françaises a tenu à inclure au nombre des victimes  les Yézidis, les Turkmènes, les Kurdes et les Chabaks. Et pour faire plus sérieux, proposer un plan d’action en quatre volets, à savoir un volet humanitaire un fonds pour financer le retour à leurs villages d’origine des réfugiés, une action diplomatique avec les gouvernements concernés  pour la réintégration des personnes déplacées dans le cadre d’un processus de réconciliation et enfin, pour couronner le tout, une saisine de la Cour pénale internationale visant à poursuivre les auteurs de ces crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en y ajoutant la notion de génocide.

Résultat immédiat : une promesse de M. Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU de former un groupe de sages pour appliquer ce plan d’action.

Vendredi dernier, le « Chredo » avait adressé trois suppliques à la France et au Conseil de sécurité. A savoir l’intensification des efforts pour mettre fin à la barbarie et à l’exode des Chrétiens et des minorités d’Orient afin, qu’ils puissent revenir dans leurs villes et villages, une initiative française pour la création d’un fonds international spécifique d’aide aux minorités pour la reconstruction de leurs maisons, écoles et hôpitaux et lieux de culte.

Autres demandes à la France et à l’ONU : une saisine de la CPI pour crimes de guerre et contre l’humanité  suivie d’une campagne mondiale pour que les choses ne s’arrêtent pas là.

Mais quid, des moyens à mettre en œuvre dans l’immédiat pour que les réfugiés chrétiens renoncent à l’exode et organise la défense de leurs biens et familles encore sur place ?

Un combattant d’une nouvelle milice chrétienne irako-syrienne demandait à un journaliste occidental de l’argent et des armes expliquant qu’il ne suffira pas de dire aux Chrétiens que les Kurdes se chargeraient de leur défense.

Un autre milicien syriaque a affirmé qu’on ne pouvait envoyer des jeunes de sa communauté combattre Daech sans le soutien d’une armée forte et bien formée. Il a ajouté qu’il parlait bien  entendu de l’armée irakienne et du gouvernement irakien « qui nous ont trahis à Moussoul par leur absence »…

Ces demandes d’aide militaire ont reçu un accueil plutôt favorable lors de la réunion du Chredo tenue vendredi sous la présidence de Patrick Karam et en présence d’une trentaine de personnalités religieuses et laïques venus d’Irak, de Syrie, du Liban, d’Egypte, de Jordanie et de Palestine.

Au cours de ces assises chrétiennes, un prélat syriaque catholique a mis en garde contre une disparition pure et simple de son église. Dans une interview au « Monde, un autre évêque déclarait : « Mes fidèles attendent tous la libération de notre région pour rentrer car ils veulent vivre en chrétiens là-bas. Ils veulent vivre en bonne relation avec leurs voisins, même si on n’a plus confiance en eux »…

Et d’ajouter cette phrase terrifiante : « Beaucoup de ceux qui étaient nos amis, parmi les musulmans arabes qui sont restés avec Daech nous ont pris nos biens parce que Daech le leur avait permis »… EM 30 mars 2015


Chrétiens d'Orient en danger

20 mars 2015 : Demande de soutien – Saisine de la Cour Pénale Internationale

Chers amies, chers amis

Veuillez trouver, ci-joint, la copie de la lettre de demande de soutien adressée aux Sénateurs sur l’évolution de la demande de saisine de la Cour Pénale Internationale présentée par la CHREDO contre les mouvements extrémistes qui sont en train de commettre des crimes contre l’Humanité en Orient, ainsi que la tribune de la CHREDO dans le Figaro, décembre 2014. Cliquer sur les liens suivants pour accéder aux documents. TRIBUNE FIGARO DEC 2014


Chrétiens d'Orient en danger

25 février 2015 – Etat Islamique : la Cour Pénale Internationale instruit la plainte de la CHREDO pour Crimes contre l’Humanité

La Cour Pénale Internationale (CPI) vient d’informer la Coordination Chrétiens d’Orient en Danger (CHREDO) qu’elle a décidé d’instruire sa plainte déposée le 10 septembre 2014, pour génocide et crimes contre l’Humanité contre DAESH (L’Etat Islamique), auprès du Procureur de la CPI. 


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« À Mossoul, 700 femmes yazidies ont été vendues sur la place publique à 150 dollars pièce… » par Elias Masboungi

Crédit photo  OLJ : La famille Younan et les membres de la Chredo réunis en conférence de presse, hier à Paris.

À l’initiative de la Chredo (Coordination des chrétiens d’Orient en danger) dont le président Patrick Karam, conseiller général, a pu mobiliser jusqu’ici plus de 120 élus de l’Assemblée nationale et du Sénat, des victimes et des survivants des massacres commis tout récemment en Irak par l’État islamique (EI) ont témoigné hier dans une salle de la mairie du 16e arrondissement.

Devant des journalistes français et étrangers, une famille de 5 membres, venue de la région de Mossoul, a témoigné des atrocités commises par les hordes de l’EI dans la plaine de Ninive poussant à l’exode une centaine de milliers de chrétiens et de yazidis. Le chef de la famille, Nabil Younan, a ainsi raconté qu’entre autres barbaries, des terroristes de l’EI ont vendu aux enchères sur une place publique de Mossoul, il y a seulement trois jours, 700 femmes yazidies au prix moyen de 150 dollars par esclave. « Cela se passe au vu et au su de la communauté internationale », a-t-il dit, avant de lancer un appel poignant au monde entier pour qu’une intervention immédiate empêche de tels actes de se poursuivre.

« Ils dépouillent les chrétiens »

D’autres témoignages ont été entendus, notamment celui du R.P. Amir Geagea, supérieur dominicain à Bagdad, et celui du père dominicain Anis Hanna, joints par téléphone et interrogés en duplex par l’assistance. Ils ont confirmé les témoignages déjà publiés dans nos colonnes, évoquant entre autres les barrages établis par l’EI aux sorties de Mossoul afin que les islamistes puissent dépouiller les chrétiens. « Jusqu’aux bagues des femmes et aux bracelets et colliers des enfants », a-t-il précisé, dénonçant au passage l’abandon par les peshmergas kurdes de leurs positions dans des villages chrétiens de Ninive.

« C’était comme s’ils invitaient les tueurs de l’EI à occuper nos villages », a déclaré un des intervenants qui s’est interrogé sur l’utilité d’un envoi d’armes françaises aux Kurdes. À ce propos, un des intervenants du Chredo a rappelé que cet abandon des peshmergas est intervenu presque au lendemain de l’entretien téléphonique entre les présidents français François Hollande et kurde Massoud Barzani, le premier promettant des armes françaises au second, en même temps qu’une aide humanitaire aux déplacés yazidis.

C’est Patrick Karam qui a placé le débat sur le terrain de l’action politique, rendant hommage à la France qui a été la première puissance occidentale à réagir aux horreurs, parallèlement aux bombardements américains qui visaient surtout à protéger les personnels civil et militaire US à Erbil. Il a annoncé que plus de 120 parlementaires français et des dizaines de personnalités et d’organismes de la société civile sont actuellement mobilisés pour que la France soit aidée par d’autres pays européens et occidentaux pour intervenir en Irak.

L’aide militaire au Liban

Karam a particulièrement remercié le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius pour son action, et annoncé qu’une plainte pour génocide et crime contre l’humanité sera déposée par le Chredo qui a chargé l’avocate française spécialisée, Me Samia Maktouf, de constituer un dossier et de recueillir les pièces nécessaires pour déposer les plaintes non seulement contre l’EI, mais aussi contre ses bailleurs de fonds quels qu’ils soient.

Le conseiller régional parisien a estimé que les organisations et gouvernements du monde arabe et musulman devraient être à l’avant-garde de ce combat pour la défense de la dignité humaine, puisque l’islam modéré est lui aussi menacé par ce terrorisme qui menace l’Irak, la Syrie et le Liban.
Pour ce qui est du pays du Cèdre, M. Karam a estimé que les récents combats d’Ersal font partie de la guerre contre le terrorisme qui menace non seulement le Proche-Orient, mais aussi le monde entier. Il a invité la France à accélérer le processus de renforcement de l’armée libanaise, en application des accords franco-saoudiens, précisant que cette aide a été plus d’une fois évoquée par les dirigeants du Chredo lors de leurs entretiens avec des hauts responsables français, qui ont dénoncé à cette occasion des campagnes de presse rejetant sur la France la responsabilité des retards de la concrétisation de l’aide militaire au Liban. EM 24 août 2014


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Coordination « Chrétiens d’Orient en Danger » par Elias Masboungi

Chrétiens d’Orient en danger : le sénateur Cambon intervient auprès de M. Ban Ki-Moon. Dans le cadre d’une mission parlementaire récente, le sénateur, Christian Cambon, vice-président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées au Sénat, qui s’entretenait avec le secrétaire général des Nations-Unies, M. Ban Ki-Moon, lui a fait part, à la demande de la Coordination Chrétiens d’Orient en Danger, de sa vive inquiétude et de celle de ses collègues au sujet des violences, des attentats et des atteintes aux libertés que subissent les Chrétiens d’Orient.

Le Sénateur Christian Cambon a remis aussi au Secrétaire Général des Nations Unies un mémoire émanant de la coordination des chrétiens d’orient en danger, comme il s’était engagé auprès de son initiateur Patrick Karam, auditionné au Sénat le 16 octobre dernier.

Le Secrétaire Général des Nations Unies, quant à lui, a affirmé partager cette inquiétude, rappelant les principes de la Charte des NNations Unies relatifs aux Droits de l’Homme, qui incluent le droit de chacun à pratiquer la religion de son choix dans le respect de sa liberté et de sa conscience. » Le Secrétaire Général a souligné que ce problème très grave faisait l’objet de travaux attentifs du Conseil des Droits de l’Homme et que les Etats ont le devoir de faire respecter ce droit imprescriptible. La Coordination Chrétiens d’Orient en Danger tient à remercier vivement le sénateur Christian Cambon, ainsi que tous les élus qui l’ont accompagné dans cette démarche pour avoir porté la question des Chrétiens d’Orient au plus haut niveau des instances onusiennes.

Ce que demande la Coordination : La Coordination Chrétiens d’Orient en Danger demande à la France de relayer les initiatives des parlementaires. La Coordination demande aussi à la France d’agir afin d’obtenir la désignation d’un émissaire rattaché au Secrétaire général des Nations-Unies dont la mission est la protection des minorités, dont les Chrétiens en Orient ainsi que le vote d’une résolution des Nations Unies :

– qui réaffirme que les minorités en particulier chrétiennes sont chez elles en Orient et qu’elles ont vocation à demeurer sur leur terre et à vivre harmonieusement avec les autres religions.

– qui s’élève contre les enlèvements de religieux, les conversions forcées, les enlèvements de jeunes filles, converties et mariées de force, les destructions de lieux de culte et notamment
d’églises et d’écoles, les attaques contre les minorités religieuses et notamment les Chrétiens.

– Qui appelle toutes les parties à préserver l’existence et la sécurité des Chrétiens.

– Qui dénonce et condamne les législations discriminatoires qui s’appliquent aux minorités et en particulier aux Chrétiens.

–  Qui prévoit des sanctions.

* Soutenue par une centaine de responsables politiques de toutes tendances, la Coordination des Chrétiens d’Orient en Danger a été créée vendredi 27 septembre 2013 à l’initiative de Patrick Karam, ancien délégué interministériel. Face à l’urgence de la situation, c’est la première fois en France que des représentants des Eglises d’Orient, des organisations religieuses et laïques originaires de différents pays et représentant la diversité de l’orient chrétien se regroupent pour agir ensemble et faire entendre leurs inquiétudes quant au devenir des chrétiens d’orient. Un appel a été lancé en ce sens dans le Figaro du 26 septembre signé par les principaux responsables en France des Eglises d’Orient ainsi que par des organisations laïcs qui représentent plusieurs pays d’Orient. Une grande pétition a été lancée visant à alerter l’opinion européenne et ses responsables politiques sur les dangers qui menacent les Chrétiens d’Orient. Une Question au gouvernement a été posée à notre demande par Claude Goasguen au ministre des affaires étrangères le 1er octobre à l’AN. A l’initiative de Valérie Pécresse, 17 parlementaires de tous les bords politiques nous ont auditionnés à l’Assemblée Nationale le 8 octobre.  Le 10 octobre, Claude Goasguen tenait une conférence sur les Chrétiens d’Orient à l’initiative de la Coordination devant 250 personnes. Le Vœu présenté à notre demande, par JF Legaret, Claude Goasguen, Vincent Roger, a été repris par l’exécutif parisien et voté à l’unanimité au Conseil de Paris le 15 octobre pour défendre les Chrétiens d’Orient.  La Coordination a été auditionnée au Sénat le 16 octobre par 11 sénateurs à l’initiative conjointe de Bariza Khiari, vice-présidente du Sénat et Roger Karoutchi, sénateur. Une réunion de travail très productive s’est tenue avec la 1ère adjointe au maire de Paris, Anne Hidalgo, le 23 octobre 2013. Le bureau exécutif du CRIF a voté à l’unanimité son soutien à l’action de la Coordination.

Le Credo du « Chredo » : 

La coordination « Chrétiens en Danger » (Chredo),  a diffusé un mémoire sur la gravité de la situation de certaines communautés chrétiennes au Moyen-Orient demandant aux Nations-Unies et à la France de désigner auprès du secrétariat général Ban Ki-Moon un émissaire dont la mission serait de protéger les « minorités » chrétiennes dans le monde arabe.

Le document (ci-contre) appelle un certain nombre de commentaires dont le premier est le terme » minorité » souvent attribué à des précurseurs historiques des peuples et des nations de cette partie du monde.

Le second commentaire est que ceux que l’on insiste à appeler les Chrétiens d’Orient ne demandent à personne de préserver leur existence et leur sécurité du fait qu’ils sont chez eux et qu’ils s’y trouvaient bien avant l’islamisation des pays où ils sont établis.

La troisième observation à la lecture du « Credo du Chredo » est de ne pas seulement dénoncer et condamner  les législations discriminatoires qui s’appliquent aux citoyens chrétiens de certains pays arabes mais de demander à la communauté internationale et ses instances compétentes de prendre des mesures adéquates chaque fois que les droits des Arabes chrétiens sont lésés et menacés.

Depuis les massacres  et autres profanations de lieux de culte jusqu’aux exactions destinés à provoquer la peur et l »exode. L’Irak a connu et vit encore des atrocités qui ont réduit sa population chrétienne de 90 pour cent sans qu’aucune mission d’enquête européenne ou onusienne ne se rende sur place pour enquêter sur des actes barbares, désigner les coupables et engager des poursuites contre eux auprès de la justice internationale si active quand il s’agit d’autres régions du monde ou d’autres victimes.

La France se vantait hier encore d’accorder à dés Syriens chrétiens des visas de longue durée et un droit d’asile avec une générosité que nul ne conteste. Mais l’essentiel n’est pas d’accueillir  en France des citoyens syriens, irakiens, égyptiens ou des chrétiens de Palestine. Il s’agit au contraire d’aller chez eux pour que ces migrations forcées cessent.

La France jadis fille aînée de l’Eglise, l’Europe chrétienne et le monde dit occidental ont le devoir d’intervenir au lieu de condamner et de nous gratifier de solidarité et de compassion.

A cet égard la Russie revenue sans complexe à ses valeurs chrétiennes a donné au monde entier une leçon de courage en intervenant énergiquement en Syrie. Non point en faveur du régime de Damas mais pour que l’on ne voit à Damas, Alep ou Homs ce qu’on a laissé faire à Bagdad, Mossoul et Kirkouk. EM 9 novembre 2013


Chrétiens d’Orient : L’INSUPPORTABLE SILENCE DE L’OCCIDENT ET DE L’ISLAM DIT MODERE par Elias Masboungi

Après avoir reçu le 15 avril dernier une délégation de la Coordination « Chrétiens d’Orient en Danger » (CHREDO), le ministre français des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius,  déclarait notamment : « Concernant les chrétiens d’Irak,  la France est très attentive à la situation des Droits de l’Homme concernant cette communauté ». Le ministre a rappelé le soutien de la France à de nombreux projets en lien avec cette minorité.

Position louable certes mais qui n’a pas empêché « Daech » trois mois plus tard de commettre les atrocités que l’on sait à l’encontre des chaldéens et les syriaques de Moussoul.

Interrogé il y a quelques jours sur ces actes barbares, le porte-parole du Quai d’Orsay précisait que ces massacres ont également visé des Chiites et d’autres minorités de la ville…

Réponse diplomatiquement correcte pour un responsable de communication d’un pays laïc mais qui ne nous dit pas comment cette France « très attentive à la situation des Droits de l’Homme » en Irak et dans la région compte réagir fac e à des crimes commis par « les alliés de ses alliés ». C’est-à-dire les amis des mouvements islamistes qui se battent en Syrie et qui visiblement veulent englober ce pays et son voisin irakien dans un seul et même Etat maintenant connu sous le signe EISI avec un Calife autoproclamé  et des structures qui en disent long sur ses buts et son idéologie. Avec en préalable une conversion des Chrétiens à l’Islam sous peine de mort et, au mieux, une vie de « dhimmistes »…

Dimanche dernier, à l’appel du « Chredo », quelques centaines de personnes seulement ont manifesté sur le parvis de Notre Dame avant d’assister à une messe à l’intention des chrétiens d’Irak.

Dans le monde arabe ce n’était guère mieux il faut dire et quelques amis français n’ont pas manqué de nous le faire remarquer.

« Pourquoi n’y a-t-il pas un million de manifestants dans les rues de Beyrouth par exemple ? » s’est demandé un militant français des Droits de l’Homme.

Difficile de répondre à cette question sans expliquer la complexité de la situation au pays du Cèdre, explication qui du reste ne l’aurait pas convaincu.

Autre question d’amis français du Liban. Pourquoi les « modérés » de l’islam libanais qui prétendent être largement majoritaires dans leur communauté ne se mobilisent pas réellement contre la montée de l’extrémisme qu’ils condamnent  verbalement ?

Réponse encore plus difficile sinon l’affirmation qu’il existe à Beyrouth et dans tout le pays des hommes courageux qui tentent de créer un courant  prônant le dialogue des cultures, civilisations et religions qui apporterait sinon une réponse au problème des chrétiens d’Orient une réflexion porteuse d’espoirs pour les premiers chrétiens. Notamment ceux d’Irak dont une partie parle encore à la maison l’Araméen…Tout comme d’ailleurs les habitants de Maaloula  en Syrie.

Mais peut-on demander à des hordes fanatisées de réfléchir ?…Cela ne suffit évidemment pas.

Enfin, une remarque pertinente sur l’indifférence de l’Occident si hardi lorsqu’il s’agit de « punir » hier Assad et aujourd’hui Poutine.

Accorder des visas de longue durée à des familles chrétiennes d’Irak et de Syrie est exactement le contraire de ce qu’il faudrait faire. C’est là une invitation à l’exode. Est-ce trop demander que d’envoyer des missions française ou européenne d’enquête pour dénoncer et désigner les responsables de cette insoutenable  chasse aux chrétiens ?

Dans un ouvrage remarquable intitulé « Vie et Mort des Chrétiens d’Orient », édité déjà en 1994, un ancien ambassadeur de France écrivait sous le pseudonyme de Jean-Pierre Valognes et en guise de conclusion :

« Y aura-t-il encore  des chrétiens en Orient au troisième millénaire ?. Sans doute, mais ils auront cessé de compter. Sans le point d’appui qu’était le Liban où ils marchaient la tête haute, ils ne pourront que se modeler sur les valeurs dominantes et cesser, pour survivre, de s’assumer comme chrétiens. L’un des combats les plus longs de l’Histoire est bien près d’être perdu. » EM 29 juillet 2013

 

DOCUMENTAIRES – VIDEOS

La fin des chrétiens d’Orient ?

Documentaire de 87 min de Didier Martiny, 2015
Disponible du 09/01/2018 au 10/03/2018
Prochaine diffusion : mardi 9 janvier à 20h50

Source Arte : Au début du XXe siècle, un habitant du Moyen-Orient sur quatre était chrétien. Aujourd’hui, ils sont largement minoritaires (11 millions parmi 320 millions de musulmans). Chaque année, des milliers d’entre eux sont massacrés, souvent parce qu’on les assimile à un Occident qui, pourtant, ne les soutient guère. Peu à peu, ils disparaissent de la région qui a vu naître leur religion. Ils descendent en effet des premiers chrétiens qui fondèrent des communautés religieuses au cours du Ier siècle, quand l’Europe était païenne. Au VIIe siècle, ils ont accompagné l’avènement de l’islam. Cet ample et passionnant documentaire explore leur fragile condition dans cinq pays : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Turquie et l’Égypte. D’une région à l’autre, leur position minoritaire les conduit souvent à s’allier au pouvoir en place en échange d’une protection incertaine.

« Pris en étau »

Les chrétiens d’Orient « ont toujours été pris en étau entre l’Occident d’un côté et l’islam de l’autre », résume l’historien des religions Jean-François Colosimo. En Irak et en Syrie, ils fuient en masse les persécutions de l’État islamique, qui cherche aussi à effacer les traces de leur culture. Le père Najeeb Michael raconte comment, de façon rocambolesque, il a sauvé des milliers de manuscrits et tableaux, en les embarquant dans des cartons lors de son exode. Décimée en Turquie par le génocide de 1915 puis par l’émigration, plus importante en Égypte mais endeuillée par de récents attentats, la communauté chrétienne n’obtient pas la reconnaissance officielle qu’elle attend des autorités des deux pays. Il n’y a qu’au Liban qu’elle est majoritaire et joue un rôle politique, même si elle a perdu une part de ses prérogatives après l’accord de Taëf de 1989. Au fil des interviews d’historiens, de politologues ou de dignitaire religieux, des séquences émouvantes auprès des réfugiés ou des communautés religieuses, se dessine un monde éprouvé mais aussi baroque, chaleureux et multiple, réparti en six rites différents : syriaque, byzantin, arménien, chaldéen, copte et maronite. Le film permet de revisiter des pans d’histoire édifiants, du partage désastreux du Moyen-Orient entre l’Angleterre et la France, qui continue de peser sur la région, à l’échec du panarabisme en passant par la façon dont le clan al-Assad a instrumentalisé les religions. Il rappelle aussi que la présence des chrétiens ou d’autres minorités religieuses, comme les Yézidis, garantit un reste de pluralité culturelle dans une région que les juifs ont dû quitter. Enfin, le documentaire met en exergue l’esprit de résistance des chrétiens d’Orient et leurs efforts pour préserver leur culture.